mardi 17 juillet 2018

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Édito
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Questions à...
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30 associations écologistes ont fait du lobbying auprès de lui, mais Rémy Rebeyrotte n’a pas cédé aux pressions vertes sur la question du glyphosate et il s’en explique avec force d’arguments.
Le Député n’hésite pas à prendre le désherbant pour nettoyer les arguments de la nouvelle gauche sur les dotations de fonctionnement. Il parle aussi des accords possibles pour les municipales de 2020 avec un peu d’engrais pour le Grand Autunois Morvan…
Sans oublier les poules, les abattoirs, le bois et les rodéos…
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TRIBUNAL : De la route de Marmagne à Varennes le Grand, en passant par Ecuisses, avec de l'alcool et pas de permis...

05/06/2018 17:56Lu 3607 foisImprimer l’article
« Monsieur, c’est zéro prise de conscience...» «...Et puis les aides sociales, ce sont nos impôts, et nos impôts n’ont pas à servir à acheter de l’alcool...»
De loin on remarque sa mise sobre, simple et propre. Pendant l’audience de comparution immédiate de ce lundi 4 juin, on sera frappé par la simplicité et la sobriété de ses propos également, mais ce n’est pas Epicure qui comparaît, non, c’est Amar X, 61 ans, qui conduit tranquillou pilou depuis plus de 10 ans alors que son permis fut annulé judiciairement : son comportement, lui, n’est ni sobre, ni simple.
Il est né au Creusot, vit route de Marmagne, et se fait serrer à Ecuisses, le 31 mai dernier.

En gros il roulait avec une alcoolémie au minimum d’1.6 gramme, et il a percuté l’avant d’un camion qui sortait d’un chemin de terre. Il ne s’est pas arrêté, et le camion l’a suivi jusqu’à ce qu’il stoppe son véhicule, qui n’est pas le sien, il l’a emprunté « à un copain » sans le lui dire, il est cool, Amar. C’est ainsi que les gendarmes ont mis la main sur le conducteur alcoolisé, puis ont découvert qu’il roulait sans permis, délit de fuite en sus.

«Vous avez conduit d’autres fois ? - Oui, oui»

Amar X a été placé en détention provisoire le 1er juin. La prison, il connaît. 7 fois condamné, il fut trafiquant de stups il y a plus de 20 ans, son premier jugement pour conduite sous l’empire de l’alcool en 2005 est suivi d’une récidive en 2006, et son permis est annulé. En 12 ans il avait le temps de le repasser, mais non. Encore une condamnation pour stups en 2006 également, et en 2016, l’alcool et la conduite sans permis. Voilà le contexte, il est important pour comprendre combien Amar a pu agacer la présidente Foucault qui l’interroge.
« Comment se fait-il qu’alors que votre permis était annulé, on vous trouve au volant ?
- Parce que j’en avais besoin et c’est tout.
- Vous avez conduit d’autres fois ?
- Oui, oui.
- Vous avez déjà fait de la prison pour ça, vous savez que vous êtes dangereux ?
- Oui, oui.
- Qu’est-ce qui peut vous arrêter ?
- J’croyais que c’était pas grave, je roulais, c’est tout.
- Est-ce que vous avez un problème avec l’alcool ?
- Non. »

« Tous les récidivistes de délits routiers finiront dans le box »

Amar conduit quand il en a besoin, mais pour se rendre aux convocations du conseiller pénitentiaire et d’insertion, il ne conduit pas, donc il n’y va pas. Lors de son défèrement, le procureur a mis à exécution son dernier sursis mis à l’épreuve de 6 mois. Amar est donc déjà en train de purger une peine, et cela explique, d’après maitre Marceau, qu’il soit si peu loquace, « à quoi bon ? ». L’avocat plaide en faveur d’une mesure de contrainte pénale : son client vieillissant cumule les difficultés sociales et une conduite alcoolique, il a besoin d’être encadré.

Le souci, c’est que le parquet semble lui aussi penser « à quoi bon ? ». « Monsieur, c’est zéro prise de conscience, dit le substitut du procureur, Dominique Fenogli. Zéro, zéro, zéro. Il ne déferre pas aux convocations, il se moque. Et puis les aides sociales, ce sont nos impôts, et nos impôts n’ont pas à servir à acheter de l’alcool. » Le parquet a aussi un message à faire passer : « Tous les récidivistes de délits routiers finiront dans le box, il faut que ce doit dit, il faut que ce soit écrit. » C’est écrit. S’il y a des gens pour l’entendre…

18 mois ferme

Amar X si sobre et si intempérant ne se fabrique pas de jours tranquilles. Le tribunal le condamne à 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis mis à l’épreuve de 2 ans. Il devra faire des démarches pour trouver un emploi, et se soigner chez un addictologue. Il est maintenu en détention, pour 18 mois en tout. « Il va falloir se poser les bonnes questions, monsieur », essaie encore la présidente. Amar X ne répond rien, mais aussi bien il aurait pu lui dire : « oui, oui ».
FSA