vendredi 19 octobre 2018

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Édito
En annonçant qu’elle ne s’interdisait rien du tout pour 2021, Marie-Guite Dufay a envoyé un message plus que subliminal aux prétendants…
Questions à...
Le directeur de l’Hôtel-Dieu du Creusot fait le point dans une longue interview. Il répond aux syndicats qui ont manifesté, fait le point sur le fonctionnement de l’établissement, dont l’activité se développe.
«Pour toutes nos équipes, il n’y aura jamais assez de patients».
«En Saône-et-Loire, les plus grandes difficultés ne se concentrent pas au Creusot»
«1,2 million d'euros d'investissements sont engagés»
Après le match perdu contre Villeurbanne et après les 5 premiers matchs, Dominique Juillot dresse un premier bilan dans une longue interview.
Dans une longue interview à creusot-infos, Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil Régional de Bourgogne - Franche-Comté, se livre sur de nombreux sujets, y compris celui des prochaines élections régionales en 2021 !
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LE CREUSOT : 6 jours d'ITT pour une claque, ça fait beaucoup...

12/10/2018 13:22Lu 3515 foisImprimer l’article
Il se la jouait un peu en rentrant dans le box, pouce levé pour les copains. Mais avec déjà 18 condamnations au compteur, le Tribunal n'a pas été tendre.
Il se la joue un peu en entrant dans le box, pouce levé pour les copains. Quand la présidente Pertuisot donne le détail de son casier judiciaire il fait moins le malin. Yaser (prénom modifié) M. est né en 1978 au Creusot, il a été condamné 18 fois déjà, pour des vols, des violences, et comparaît ce lundi 8 octobre pour des violences sur conjoint ou ex-conjoint, en état de récidive légale. 6 jours d’ITT pour la victime.
6 jours d’ITT parce que le coup qu’elle a reçu l’a envoyée valdinguer dans la litière du chat et quelques marches d’escalier. « Oui, elle l’a agressé verbalement, puisqu’elle pensait qu’il lui avait dérobé ses clés, mais il l’a frappée ! », la vice-substitut du procureur requiert 9 mois de prison avec mandat de dépôt à l’audience, Yaser est en état de récidive légale. « C’est un dossier fâcheux, répond maître Lépine, car mon client devait comparaître libre aujourd’hui, sur convocation, il est détenu mais pour autre chose. Vous entrerez en voie de condamnation cela ne fait pas débat, mais il faut considérer le contexte. »
Le contexte, vu de l’extérieur, semble violent, de cette violence relationnelle qui est parfois un mode habituel : on se parle mal, on s’insulte, on se menace. Le couple s’est formé en 2004, il a eu un fils, un fils âgé de 6 ans maintenant, qui est « très attaché à son père », cela est dit plusieurs fois. Le père, lui, a une vie judiciaire remplie et finalement est souvent absent, « ses incarcérations perturbent son fils ». Le père et la mère se séparent, mais le père vivait au domicile de son ex, lorsque, le 20 septembre, elle est rentrée du travail, lui il était chez son cousin (à elle), elle a cru qu’il lui avait volé ses clés (« mais il vivait chez elle ! s’interroge maître Lépine »), elle a filé, très énervée, les récupérer.
« Je maintiens ma version, dit le prévenu, je lui ai mis une claque, mais pour répondre à ses insultes, à ses menaces. J’ai craqué. Je regrette, d’ailleurs, mais avec un verre en trop, je ne me suis pas contrôlé. » Consommation d’alcool importante, problématique. « C’est un couple qui ne fonctionne pas bien, plaide l’avocate. Notez que pendant les presque 4 jours qui ont suivi ces faits, il n’y a pas eu le moindre problème. Il avait été placé sous contrôle judiciaire, mais là il exécute 1 mois de sursis TIG, et forcément ça donne une image défavorable. » Rien ne justifie le mandat de dépôt, dit l’avocate.
Le tribunal n’en décerne pas. Il condamne Yaser à 12 mois de prison dont 6 mois assortis d’un sursis mis à l’épreuve de 2 ans. Obligation de soins, de travailler, interdiction de contact. Yaser rigole, la présidente Pertuisot le rappelle à l’ordre. « Je tiens à m’excuser, avait dit cet homme. J’ai réfléchi, je peux prendre un appartement, et je pense à mon fils : j’ai pas envie qu’il parte sur une sale année d’étude. »
F. Saint-Arroman