mercredi 15 août 2018

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Édito
Ce n’est pas parce que son retentissement médiatique est énorme, qu’il convient de juger l’affaire Benalla à un niveau supérieur de ce qu’elle est et représente.
De quoi s’agit-il ? D’un garçon qui s’est cru plus fort que les autres, parce qu’il était dans le cercle rapproché de la sécurité du Président de la République.
Questions à...
Après une saison à découvrir l’élite du basket français, Bastien Pinault a une formidable envie de voir l’Elan Chalon réussir un bel exercice 2018-2019. Il a envie de tout casser et il veut consentir les efforts nécessaires pour doubler son temps de jeu.
Au soir d’une journée d’intégration où il a emmené ses joueurs sur une falaise avant de les faire marcher sur l’eau, juste avant la reprise officielle de l’entraînement, l’entraîneur de l’Elan Chalon a répondu à nos questions.
Dans une interview fleuve à creusot-infos, Anibal Castano balance ses vérités. Sur son sport le basket, sur la Fédération, sur l'arbitrage.
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Portraits de femmes : Agnès Michelin, la peinture chevillée au corps

08/03/2018 14:00Lu 2715 foisImprimer l’article
Des couteaux, de l'huile, du coeur et des tripes... Mais qu'on ne s'y trompe pas, Agnès Michelin ne travaille pas dans une charcuterie. Elle est artiste peintre et ce, de façon complètement naturelle. Car lorsqu'on demande à cette Creusotine qui s'est installée à Nolay en 2005 à quel moment elle a commencé la peinture, elle n'hésite pas : "Depuis toute petite, j'allais peindre les jeudis après-midi chez ma grand-mère qui était artiste. Puis j'ai fait les Beaux-Arts à Mâcon et un atelier d'art à Paris. Pour moi c'était une évidence." Un beau jour, Agnès Michelin a fait un concours d'art à Chalon. C'était son premier. Elle l'a gagné. Cet épisode a été un déclic, non pour elle, mais pour son entourage, pour les autres.
Mais il n'est pas toujours évident de vivre de son art. Agnès a ouvert une galerie permanente à Nolay en 2005. Auparavant, elle avait une galerie rue Foch près de l'église Saint-Charles, où elle n'exposait qu'une fois par an. Elle était plutôt destinée à recevoir des peintres. Mais une galerie ne suffit pas : elle travaille aussi avec un marchand d'art et est exportée en Suisse, en Belgique et surtout à Mexico."
Celle qui a fait le choix de vivre de sa peinture n'y va pas par trente-six chemins : "C'est dur de vivre de son art, encore plus quand on est une femme. Actuellement, il y a peu de femmes reconnues. Pouvez-vous me citer des peintres femmes? Il y en a beaucoup de talentueuses, mais peu de reconnues. C'est un peu pareil en littérature, peut-être à un degré moindre." Alors il faut peindre beaucoup. Agnès Michelin expose une fois par an, toujours dans la région du Creusot. Pour cela, elle peint plus d'une centaine de toiles par an.
Ses sujets sont variés, mais elle croque surtout les scènes de vie. "Aujourd'hui, lorsqu'on regarde une peinture plus ancienne, elle nous renseigne sur la vie des gens de cette époque. C'est pourquoi dans mes toiles il y a toujours un personnage, un objet pour marquer le temps."
Mais ce qu'Agnès veut par-dessus tout, c'est mettre de la vie dans ses toiles."Je peins uniquement au couteau. Comme je suis une impatiente, ça va vite, ça donne une peinture vivante. Je déteste ce qui est figé. La peinture, il faut que ça sorte des tripes, il faut qu'on éclabousse la toile avec son coeur ! L'art, c'est un moyen d'évasion : quand je peins, j'oublie tout le reste. Et je m'exprime davantage avec mes couteaux qu'avec mes paroles. Je ne pourrais pas vivre sans ."
Et cet art, elle le partage en donnant des cours aux adultes à Nolay et aux enfants au Breuil les mardis soirs et mercredis après-midis. Par plaisir : "J'aime la fraîcheur apportée par les enfants. C'est vraiment un bonheur partagé. Parfois, quand les parents arrivent pour les récupérer, les enfants se retournent pour ne pas les voir !"
Christophe Bouillet