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Édito
La Présidente a choisi le réseau social, dénoncé pourtant pour la violence de ses commentaires, pour présenter ses vœux. C’est bien plus que paradoxal.
Questions à...
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Portraits de femmes : Carine Minniti militante du commerce creusotin

08/03/2018 09:00Lu 4657 foisImprimer l’article
Son papa, Jean Franco, n’a pas attendu ses 20 ans pour lui donner le goût du travail. Car le travail, dans cette famille italienne respectable, est une valeur portée en étendard. Il n’empêche on peut assumer une carrière professionnelle salariée et tranquille et «faire parfaitement son boulot».
Oui mais voilà, alors qu’elle avait bien plus que cinq semaines de congés et RTT chez Michelin, Carine Minniti s’est lancée dans le commerce.
Non pas en rachetant une boutique. Mais en créant un commerce spécialisé dans les produits italiens. C’est la Boutique «Al Mercatino» rue Maréchal Foch au Creusot. La qualité des produits autant que la chaleur de l’accueil ont vite conquis un large public. Faisant de la boutique un exemple.
Pourtant, rien ne prédestinait la petite Franco à devenir un jour commerçante. «J’ai fait un DUT de Mesures Physiques à l’IUT du Creusot», indique-t-elle. Avant son premier boulot, son papa l’a invitée à faire la plonge et les glaces au Restaurant La Rotonde. Puis Carine a rejoint Autun, comme responsable qualité de la SAMOP une entreprise de mécanique de précision.
Un bail de 6 ans, avant un départ pour Kodak à Chalon, comme technicienne qualité avec un poste d’encadrement et le travail en 3x8.
Et puis Kodak a fermé. Pour un nouveau départ. Alors Carine Minniti a été enrôlée par Michelin à Blanzy, «j’étais agent de maîtrise avec la responsabilité d’un ilot de production». Alors que l’industrie cherche à promouvoir les femmes, Carine aurait pu poursuivre et embellir sa carrière jusqu’à la retraite. Oui mais voilà, elle avait envie d’autre chose. «En 2012 j’ai demandé à la direction de pouvoir réduire mon temps de travail. Pour pouvoir créer mon magasin. On a convenu que je continuais de travailler à 60% chez Michelin»… Et le reste du temps dans sa boutique.  Soit un travail sept jours sur sept pendant plus d’un an.
Un sacré défi. «Heureusement mon mari Tony m’a beaucoup aidé».
Depuis 2014, Carine a quitté Michelin. Elle est à 100% dans sa boutique. Qu’elle développe. Il y a d’abord eu Manon qui venait donner un coup de main le week-end. Il y a maintenant Morgane, depuis septembre 2016. «Elle est en CDI à 29 heures. J’espère que le comptable m’autorisera à la passer à 35 heures».
Qu’est-ce qui fait ainsi courir la dynamique commerçante engagée avec Foch Animation et à l’UCIA ? «C’est vrai qu’il faut être motivé. Mais c’est une passion. Et puis, je ne me voyais pas finir dans l’industrie. J’ai moins de vacances, plus de stress, mais c’est un vrai bonheur ce travail avec tous ces contacts et échanges avec les clients».
Ses filles sont là aussi pour l’aider avec son mari. «De toute façon, c’était obligatoirement une aventure à deux». Une belle aventure. «Mon premier souci c’est de me dégager du temps pour être avec ma famille, avoir des loisirs». Et elle le fait. Ses clients ne s’en rendent pas compte. Car Morgane assure quand Carine n’est pas là.
Alain BOLLERY