mercredi 18 septembre 2019

Opération Foire du Creusot :

Bénéficiez de 20% de remise sur tous vos travaux*

Pour toute commande passée entre le Samedi 14 et le Dimanche 22 Septembre

Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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Le Creusot – Montceau : Pierre-Etienne Graffard seul contre tous sur la RCEA

27/09/2018 20:31Lu 2979 foisImprimer l’article
L’élu EELV du Creusot n’a pas voulu voter pour la participation de la Communauté Urbaine au financement de la fin de la mise à 2x2 voies de la RCEA.
Hervé Mazurek, Philippe Baumel, Jean-Claude Lagrange, Charles Landre et David Marti lui ont répondu plus ou moins directement. «On ne peut plus attendre. Il faut agir» a lancé le Président de la collectivité.
En 2014 il avait voté – un peu par accident a-t-il expliqué -… Ce jeudi 27 septembre au conseil de la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau, Pierre-Etienne Graffard n’a pas voté pour le financement, à hauteur de 10 millions d’euros, de l’achèvement de la mise à deux fois deux voies de la RCEA. Il a été le seul à ne pas voter pour. Même son collège vert, le Maire de Génelard a voté pour, sans doute un peu parce qu’il appartient à l’exécutif et au nom d’une obligatoire solidarité.
On s’en doute l’intervention de Pierre-Etienne Graffard, qui a développé les arguments qu’il a pu trouver, a suscité un certain nombre de réactions.


Pierre-Etienne Graffard

(Déclaration communiquée)
Cette explication  de vote sur la RCEA, j’aurais pu la faire de la même manière en 2014. Sans aucun doute, le manque d’expérience dans la conduite d’une assemblée comme la notre, m’a fait voter un rapport présenté en dernière place d’un long conseil.
Comme on pouvait s’en douter, l’Etat nous sollicite une fois encore sur cette deuxième tranche concernant le tracé communautaire à hauteur de 10 millions d’euros.
Ce n’est pas par posture que je ne participe pas à cette unanimité départementale, régionale et sans doute communautaire.
Deux évidences en préalable de mon explication de vote. Mais parfois les évidences méritent d’être énoncées.
En premier, nous sommes sur UN dossier DE L’ETAT pour lequel l’Etat s’était engagé comme il convient sur les grands projets d’équipement du territoire.
Deuxièmement, je suis soucieux, comme toutes les personnes qui prendront part au vote, de la sécurité sur la RCEA comme sur l’ensemble du réseau routier, que ce soit à la descente des Baudots, à Marmagne et partout ailleurs.
Je suis, de la même façon, choqué par les décès dus à la pollution de l’air et à tous les effets induits par le changement climatique et imputable, en grande partie, à nos modes de transport.
Cela étant dit clairement, je souhaite argumenter mon propos sur trois points particuliers.
-          L’effort financier consenti de la CUCM pour la RCEA
-          La sécurité
-          L’alternative ferroviaire 
 
Le premier point porte sur l’effort déjà consenti.
Indépendamment des 5 M€ ramenés à 4,6M€, les travaux de la RCEA induisent nombre de dépenses pour la collectivité traversée, comme par exemple les modifications de réseaux, les travaux de voirie nécessaires aux itinéraires de contournement, toujours pour exemple.?Ce qui a été fait dans le cadre de la première tranche le sera également lors de la deuxième tranche. L’Etat doit tenir compte de cet effort financier de la collectivité à l’heure où tout le monde s’accorde à dire que les dotations baissent. Il en est de même pour la région et pour le département.
Nous avons déjà fait un effort important et on nous demande de doubler cet effort sans tenir compte des dépenses nécessaires à la charge directe des collectivités traversées.
 
Deuxième point : La sécurité de cet axe routier au trafic en perpétuel accroissement.
Si le passage à 2 x 2 voies sécurise d’une façon évidente la sécurité, l’effet « rebond », bien connu par ceux qui s’intéressent à l’avenir de notre maison « monde », induit d’autres difficultés impactant la sécurité : augmentation du trafic et de la vitesse des poids lourds, baisse de la vigilance comme on peut déjà le constater sur les tracés déjà en 2 x 2 voies.
Certes, la sécurité doit faire partie intégrante des obligations inhérentes à l’Etat dans le domaine des infrastructures.
Toutefois, la sécurité ne peut justifier à elle seule notre acceptation à cette demande de 10M€.
 
Enfin, l’alternative ferroviaire
Quand on se remémore le débat public récent sur la VFCEA, on peut se questionner sur la rapidité de la décision et cette apparente facilité à dégager des différents budgets déjà contraints 126M€ avec une part de négociation tout aussi rapide.
Que serait-il advenu du dossier récent de la VFCEA avec un tel niveau d’engagement collectif des territoires concernés ?
Quel poids auraient eu ces millions, issus d’une volonté commune du territoire, sur l’enjeu attractif, économique, de la gare multi-modale Coriolis, pour l’étude mais aussi pour la réalisation ?
Demander aux collectivités d’abandonner les investissements nécessaires à cette mutation des transports, tout cela pour pallier au manque de l’Etat, cela ne mérite-t-il pas plus de temps de réflexion ?
Car, enfin, au moment où, à travers nos choix politiques, nous devons redéfinir nos modes de transports afin de répondre à la transition énergétique indispensable pour garantir à nos enfants ce qui pour nous, était l’évidence, à savoir la facilité de déplacement, le problème est-il bien posé ?
Pour toutes ces interrogations et pour d’autres que le temps m’empêche d’exposer ce soir, Monsieur le Président, je m’abstiendrai sur cette délibération qui impactera fortement les finances communautaires pour les investissements indispensables de notre territoire»

Hervé Mazurek

«L’effort financier est conséquent, assumé, mais calculé. C’est un plus pour l’ensemble du territoire. Je suis ravi que les travaux avancent. Je suis ravi de voir la transformation de notre territoire. On a tous été touchés par des accidents. Les travaux pour la traversée de Blanzy on les attend. On a retrouvé l’esprit communautaire, au service des différentes villes, pour arriver à proposer des solutions qui ont été entendues.  Ca sera un plus pour la sécurité routière, la sécurité des personnes qui traversent notre territoire.

Philippe Baumel

Il faut aller à l’essentiel sur un dossier comme celui-là. On se souvient des négociations et même des manifestations. Le débat c’était de savoir autoroute privée ou 2x2 voies gratuite. Le citoyen ne paiera pas deux fois. Je ne peux pas être d’accord sur l’idée de réfléchir encore. On a besoin que cette route soit achevée dans les meilleurs délais. 10 millions d’euros c’est sans doute trop. Mais à un moment donné, la politique c’est choisir la moins mauvaise des solutions. Il fallait ces 10 millions pour servir de levier».

Jean-Claude Lagrange

«Nous sommes quelques uns à défendre ce territoire. Mais c’est un enjeu pour tout le département et même au-delà. Je suis assez heureux de voir que certains disent maintenant que c’est grâce à eux que ça va aboutir, alors qu’ils disaient que l’on ne le verrait jamais. La sécurité, c’est un combat qu’il fallait mener collectivement.

Charles Landre

«On a tous conscience que la question de la sécurité est essentielle. Il faut s’engager pour que cette route soit réalisée le plus vite possible, avec l’engagement de la Région, du département, de la communauté. On doit faire pression sur l’Etat. Au-delà du plan de financement, je souhaite que le calendrier soit tenu. On en a besoin. Cette délibération montre la difficulté que nous avons à faire en sorte que l’Etat et les collectivités réussissent des relations nouvelles. Au nom de la sécurité, du développement territorial, on ne peut que voter cette délibération.

David Marti

«On ne peut plus attendre. Il faut agir. Mais le parallèle RCEA / VFCEA est plutôt intéressant, car on peut pas faire le reproche à la Communauté Urbaine d’avoir été volontariste. C’est une réponse aussi pour alléger les routes et limiter le nombre de poids-lourds. Je rappelle que l’on avait proposé de financer l’interconnexion. On avait emmené avec nous le Grand Chalon, le département, pour proposer le financement de l’étude de la gare multimodale. Oui on continuera sur la VFCEA. Nous sommes en cohérence et pas en contradiction».
Alain BOLLERY