mercredi 18 septembre 2019

Opération Foire du Creusot :

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Pour toute commande passée entre le Samedi 14 et le Dimanche 22 Septembre

Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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GRENOBLE : Un Creusotin est mort deux mois après la fusillade

18/05/2019 02:00Lu 45870 foisImprimer l’article
Quatre personnes avaient été blessées, dont deux gravement dimanche 17 mars.
Deux mois après, un des blessés graves est décédé.
La nouvelle a plongé dans la douleur le monde du sport et plus particulièrement le monde des sports de combat et de la boxe. Sofiane May est mort à l'Hôpital de Grenoble, deux mois après avoir été gravement blessé dans la fusillade qui avait eu lieu le 17 mars au soir.
Sofiane May s'était fait un nom dans le monde de la boxe. Originaire du Creusot il était un sportif accompli qui avait rejoint le club de Montceau des frères Lacombe. 
Le 17 mars, il avait accompagné un ami à Grenoble, pour un achat de voiture. Un voyage qui lui aura été fatal. Les services de Police, interrogés par nos soins, ont précisé que jamais Sofiane May n'avait été impliqué dans une affaire de trafic. Le 17 mars au soir, sa vie a basculé dans l'horreur. Des tirs de kalachnikov lui auront été fatals, après des semaines de souffrance. Il devait être rapatrié cette fin de semaine à Dijon, pour être rapproché de sa maman et de sa famille. Il est mort à Grenoble. A sa famille, tous ses amis sportifs et creusot-infos présentent de sincères condoléances.

Notre précédent article (20 mars)
Ainsi que creusot-infos l’a révélé en exclusivité, des jeunes du Creusot et de Torcy ont été les cibles et les victimes d’une fusillade, dimanche soir, à Echirolles dans la banlieue Sud de Grenoble.
Dans notre premier article, nous demandions : «Que s’est-il passé avant la perte de contrôle d’une voiture qui a terminé sa course dans un abribus situé juste devant la patinoire Polesud de Grenoble ? C’est bien la question à laquelle les policiers de la police judiciaire de la capitale des Alpes veulent d’abord trouver une réponse».
Dans un premier temps, les Policiers pensaient qu’une course poursuite avait eu lieu jusqu’au lieu de l’accident. En fait le scénario est différent. Les premiers témoins de l’accident n’ont pas parlé de coup de feu qui auraient tirés juste après la perte de contrôle qui a vu la Citroën C4 Picasso des Creusotins terminer dans un abribus, avenue d’Innsbruck, juste devant la patinoire.
En fait, selon des éléments portés à notre connaissance, c’est bien à Echirolles, près du parc Maurice Thorez, qu’une fusillade a éclaté. Les enquêteurs ont retrouvé une douzaine de douilles de 7,62 et 9 millimètres. Ce qui accrédite la thèse de l’utilisation de deux armes de gros calibre, des armes de guerre, dont très certainement une kalachnikov.
Pourquoi ? Par qui ? Comment ? Si la fusillade a éclaté à proximité d’un campement de gens du voyage, ceux-ci seraient complètement étrangers à l’affaire.
Selon un parent de l’une des victimes, qui a pu s’entretenir avec lui lundi, la voiture venue du Creusot avec quatre personnes à son bord, était attendue. Les Creusotins seraient venus pour acheter une voiture, à savoir une Audi A3 d’occasion. «Ils sont tombés dans un guet apens. On a voulu leur prendre leur argent et garder la voiture», a-t-il été affirmé à creusot-infos.
Pris pour cible, les Creusotins seraient repartis sur les chapeaux de roue. «C’est parce qu’il était gravement blessé que le conducteur a perdu le contrôle de sa voiture et perdu connaissance. C’est pour cela qu’elle s’est encastrée dans un abribus».
Un accident qui évidemment ne pouvait pas expliquer la gravité des blessures. En fait, le Creusotin qui est depuis dimanche soir est entre la vie et la mort aurait été touché à deux reprises dans la partie supérieure du corps. Deux autres occupants de la voiture ont aussi été touchés par des balles, dont l’un sérieusement blessé, qui a subi trois impacts.
Les deux autres ont été plus légèrement blessés, l’un d’eux est d’ailleurs très vite sorti de l’hôpital».
Si trois des quatre occupants étaient connus de la Police, le blessé le plus grave, dont le pronostic vital est toujours engagé, avait lui été condamné dans une affaire de trafic de drogue. «Il a purgé sa peine et il a passé un permis poids-lourd pour travailler», précise l’un de ses proches.
Comme nous l’avons indiqué dans notre premier article ce serait donc bien les conditions de vente d’une voiture qui aurait mis le feu aux poudres. Avec des coups de feu à Echirolles et quelques kilomètres plus loin un accident consécutif à une perte de contrôle. «On leur a tendu un piège pour leur piquer leur argent et garder la voiture. Ce n’est pas une affaire de dorgue», affirme un parent de l’une des victimes.
Reste, pour les enquêteurs à établir pourquoi une transaction sur une voiture a pu ainsi se terminer avec une fusillade à l’arme de guerre qui aurait pu faire plusieurs morts. Trois des quatre hommes âgés de 23, 24, 30 et 31 ans, ont évidemment déjà été auditionnés par les Policiers de la PJ des Alpes. Car de toute évidence plusieurs zones d’ombre subsistent et demandent à être éclaircies...
A.B.
(Photo Twitter France 3 Alpes)