mercredi 18 septembre 2019

Opération Foire du Creusot :

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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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LE CREUSOT : 4 mois de prison ferme pour avoir percuté une voiture à un feu et tenté de prendre la fuite

21/01/2019 21:06Lu 22785 foisImprimer l’article
L’accident s’était produit mercredi 16 janvier, dans le bas des 4 Chemins et a fait une blessée. Le conducteur était fortement alcoolisé et roulait sans permis.ACTUALISE : Le tribunal a promis une incarcération à ce jeune père de famille, si...
Monsieur et madame X se trouvaient dans leur Fiat, ce mercredi 16 janvier. C’était la fin de l’après-midi, aux environs de 18 heures. Ils patientaient devant un feu rouge quand l’autre les a percutés si fort que la Fiat a tourné sur elle-même. Ce lundi 21 janvier ils se tiennent à la barre devant le tribunal des comparutions immédiates. Madame porte une minerve, mais ils sont un peu perdus pour chiffrer leur préjudice. L’auteur de l’accident est dans le box.

« Si vous n’aviez pas été ivre, et si vous aviez été titulaire du permis… »

Il regrette… Il s’excuse, il présente immédiatement des excuses, les réitérera en fin d’audience, il s’excuse aussi auprès de sa compagne : elle n’est pas là, mais elle est propriétaire de la voiture, et « c’est la femme de ma vie », dit-il. « Si vous n’aviez pas été ivre, et si vous aviez été titulaire du permis, vous ne seriez pas là », observe la présidente Delatronchette. Permis annulé judiciairement en… 2006.
Il dit qu’il avait bu mercredi dernier « un Ricard et une bière », ça paraît peu. Il dit aussi qu’il avait pris un Dafalgan codéïné, pour calmer des douleurs suite à une intervention, et conduire avec ça dans le sang, c’est vraiment dangereux. La présidente le renvoie à ses réflexes altérés, mais il soutient que la Fiat n’était pas arrêtée à un feu rouge, qu’elle venait de sortir d’une place de parking mais qu’elle a calé, ne lui laissant pas le temps de réagir. D’ailleurs pourquoi conduisait-il ? « Mon père et moi on s’était engueulé, il ne me répondait plus, ça me faisait mal au cœur, j’ai voulu aller le voir. »

« Vous vous occupez réellement des enfants ou vous êtes simplement sans travail ? »

La Fiat avait calé ? « C’est pas vrai », grommelle monsieur X de son banc. « C’est un menteur », répètera-t-il devant le tribunal. Le prévenu a 36 ans, une petite fille de 4 ans ½ conçue avec sa compagne laquelle était déjà mère de famille nombreuse. Son travail ?
« Je suis père au foyer. – Vous vous occupez réellement des enfants ou vous êtes simplement sans travail ? veut s’assurer la présidente. C’est qu’il minimise beaucoup, cet homme, et son rapport à l’alcool, et son rapport à la conduite sans permis. Faut dire qu’il est très inquiet…
« Je m’occupe des enfants : c’est ma femme qui a trouvé du travail la première, et elle a des horaires décalés, c’est pour ça. » Quand le vice-procureur requiert, le prévenu boit ses paroles : « C’est, à 36 ans, sa 3ème comparution pour conduite sous l’empire de l’alcool (condamné en 2002 puis en 2006, ndla), et là il est responsable d’un accident matériel avec des conséquences corporelles. » Le procureur requiert une peine mixte avec le maintien en détention, « vu qu’il n’a pas compris le sens des deux condamnations précédentes ».

Il est mal « de penser que la petite ne doit rien comprendre à mon absence »

Maître Bourg défend la thèse de son client : « Les faits sont reconnus, mais il y a une discussion dès le départ sur le fait que les victimes ont calé, et qu’il n’a pas eu le temps de freiner (il acquiesce). Je vous demande de ne pas tenir compte du constat d’accident versé au dossier car on le lui a fait signer avant même qu’il soit rempli, et ce n’est pas lui qui l’a rempli, ce n’est pas son écriture, il est facile de le voir. »
L’avocate discute la peine, car si une mise à l’épreuve lui paraît adaptée, « l’incarcération n’aurait aucun sens au regard des faits », le gars écrase quelques larmes, il est mal, « de penser que je manque aux enfants, que la petite ne doit rien comprendre à mon absence ».

« S’il y a récidive vous serez incarcéré »

Le tribunal le condamne à 8 mois de prison dont 4 mois assortis à un sursis mis à l’épreuve de 2 ans. Obligations de soins en addictologie, de faire un stage de sensibilisation à la sécurité routière, d’indemniser les parties civiles, de payer une amende de 50 euros, et de se présenter au permis de conduire.
« Le tribunal n’ordonne pas votre maintien en détention, pour autant il est très clair que s’il y a récidive vous serez incarcéré. Le tribunal pense que vous n’êtes pas conscient de vos difficultés, des soins psychologiques seraient nécessaires, monsieur. »
Florence Saint-Arroman

Renvoi sur intérêt civil en mars prochain pour les victimes de l’accident.

Cliquez ici pour lire notre premier article :
Il était environ 19h15 ce mercredi en début de soirée quand une violente collision s’est produite, rue Wilson, dans le bas des 4 Chemins. Une Fiat Punto qui était arrêtée au feu rouge et qui circulait en direction de la Croix Menée, a été violemment percutée, par l’arrière, par une Citroën C4 Picasso. Son conducteur a tenté de prendre la fuite. Il a traversé le carrefour avec la rue des Acacias, mais sa voiture fortement endommagée, il a été contraint de s’arrêter une grosse centaine de mètres plus loin.
La passagère de la Twingo, domiciliée au Creusot, blessée, a été secourue par les sapeurs pompiers du Creusot. Elle a été transportée à l’Hôtel-Dieu. Les Policiers du Creusot se sont rendus sur place pour établir les constatations. Le conducteur de la Citroën était semble-t-il en état second. Il s’agit d’un jeune conducteur.
Sylvestre Coniau, adjoint au Maire du Creusot, s’est rendu sur place. Le garage Détang a enlevé les deux véhicules endommagés.
A.B.

Une grosse alcoolémie

Les investigations des Policiers du Creusot ont permis d'établir que le conducteur de la Citroën qui avait tenté de prendre la fuite était fortement alcoolisé : Il présentait en effet un taux d'alcool de 1,30 gramme. Et de plus il roulait malgré une annulation de son permis de conduire, ceci expliquant sans doute pourquoi il avait tenté de poursuivre sa route... Il a fait l'objet d'une garde à vue et il a été conduit au Parquet ce vendredi après-midi. A suivre...