samedi 16 février 2019
Jusqu’au 23 Février 2019
Bénéficiez de 15€ sur les meubles de salle de bains (en bricochèques crédités sur votre carte sourire) par tranche de 100€ d’achats
30% sur les carrelages et faïences (en bricochèques crédités sur votre carte sourire)
20% sur les plaques de plâtre hydrofuge BA13 (en bricochèques crédités sur votre carte sourire)
30% sur la location de matériel
Et toujours du sable en vrac vendu au godet et un responsable « Projets clients » à votre service
Édito
La Présidente a choisi le réseau social, dénoncé pourtant pour la violence de ses commentaires, pour présenter ses vœux. C’est bien plus que paradoxal.
Questions à...
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.

Marie-Guite Dufay : «Travaillons ensemble et faites confiance aux territoires»
Jean-Patrick Courtois : «Il y en marre des normes»
Michel Suchaut : «Le principal problème de la France c’est le recrutement»
Patrick Merliaud : «Commandez les EPR dont la France a besoin»

Exclusif

André Accary : «Faites confiance aux territoires»
Jérôme Durain : «Quelles mesures concrètes pour aider les Maires à boucler leurs budgets ?»
David Marti : «Soutenez nous pour le maintien des services publics»
Rémy Rebeyrotte : «La santé, la mobilité, le numérique sont des sujets majeurs»
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Portraits de femmes : Agnès Michelin, la peinture chevillée au corps

08/03/2018 14:00Lu 3900 foisImprimer l’article
Des couteaux, de l'huile, du coeur et des tripes... Mais qu'on ne s'y trompe pas, Agnès Michelin ne travaille pas dans une charcuterie. Elle est artiste peintre et ce, de façon complètement naturelle. Car lorsqu'on demande à cette Creusotine qui s'est installée à Nolay en 2005 à quel moment elle a commencé la peinture, elle n'hésite pas : "Depuis toute petite, j'allais peindre les jeudis après-midi chez ma grand-mère qui était artiste. Puis j'ai fait les Beaux-Arts à Mâcon et un atelier d'art à Paris. Pour moi c'était une évidence." Un beau jour, Agnès Michelin a fait un concours d'art à Chalon. C'était son premier. Elle l'a gagné. Cet épisode a été un déclic, non pour elle, mais pour son entourage, pour les autres.
Mais il n'est pas toujours évident de vivre de son art. Agnès a ouvert une galerie permanente à Nolay en 2005. Auparavant, elle avait une galerie rue Foch près de l'église Saint-Charles, où elle n'exposait qu'une fois par an. Elle était plutôt destinée à recevoir des peintres. Mais une galerie ne suffit pas : elle travaille aussi avec un marchand d'art et est exportée en Suisse, en Belgique et surtout à Mexico."
Celle qui a fait le choix de vivre de sa peinture n'y va pas par trente-six chemins : "C'est dur de vivre de son art, encore plus quand on est une femme. Actuellement, il y a peu de femmes reconnues. Pouvez-vous me citer des peintres femmes? Il y en a beaucoup de talentueuses, mais peu de reconnues. C'est un peu pareil en littérature, peut-être à un degré moindre." Alors il faut peindre beaucoup. Agnès Michelin expose une fois par an, toujours dans la région du Creusot. Pour cela, elle peint plus d'une centaine de toiles par an.
Ses sujets sont variés, mais elle croque surtout les scènes de vie. "Aujourd'hui, lorsqu'on regarde une peinture plus ancienne, elle nous renseigne sur la vie des gens de cette époque. C'est pourquoi dans mes toiles il y a toujours un personnage, un objet pour marquer le temps."
Mais ce qu'Agnès veut par-dessus tout, c'est mettre de la vie dans ses toiles."Je peins uniquement au couteau. Comme je suis une impatiente, ça va vite, ça donne une peinture vivante. Je déteste ce qui est figé. La peinture, il faut que ça sorte des tripes, il faut qu'on éclabousse la toile avec son coeur ! L'art, c'est un moyen d'évasion : quand je peins, j'oublie tout le reste. Et je m'exprime davantage avec mes couteaux qu'avec mes paroles. Je ne pourrais pas vivre sans ."
Et cet art, elle le partage en donnant des cours aux adultes à Nolay et aux enfants au Breuil les mardis soirs et mercredis après-midis. Par plaisir : "J'aime la fraîcheur apportée par les enfants. C'est vraiment un bonheur partagé. Parfois, quand les parents arrivent pour les récupérer, les enfants se retournent pour ne pas les voir !"
Christophe Bouillet