vendredi 16 novembre 2018

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Édito
Alors que la France grogne contre la hausse des carburants, ils sont comme muets…
Questions à...

Exclusif

C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
Président de l’institut national de la recherche agronomique, Philippe Mauguin s’est confié à «creusot-infos».
Le champion Alain Bernard s'est confié dans une interview à creusot-infos. Pour parler du complexe aquatique du Creusot, mais pas seulement.
«Pour moi c'est important d'aller au contact des jeunes».
«Pour PARIS 2024 je n'ai pas peur, mais je suis inquiet».
«Je vais échanger avec la Ministre pour parler des projets».
C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
Denis Lamard s’explique dans une interview à creusot-infos.
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Portraits de femmes : Florence Amiel au nom de Raymond Rochette

08/03/2018 08:00Lu 2906 foisImprimer l’article
Elle est en retraite, mais ça c’est juste administratif. Car depuis que Florence Amiel a quitté le quartier de la Défense à Paris pour s’installer définitivement dans son Creusot natal, elle est hyper active. Comme on le dirait d’un enfant. Un psy vous dira qu’on reste toujours un enfant. Mais Florence Amiel est une enfant pas comme les autres.
Ce petit bout de femme, hyper active, se démène comme un diable au service de l’œuvre de son père, Raymond Rochette, le «peintre du Creusot» comme il a été consacré par les experts, pour avoir mis de la couleur sur l’intérieur des usines, sur les productions industrielles du Creusot.
Florence Amiel donc consacre son temps au patrimoine laissé et dispersé. Elle le fait avec enthousiasme. Comme quand mercredi 7 mars elle a guidé un groupe de jeunes étudiants. «Ils sont en prépa Saint-Cyr au Lycée Militaire d’Autun et ils ont voulu tout voir. La Tour à Saint-Sernin, l’appartement de mes parents et l’atelier de papa, mais aussi l’expo. Ce qui est incroyable, c’est qu’à chaque visite, même avec des jeunes qui n’ont pas travaillé à l’usine, j’en apprends», lâche Florence.
C’est pour cela qu’elle prend toujours plaisir à présenter les toiles laissées par son père. «Les anciens m’en disent plus sur les ateliers, me donnent des détails sur l’environnement, m’expliquent et me détaillent les pièces que papa a reproduites sur ses peintures. Franchement on ne peut être que motivé».
Elle est donc motivée avec un grand «m» et un grand «e». Comment l’explique-t-elle ? «Quand on est l’ainée, on a inconsciemment une responsabilité sur la transmission», tente-t-elle de justifier. Luc, son grand-frère est comme fasciné par l’enthousiasme de sa grande sœur.
«Je ne me pose pas de questions, je fonce. Aller dans une maison de retraite ou dans une école pour présenter des toiles de papa, c’est aussi enrichissant l’un que l’autre. Dans les maisons de retraite, c’est fascinant de voir comment cela ravive des souvenirs, sur des paysages, des monuments, comme quand j’avais montré le lavoir des Chavanes. Mais les personnes âgées adorent aussi les tableaux présentant le battage dans les fermes, dans les campagnes, car c’était toujours une fête. Les enfants ont eux des réactions étonnantes dans leur rapport avec la peinture, avec les univers de l’usine. Je pense qu’il est essentiel d’assurer la transmission entre les générations».
Si on demande à Florence Amiel trois choses qu’elle aimerait faire maintenant, immédiatement, elle lâche d’abord : «Premièrement j’aimerai prendre le temps de réfléchir, parce que je suis tout le temps en mouvement, parce que je trouve que je n’ai jamais assez de temps pour tout faire».
Et puis la fille du peintre ajoute : «Deuxièmement, j’aimerai tellement voir les tableaux de papa que je ne connais pas. On estime qu’il a réalisé entre 4000 et 5000 tableaux et j’en connais à peine plus de 1500. Il en reste donc beaucoup qui ont été donnés, vendus (*)…»
Et  la troisième chose ? «J’aimerai comprendre comment mon père pouvait faire des encres de chine en regardant son modèle. Il travaillait au fusain et c’était juste d’emblée. Un jour je lui ai posé la question. Il m’a répondu «quand tu joues du piano tu ne regardes pas les touches». C’était vrai, mais pour l’encre de Chine, je n’ai toujours pas compris. Cela reste une énigme, comme s’il avait eu une deuxième vision. Alors je me contente de regarder et d’apprécier !» Et Florence le fait à la folie.
Alain BOLLERY

(*) Si vous avez chez vous un ou plusieurs tableaux de Rochette, Florence Amiel serait ravie d’en avoir une ou plusieurs photos, pour enrichir le fond photographique. Ce serait super de lui adresser des photos par mail sur : famiel@axessio.com