mercredi 18 septembre 2019

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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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LE CREUSOT : Une jeune fille de 14 ans blessée par balle à la cité du Tennis

23/02/2019 08:54Lu 63267 foisImprimer l’article
Exclusif :
«Ma fille n'a pas reçu une balle perdue elle a été clairement visée». «Des adultes ont refusé d'apporter de l'aide à ma fille». «Un prénom circule»
ACTUALISE Samedi à 8h54 : Des téléphones expertisés
Les auditions se sont poursuivies tout au long de la journée de vendredi à la cité du Tennis au Creusot et dans son environnement, après les coups de feu de mardi qui ont blessé une adolescente. Les enquêteurs de la Police Judiciaire de Dijon s’évertuent à établir le fil des faits tout au long de le journée et surtout, évidemment, dans les instants qui ont précédé et ont suivi les coups de feu.
«Les témoins les plus directs ont été entendus», a indiqué le Parquet de Chalon. Il a également précisé que des téléphones sont en cours d’expertise pour retracer les appels, mais aussi établir de qui venaient des appels reçus, vers qui allaient des appels passés. Un travail minutieux qui devrait prendre plusieurs jours.
Vendredi, les personnes qui ont utilisé des armes n’avaient toujours pas été formellement identifiées. Les enquêteurs n’ont toujours pas de nom sur l’auteur du coup de feu qui a blessé l’adolescente.
Vendredi, ainsi que cela avait été annoncé, les personnes qui le souhaitaient ont pu bénéficier d’une écoute avec une cellule d’aide psychologique mise en place au Foyer de la Mouillongue. creusot-infos n'a pas souhaité tomber dans le voyeurisme et a respecté l’anonymat, la dignité autant que la tranquillité des personnes qui sont venues parler pour dire, cela va de soi, le mal que chacune ressent.
Alain BOLLERY

Notre article du 22 février (0h20)
Depuis mardi en fin de journée, les enquêteurs de la Police Judiciaire de Dijon effectuent un travail très minutieux d’enquête dans l’affaire des coups de feu tirés mardi après-midi à la cité du Tennis. Des coups de feu, sur fond de trafic de stupéfiants et qui ont vu une jeune fille de 14 ans blessée à une jambe (lire ci-dessous).
Ainsi que nous l’avons révélé mercredi en fin de journée, cette jeune fille n’a pas été victime d’une balle perdue, mais a été visée par un des protagonistes de cette affaire, pour s’être trouvée au mauvais endroit, au mauvais moment, ainsi que sa maman l'a expliqué.
L’adolescente, qui a été opérée mercredi matin, est sortie jeudi de l’Hôpital de Chalon-sur-Saône. Elle a immédiatement été prise en charge par sa famille, mais selon les informations portées à notre connaissance, elle n’est pas retournée dans l’appartement familial à la cité du Tennis.
Les enquêteurs de la Police Judiciaire de Dijon effectuent quant à eux un travail pour recueillir et recouper des informations, pour mettre des noms sur les personnes qui étaient cagoulées et qui étaient au minimum deux. Jeudi en fin de journée, le parquet de Chalon-sur-Saône, interrogé par nos soins, a indiqué que les Policiers de la PJ avaient déjà recueilli 28 témoignages. Un travail de longue haleine qui va se poursuivre inlassablement, alors que le quartier est sous le contrôle de la Police et des CRS venus en renfort.
A.B.

Notre article de jeudi (0h53) :
La maman de la jeune fille qui, mardi après-midi, a été blessée à une jambe, par balle, à la cité du Tennis au Creusot, a tenu à spontanément témoigner auprès de creusot-infos :
«Ma fille n'a pas été blessée par une balle perdue. Non, elle a été très clairement visée, parce qu'elle a vu ce qui se passait et elle a vu l'homme qui était armé et qui tirait et visait un autre individu», déclare à creusot-infos la mère de l'adolescente. Elle ajoute : «Il a tiré sur ma fille quand elle a tenté de s'enfuir, après s'être retrouvée face à lui. Ce qui s'est passé est extrêmement grave. Ce n'est pas une blessure par balle perdue, mais bien une tentative d'homicide», lance la mère de famille.
La maman a du mal à cacher sa colère et dénonce : «Quand elle a reçu la balle, ma fille a demandé de l'aide. Il y avait des adultes sur la passerelle de l'OPAC. Elle leur a dit que j'habitais dans l'immeuble et qu'il fallait me prévenir. Elle leur a lancé «Aidez moi, appelez ma maman». Mais ma fille m'a dit que les trois personnes sont rentrées dans les locaux de l'OPAC, sans venir vers elle. Aucune personne n'est venue lui porter secours. C'est grave, car la blessure aurait pu avoir de graves conséquences si elle ma fille avait fait une hémorragie».
Aujourd'hui, la maman, son époux et le reste de la famille aspirent à retrouver du calme. «Ce que l'on veut c'est que ma fille guérisse et que la tension baisse. Car dans notre communauté - NDLR la communauté turque - les gens sont très en colère. Avec mon mari on essaye de calmer tout le monde. Maintenant on espère que l'enquête va vite progresser. Il y a un prénom qui circule sur l'homme qui était cagoulé et qui a blessé ma fille. On espère vraiment qu'ils vont l'arrêter».
La mère de famille évoque encore sa volonté de quitter le quartier du Tennis. «Depuis le mois de juillet on demande un autre logement ailleurs. Car au mois de juillet il y a déjà eu des problèmes. On est partis en vacances plus tôt. Aujourd'hui les problèmes continuent et on demande à l'OPAC d'aller habiter ailleurs en ville».
A.B.

Notre article de mercredi 16h50 :
Le quartier du Tennis s'est réveillé, mercredi matin, avec un fort sentiment de mal être et de malaise. Les faits particulièrement graves qui se sont produits mardi après-midi, avec des coups de feu et la blessure d'une jeune fille de 14 ans (lire notre précédent article ci-dessous) ont provoqué une vague d'émotions et d'indignations.
Dans le quartier, tout le monde espère que la jeune fille n'aura pas de séquelles trop importantes après avoir été blessée à une jambe par une balle, non pas perdu, mais tirée volontairement (lire ci-dessous). Les nouvelles sont plutôt rassurantes : «J'ai eu la maman au téléphone. Sa fille a été opérée mercredi matin à l'Hôpital de Chalon sur Saône. L'opération s'est bien passée. Son tibia était touché par la balle qu'elle a reçue. C'était une blessure sérieuse qu'il fallait opérer», indique le Maire David Marti qui se tient au courant heure par heure.
Ainsi que creusot-infos l'a annoncé, la Police Judiciaire de Dijon (voir nos photos en fin d'article) a été saisie. Des renforts policiers de Chalon-sur-Saône avaient également été mobilisés mardi après-midi. Des renforts policiers qui vont aussi se traduire par une mobilisation de CRS qui devrait prendre place dans le quartier et dans ses abords dès cette fin de journée de mercredi.
Il s'agit en effet de sécuriser les lieux et de rassurer une population meurtrie par le déchainement de violences. De son côté, le syndicat de Unité SGP Police tape du poing sur la table et demande des renforts. L'enquête quant à elle est prévue pour durer. Il s'agit pour les enquêteurs de remonter le fil des événements et de tenter de mettre des noms et des visages sur les différents protagonistes. Dans le cadre d'une affaire qui a aussi suscite une grosse émotion à l'agence de l'OPAC qui a vu une balle finir dans une volet (voir nos photos)
Alain BOLLERY


Le communiqué d'Unité SGP Police (20 février) :
«Le manque cruel d’effectifs dans le département de SAONE ET LOIRE devient intolérable » déclare P.BIASUZ , secrétaire départemental.
UNITE SGP POLICE dénonce à nouveau le grave problème d’effectifs au CREUSOT suite au récent événement survenu mardi 19 février dans le quartier du Tennis. Nous ne pouvons donc que réitérer notre demande en personnels et en moyens afin de pouvoir lutter contre une délinquance  de plus en plus violente.
Malheureusement nos demandes de renfort de policiers dans le département de SAONE ET LOIRE sont restées sans voix depuis de trop nombreuses années, réduisant les effectifs des quatre commissariats à leur « minima » et rendant le travail de nos collègues périlleux et dangereux.
UNITE SGP POLICE interpellera M. Le Préfet et les élus locaux afin d'endiguer cette situation le plus rapidement possible.


Lire notre précédent article (20 Février 0h45) :
«On ne peut même pas dire que l’on a frôlé le pire. Car là on est dans le pire avec cette jeune fille qui a reçu une balle perdue». Ce constat dressé mardi après-midi au cœur de la cité du Tennis ne se veut pas fataliste. Mais ce constat est terrible. Car mardi après-midi on a frôlé un mort ou des morts par balles à la cité du Tennis au Creusot.
Un nouveau palier a été franchi dans l’escalade entre bandes rivales sur fond de trafic de stupéfiants. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.
Les affaires succèdent aux affaires. Depuis juin 2012 et une vague d’interpellations sans précédent, personne ne peut contester que de multiples opérations de Police ont eu lieu, que des arrestations ont été opérées. La dernière remontant à fin janvier avec six personnes écrouées, dont une femme (cliquez ici pour lire notre précédent article).

«Il est sorti d’une Mercedes noire…»

Mais de toute évidence ce travail de la Police et les décisions de justice qui suivent ne parviennent pas à enrayer ce qui constitue un véritable fléau.
Mardi après-midi c’est donc autour de l’immeuble où se situe le siège de l’agence du Creusot de l’OPAC de Saône-et-Loire que des faits particulièrement graves ont eu lieu. Il était un peu plus de 15h15 quand un homme a tiré plusieurs coups de feu avec une arme de poing.
«Il est sorti d’une Mercedes noire. Cet homme avait une cagoule. Il a tiré plusieurs coups de feu, visiblement en direction d’un autre individu qui a pris la fuite en courant, en direction de la rue Albert 1er», indique un témoin de la scène.
En ce mardi ensoleillé de vacances scolaires, avec des températures printanières, il y avait du monde dans les extérieurs des immeubles. Les coups de feu, au minimum au nombre de cinq pour ceux tirés devant l’entrée de l’OPAC de Saône-et-Loire, ont évidemment créé un vent de panique. Et encore plus quand tout le monde a compris qu’une personne avait été atteinte par une balle.
Une balle perdue qui est venue se loger dans une jambe, au niveau de la cheville, d’une jeune fille de 14 ans, domiciliée dans la cité.
«Tout est allé très vite. Le gars qui a tiré a pris la fuite en voiture», confie encore le témoin qui a réagi auprès de creusot-infos. Cette tentative de règlement de compte a donc fait une victime collatérale qui n’avait rien à voir avec l’affaire. C’est alors qu’elle se situait au pied de l’immeuble, sous les bureaux de l’OPAC, que l’adolescente a été atteinte et touchée par le projectile. Un impact qui a provoqué une importante perte de sang.

Un sentiment profond de révolte

La jeune fille, blessée mais dont les jours ne sont pas en danger, a été secourue par les sapeurs pompiers du Creusot, sous les ordres de l’Adjudant-Chef Pascal Pousset. Une équipe du SMUR de l’Hôtel-Dieu a également été dépêchée sur place où forcément régnait à la fois le «ko» au regard de la gravité des faits. Mais aussi un sentiment profond de révolte.
La jeune adolescente, collégienne, âgée de 14 ans, et domiciliée dans la cité, a été transportée à l’Hôtel-Dieu du Creusot, avant d’être conduite au centre hospitalier de Chalon-sur-Saône. Son pronostic vital n’était pas engagé et sa blessure avait été classée en «urgence relative», dans le protocole de prise en charge par le secours.

La Police Judiciaire saisie

Pendant ce temps là, un important dispositif policier a été déployé par le Commandant Didier Thibaudin et son adjoint le commandant Monaco, pour un début d’enquête en flagrance, avant que celle-ci ne soit confiée à la police judiciaire de Dijon, sur décision du parquet de Chalon-sur-Saône.
Ce qui témoigne de l’extrême gravité des faits qui se sont produits. C’est vers 17h15 que les enquêteurs de la PJ dijonnaise sont arrivés sur place, à la cité du Tennis.

Une balle dans le volet de l’OPAC

Les nombreux coups de feu tirés ont laissé des traces, avec plusieurs douilles retrouvées sur le parvis menant à l’agence de l’OPAC de Saône-et-Loire. Une agence, dont un des volets roulants, juste à côté de l’entrée rue Hélène Brion, a été lui même atteint par une balle (voir notre photo).
La zone a évidemment été neutralisée par les Policiers, tout comme a été neutralisé l’arrière du bâtiment où semble-t-il l’affaire avait commencé.
Selon plusieurs témoins, l’auteur des coups de feu qui a agi le visage dissimulé par une cagoule, aurait été vu mardi matin, dans le hall de l’immeuble avec déjà une cagoule. Il pourrait être extérieur à la cité.

«Les trafiquants succèdent aux trafiquants»

En fait dans cette affaire de règlement de compte sur fond de trafic de stupéfiants, de toute évidence plusieurs bandes s’affrontent avec leurs dealers, mais aussi, «leurs surveillants» selon des habitants de la cité, exaspérés par ces trafics persistants dans le temps, «malgré les arrestations et les incarcérations. Car on ne peut pas dire qu’il n’y a rien de fait», réagit une habitante de longue date de la cité du Tennis. «Oui mais ce n’est pas assez, on voit bien que ça ne suffit pas, qu’aux trafiquants qui partent en prison succèdent d’autres trafiquants», estime un couple.
La guerre des bandes est bien réelle et suscite beaucoup d’émotions. Notamment au sein de l’équipe de l’agence de l’OPAC, dont les agents ont été évacués et qui a très vite fermé ses portes mardi après-midi, sur décision de son chef d’agence.

Une forme d'omerta...

Pour les enquêteurs c’est un travail de longue haleine qu’il va falloir opérer. Dans un quartier où de plus en plus règne l’omerta, il ne sera pas forcément simple de mettre des noms et des visages sur les protagonistes de cette intrigante et glaçante affaire.
Dans le quartier il semblerait que des arrivées récentes n’ont pas été du goût de tout le monde. Sans compter que les importantes quantités de drogue qui ont été saisies ont forcément généré un manque à gagner, avec des dettes à honorer. Car c’est là aussi une des règles du milieu. 
Une des questions est maintenant de savoir quelles autres réactions va susciter cette nouvelle affaire avec ces coups de feu et une blessée ? Il y aura des répliques sismiques, mais difficile de savoir quand, assure un connaisseur du quartier. Non sans appréhension.
En attendant, dans le quartier du Tennis, un certain nombre d’habitants aimeraient bien savoir qui a osé tiré, qui il visait vraiment et pourquoi. Pas certain que les réponses arrivent tout de suite.
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)

David Marti : «Ce sont des faits gravissimes»

«Ma première réaction, c’est que ce sont des faits inacceptables. C’est inacceptable de voir une jeune fille de 14 ans ainsi blessée. Ce sont des faits gravissimes et je pense d’abord à la jeune fille, à sa famille, mais aussi au personnel de l’OPAC», a réagi David Marti, joint par creusot-infos, mardi en fin d’après-midi.
Le Maire a été en contact avec le parquet et avec le commandant de Police immédiatement après les faits. «Nous sommes clairement sur un règlement de compte sur fond de trafic de stupéfiants. Devant ces faits, je veux rappeler qu’un travail approfondi des policiers a permis récemment d’arrêter des trafiquants en nombre. Et cela a été le fruit d’un travail rapproché entre la Police, la Justice et la ville. Malheureusement ça ne suffit pas. On voit bien que certains essayent de mettre la main sur le quartier, car on mesure les enjeux liés au trafic de drogue. Je renouvelle ma demande de moyens supplémentaires que j’ai déjà adressée à l’Etat. Oui la Police Nationale au Creusot  a besoin de moyens supplémentaires pour arriver à éradiquer les trafics. Face à ceux-ci, je fais confiance à la Police et à la Justice.
Et comme je suis persuadé que certains tenteront de parler de manque de volontarisme, je réponds par avance : C’est faux. Avec la Police et la Justice, nous œuvrons au quotidien pour un travail efficace. Ce travail doit continuer et continuera. Et je dis que ceux qui veulent profiter de cette affaire, sur fond de campagne électorale, sont irresponsables».
A.B.



Les enquêteurs de la PJ de Dijon ont été saisis

Une balle a terminé dans volet de l'agence de l'OPAC