jeudi 19 septembre 2019

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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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LE CREUSOT : 14 mois de travaux débutent aux urgences de l'hôtel-dieu

25/10/2018 22:04Lu 6564 foisImprimer l’article
Un projet de restructuration complète est engagé par le groupe SOS Santé. Un investissement de plus d'un million d'euros qui note une vision à long terme pour les urgences du Creusot.
C'est un gros projet, qui s'inscrit dans une stratégie globale du groupe SOS Santé, propriétaire de l'hôtel-dieu du Creusot, dont le directeur général, Mickaël Munier, est venu dévoiler les tenants et aboutissants, ce jeudi 25 octobre au Creusot. La restructuration complète des urgences vient de commencer et elle va quelque peu perturber le service durant les 14 mois de travaux prévus, mais le résultat escompté est une triple promesse : celle d'un meilleur accueil et d'une meilleure prise en charge des patients, celle d'un service plus attractif pour «les talents de la médecine», et enfin celle d'une pérennité quasi assurée des urgences au Creusot.

Plus d'un million d'euros d'investissement


SOS Santé pose plus d'un million d'euros sur la table pour moderniser les urgences de l'hôtel-dieu, et même plus. Plus ? Oui, «on anticipe les besoins futurs» assure Mickaël Munier. Ce n'est pas dit, mais on sent que le groupe veut permettre à l'hôpital du Creusot d'être en capacité d'accueillir les patients supplémentaires, dans les prochaines années, si des services d'urgences devaient fermer dans d'autres villes. Mais qu'on se le tienne pour dit : ce ne sera pas au Creusot.

«Sur ce type de projets, l'hôpital du Creusot est un fleuron du groupe» explique le directeur général de SOS Santé. Nous avions deux options : rénover l'existant, à savoir refaire à neuf et repeindre sans changer l'organisation, ou tout réaménager pour anticiper les besoins futurs. C'est cette deuxième option qu'on a choisie, alors que nous aurions pu dépenser cinq fois moins en choisissant la première. Nous avons travaillé sur la notion de pôles d'urgences, organisés de telle sorte que les personnes n'ayant pas besoin d'une hospitalisation de plus de 24 heures n'aient plus à sortir du service».

Aucune fermeture du service durant les travaux


Finis les interminables trajets roulants dans les couloirs de l'hôpital. Finis aussi les lits en attente au milieu du service des urgences. Des box vont être créés et au total, une dizaine de lits supplémentaires vont être disponibles. Philippe Bucheret, directeur de l'hôpital, résume : «On a 1200 m2 dans lesquels on casse tout pour reformater». Une décision importante, puisque cela implique 14 mois de travaux durant lesquels les urgences ne fermeront pas et l'accueil sera assuré 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Pour cela, il va falloir casser et reconstruire pôle par pôle, au fur et à mesure, et procéder à une sorte de jeu de chaises musicales pour ne pas paralyser le service. Les urgences sont découpées en 5 zones (voir le plan ci-dessous). Les travaux commencent en zone 1. Puis lorsque celle-ci est terminée, on transfère la zone 2 en zone 1 le temps de la refaire. Et ainsi de suite jusqu'à la zone 5. La plus problématique sera la zone 4.1, à savoir l'actuelle zone d'accueil. Mais ce seront aussi les travaux les plus courts.

Une zone spéciale pour les enfants


«Nous tenons à nous excuser auprès du public pour les perturbations  que va mécaniquement engendrer ce projet» poursuit Philippe Bucheret. «Mais à terme, c'est pour un joli service que nous devons le faire. L'objectif est de donner plus d'espace à la zone d'accueil et d'accentuer la sécurisation des lieux. Il y aura un espace dédié à l'orientation des patients selon deux parcours, l'un pour les patients lourds et l'autres pour les patients plus légers. Nous allons aussi créer un espace spécifique pour les enfants, avec une zone d'accueil et une zone de consultation», afin que ce passage aux urgences soit moins anxiogène pour les plus jeunes, qui n'auront plus les autres patients sous les yeux.

Des box d'attente et d'orientation seront aussi créés. «Il n'y aura plus de lits dans les couloirs, ce seront des conditions qui respecteront plus l'intimité des patients» poursuit le directeur. Au total, l'unité de prise en charge des patients augmente d'une dizaine de lits. «C'est plus que les besoins» précise Mickaël Munier. «On a visé large, afin d'anticiper l'avenir, car c'est une démarche qui permet de se projeter à long terme». Et outre l'assurance d'un meilleur service aux urgences dès le début de l'année 2020, c'est bien là la grande nouvelle de cet investissement conséquent : ceux qui en doutaient peuvent être rassurés, car les urgences du Creusot ne fermeront pas de si tôt».
Nicolas Richoffer
Photos N.R.