lundi 23 septembre 2019
Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Dans une longue interview, le Président de la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire parle sans langue de bois. Il dresse des constats, accuse, parle de l’avenir et de la question de l’eau.
Il dénonce la main des Etats-Unis derrière des associations agissantes.
«On a des agriculteurs sur les rotules et petit à petit ils se désespèrent»
«Désolé, mais un steak végétal, ce n’est pas une entrecôte»
«On met de l’eau potable dans les toilettes et on n’est pas capable de répondre à l’abreuvement de nos animaux»
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
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LE CREUSOT : Il ne reste plus rien dans l’appartement qui a été ravagé par les flammes

06/07/2019 03:18Lu 9847 foisImprimer l’article
5 familles ont dû être relogées, dont une à l’Hôtel.
Malgré la violence du feu, l’immeuble a parfaitement résisté.
Selon la locataire, c’est sans doute un problème électrique qui serait à l’origine du sinistre.
La ville du Creusot s’est mobilisée pour les sinistrés.
Il est rare aujourd’hui de voir des immeubles d’une cité HLM construits en pierres. C’est pourtant ce qui caractérise la cité du Parc à la Molette, aujourd’hui gérée depuis plusieurs décennies maintenant par l’OPAC de Saône-et-Loire.
Au regard de la violence du sinistre (voir notre premier reportage) il est assez bluffant de mesurer combien l’immeuble a résisté. Ainsi, vendredi en fin de journée, le contraste était saisissant entre le noir de l’appartement détruit par les flammes, ainsi que de la cage d’escalier d’un côté, et le blanc de l’appartement d’à côté qui a été préservé. Il l’a été par la qualité de la construction, mais aussi l’intervention très efficace des sapeurs pompiers que le Maire David Marti a tenu à chaudement féliciter pour la qualité de leur travail.
Ainsi que nous l’avions écrit dès vendredi matin, les sapeurs pompiers, qui ont mobilisé trois grandes échelles, sont aussi intervenus efficacement sur la toiture de l’immeuble, pour éviter que le sinistre se propage avec le bois et le zinc. Là encore leur intervention a été particulièrement efficace.
Reste que les dégâts sont extrêmement importants. Et c’est bien un spectacle de désolation qui, vendredi en fin de journée, se présentait à Justine, la locataire de l’appartement, Patrick, son compagnon et la petite Emma qui a cinq ans.
Dans l’appartement, il ne reste rien. Tout, absolument tout a brûlé. Mais malgré la violence du feu, le plafond, situé sous le toit, a résisté et ne s’est pas écroulé.
L’intervention des pompiers terminée, des techniciens sont intervenus pour remettre l’électricité à tous les locataires qui ont pu rejoindre leur logement. «Il restait cinq familles à reloger. Quatre ont pu rejoindre de la famille, et une a été logée à l’Hôtel», a indiqué le Maire David Marti interrogé par creusot-infos.
Les services de la ville ont été mobilisés dès le matin. D’abord en dirigeant vers l’ESCALE tous les locataires de l’immeuble qui avait été évacuée, avec la fourniture de bouteilles d’eau et de repas pour le midi.
A côté de cela, le Maire du Creusot a décrété la mobilisation générale pour le couple et la petite fille qui occupaient l’appartement et qui ont perdu un chien dans le sinistre. En urgence des premiers vêtements de rechange ont été mis à leur disposition. A la sortie de l’Hôtel-Dieu où ils avaient été conduits pour des examens de contrôle après avoir inhalé des fumées, et après être repassés par la cité du Parc, ils ont pris la direction de l’Autunois, où Patrick a un logement. «Nous allons leur procurer dès ce samedi des vêtements, des chaussures et tous les produits de nécessité dont ils ont besoin», a encore souligné David Marti.
Selon Justine, le feu serait d’origine électrique. «Le feu est parti de derrière un meuble que j’avais récupéré. Il y avait une lampe dessus». Le temps de tirer la petite Emma de son lit, il n’était plus question de prendre des risques. Et pour cause : L’appartement était entièrement embrasé à l’arrivée des pompiers.
Ce violent feu d’appartement n’est pas sans rappeler celui qui avait eu lieu le 24 décembre 2017 aux Terrasses au Creusot. Un feu tout aussi violent et qui avait provoqué d’énormes dégâts.
Une enquête de Police a évidemment été ouverte. Elle est dirigée par la Capitaine Valérie Chabanis. Une enquête qui va s’évertuer à tenter de déterminer avec précision ce qui a provoqué le sinistre.
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)