mardi 18 décembre 2018

Jouez et tentez de gagner du 10 au 28 Décembre

1 Vélo – 1 Séjour à Disneyland Paris et 10 Bons d’achat

Nombreuses boutiques ouvertes Les Lundis et Dimanches du 9 au 31 Décembre

Édito
Le Président de la République ne peut pas se permettre un quatrième samedi aussi catastrophique pour l’image de la France. Il doit prendre les bonnes décisions et envoyer des signes aux Gilets Jaunes. Il n’a pas d’autre choix.
Questions à...
Le vice-président du Conseil Régional se confie sur le budget économie de la Bourgogne-Franche-Comté, «au service de toutes les entreprises».
A l'occasion de la session plénière du Conseil Régional consacrée au vote du budget, la question des transports, le premier budget de la Région, a constitué une grande par des discussions. Et l'imbroglio autour de la hausse des tarifs des abonnements TER a masqué d'autres aspect de cette compétence. Le premier vice-président revient pour Infos-Dijon sur les grandes lignes du budget transports 2019 de la Bourgogne-Franche-Comté.

Exclusif

C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
Président de l’institut national de la recherche agronomique, Philippe Mauguin s’est confié à «creusot-infos».
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LE CREUSOT : 6 jours d'ITT pour une claque, ça fait beaucoup...

12/10/2018 13:22Lu 4067 foisImprimer l’article
Il se la jouait un peu en rentrant dans le box, pouce levé pour les copains. Mais avec déjà 18 condamnations au compteur, le Tribunal n'a pas été tendre.
Il se la joue un peu en entrant dans le box, pouce levé pour les copains. Quand la présidente Pertuisot donne le détail de son casier judiciaire il fait moins le malin. Yaser (prénom modifié) M. est né en 1978 au Creusot, il a été condamné 18 fois déjà, pour des vols, des violences, et comparaît ce lundi 8 octobre pour des violences sur conjoint ou ex-conjoint, en état de récidive légale. 6 jours d’ITT pour la victime.
6 jours d’ITT parce que le coup qu’elle a reçu l’a envoyée valdinguer dans la litière du chat et quelques marches d’escalier. « Oui, elle l’a agressé verbalement, puisqu’elle pensait qu’il lui avait dérobé ses clés, mais il l’a frappée ! », la vice-substitut du procureur requiert 9 mois de prison avec mandat de dépôt à l’audience, Yaser est en état de récidive légale. « C’est un dossier fâcheux, répond maître Lépine, car mon client devait comparaître libre aujourd’hui, sur convocation, il est détenu mais pour autre chose. Vous entrerez en voie de condamnation cela ne fait pas débat, mais il faut considérer le contexte. »
Le contexte, vu de l’extérieur, semble violent, de cette violence relationnelle qui est parfois un mode habituel : on se parle mal, on s’insulte, on se menace. Le couple s’est formé en 2004, il a eu un fils, un fils âgé de 6 ans maintenant, qui est « très attaché à son père », cela est dit plusieurs fois. Le père, lui, a une vie judiciaire remplie et finalement est souvent absent, « ses incarcérations perturbent son fils ». Le père et la mère se séparent, mais le père vivait au domicile de son ex, lorsque, le 20 septembre, elle est rentrée du travail, lui il était chez son cousin (à elle), elle a cru qu’il lui avait volé ses clés (« mais il vivait chez elle ! s’interroge maître Lépine »), elle a filé, très énervée, les récupérer.
« Je maintiens ma version, dit le prévenu, je lui ai mis une claque, mais pour répondre à ses insultes, à ses menaces. J’ai craqué. Je regrette, d’ailleurs, mais avec un verre en trop, je ne me suis pas contrôlé. » Consommation d’alcool importante, problématique. « C’est un couple qui ne fonctionne pas bien, plaide l’avocate. Notez que pendant les presque 4 jours qui ont suivi ces faits, il n’y a pas eu le moindre problème. Il avait été placé sous contrôle judiciaire, mais là il exécute 1 mois de sursis TIG, et forcément ça donne une image défavorable. » Rien ne justifie le mandat de dépôt, dit l’avocate.
Le tribunal n’en décerne pas. Il condamne Yaser à 12 mois de prison dont 6 mois assortis d’un sursis mis à l’épreuve de 2 ans. Obligation de soins, de travailler, interdiction de contact. Yaser rigole, la présidente Pertuisot le rappelle à l’ordre. « Je tiens à m’excuser, avait dit cet homme. J’ai réfléchi, je peux prendre un appartement, et je pense à mon fils : j’ai pas envie qu’il parte sur une sale année d’étude. »
F. Saint-Arroman