mardi 18 décembre 2018

Samedi 22 Décembre de 11h à 12h

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Édito
Le Président de la République ne peut pas se permettre un quatrième samedi aussi catastrophique pour l’image de la France. Il doit prendre les bonnes décisions et envoyer des signes aux Gilets Jaunes. Il n’a pas d’autre choix.
Questions à...
Le vice-président du Conseil Régional se confie sur le budget économie de la Bourgogne-Franche-Comté, «au service de toutes les entreprises».
A l'occasion de la session plénière du Conseil Régional consacrée au vote du budget, la question des transports, le premier budget de la Région, a constitué une grande par des discussions. Et l'imbroglio autour de la hausse des tarifs des abonnements TER a masqué d'autres aspect de cette compétence. Le premier vice-président revient pour Infos-Dijon sur les grandes lignes du budget transports 2019 de la Bourgogne-Franche-Comté.

Exclusif

C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
Président de l’institut national de la recherche agronomique, Philippe Mauguin s’est confié à «creusot-infos».
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Portraits de femmes : Agnès Michelin, la peinture chevillée au corps

08/03/2018 14:00Lu 3653 foisImprimer l’article
Des couteaux, de l'huile, du coeur et des tripes... Mais qu'on ne s'y trompe pas, Agnès Michelin ne travaille pas dans une charcuterie. Elle est artiste peintre et ce, de façon complètement naturelle. Car lorsqu'on demande à cette Creusotine qui s'est installée à Nolay en 2005 à quel moment elle a commencé la peinture, elle n'hésite pas : "Depuis toute petite, j'allais peindre les jeudis après-midi chez ma grand-mère qui était artiste. Puis j'ai fait les Beaux-Arts à Mâcon et un atelier d'art à Paris. Pour moi c'était une évidence." Un beau jour, Agnès Michelin a fait un concours d'art à Chalon. C'était son premier. Elle l'a gagné. Cet épisode a été un déclic, non pour elle, mais pour son entourage, pour les autres.
Mais il n'est pas toujours évident de vivre de son art. Agnès a ouvert une galerie permanente à Nolay en 2005. Auparavant, elle avait une galerie rue Foch près de l'église Saint-Charles, où elle n'exposait qu'une fois par an. Elle était plutôt destinée à recevoir des peintres. Mais une galerie ne suffit pas : elle travaille aussi avec un marchand d'art et est exportée en Suisse, en Belgique et surtout à Mexico."
Celle qui a fait le choix de vivre de sa peinture n'y va pas par trente-six chemins : "C'est dur de vivre de son art, encore plus quand on est une femme. Actuellement, il y a peu de femmes reconnues. Pouvez-vous me citer des peintres femmes? Il y en a beaucoup de talentueuses, mais peu de reconnues. C'est un peu pareil en littérature, peut-être à un degré moindre." Alors il faut peindre beaucoup. Agnès Michelin expose une fois par an, toujours dans la région du Creusot. Pour cela, elle peint plus d'une centaine de toiles par an.
Ses sujets sont variés, mais elle croque surtout les scènes de vie. "Aujourd'hui, lorsqu'on regarde une peinture plus ancienne, elle nous renseigne sur la vie des gens de cette époque. C'est pourquoi dans mes toiles il y a toujours un personnage, un objet pour marquer le temps."
Mais ce qu'Agnès veut par-dessus tout, c'est mettre de la vie dans ses toiles."Je peins uniquement au couteau. Comme je suis une impatiente, ça va vite, ça donne une peinture vivante. Je déteste ce qui est figé. La peinture, il faut que ça sorte des tripes, il faut qu'on éclabousse la toile avec son coeur ! L'art, c'est un moyen d'évasion : quand je peins, j'oublie tout le reste. Et je m'exprime davantage avec mes couteaux qu'avec mes paroles. Je ne pourrais pas vivre sans ."
Et cet art, elle le partage en donnant des cours aux adultes à Nolay et aux enfants au Breuil les mardis soirs et mercredis après-midis. Par plaisir : "J'aime la fraîcheur apportée par les enfants. C'est vraiment un bonheur partagé. Parfois, quand les parents arrivent pour les récupérer, les enfants se retournent pour ne pas les voir !"
Christophe Bouillet