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NECROLOGIE : Monique Billardon

13/02/2017 03:17Lu 14612 foisImprimer l’article
C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Monique Billardon, épouse d’André Billardon, ancien Ministre, maire honoraire du Creusot.

Depuis de trop longs semestres Monique Billardon luttait contre la maladie, contre un cancer. Souffrant aussi d’une forme très aigüe de la maladie d’Alzheimer, c’est à la Maison de Bourgogne à Etang sur Arroux, qu’elle s’est éteinte dans la nuit de samedi à dimanche.
Pour toutes celles et tous ceux qui ont eu le plaisir de la connaître ou de la côtoyer, elle laissera l’image d’une femme discrète, doublée d’une grande sensibilité et d’une extrême gentillesse.
Originaire de Saint-Marcel, près de Chalon-sur-Saône, fille de maraichers, Monique Billardon avait la passion pour les arts. Et c’est bien logiquement qu’elle avait embrassé une carrière de professeur d’arts plastiques qu’elle a exercée à Autun. D’abord au Lycée militaire, ensuite au Collège du Vallon. Un collège où elle avait tenu à terminer sa carrière, alors qu’elle et son époux avaient emménagé au Creusot.
Malgré l’exposition publique de son mari, élu conseiller général puis député, alors qu’ils vivaient à Saint-Pantaléon, Monique Billardon est toujours restée dans l’ombre. Elle n’aimait pas se mettre en-avant et fuyait les photos.
A une époque où il n’existait pas de photocopieuses, c’est souvent elle qui «tapait à la machine» pour son mari, alors conseiller général. Et forcément quand il fût élu Député, alors que leurs deux filles avaient 8 ans et 5 ans, c’est évidemment elle qui demeura le pivot de la cellule familiale.
Monique Billardon partageait l’engagement politique de son mari et savait donner son avis, avec son extrême sensibilité de femme. Une sensibilité qui l’avait vue tomber sous le charme de peintres qui ont marqué Le Creusot, comme Raymond Rochette, Pierre Leygonie, mais aussi André Gambut, dont elle appréciait les toiles.
Il y a une dizaine d’années, c’est avec enthousiasme qu’elle s’était rendue à la tôlerie d’Industeel pour découvrir une exposition de Rochette, dans l’atelier. Elle avait voulu voir ce qu’avait été le cadre du peintre quand il rentrait dans l’usine.
C’est, on l’aura compris, à Autun, qu’elle avait rencontré son futur mari, quand André Billardon était professeur de mathématiques au Lycée Militaire. De leur union sont nées deux filles. Sophie, architecte, et maman d’une petite Camille qui était l’adoration de sa grand-mère ; Et Carine, ingénieure paysagiste.
Elle aura veillé à leur bonne éducation, comme elle veillait à toujours être disponible quand elle était sollicitée téléphoniquement, qu’elle répondait pour son mari, Député, Ministre, Président de la Communauté Urbaine, Maire... Toujours avec le sourire, toujours avec gentillesse, comme quand elle assuma pendant des semaines les appels d’un futur retraité de la CCM, aujourd’hui disparu, qui appelait pour s’assurer que «Le Maire» serait bien là le jour de son départ. De cela elle s’amusait plus qu’elle ne s’irritait.
En fait, la seule chose qui lui faisait mal, c’était bien la dureté du combat politique, avec parfois des attaques qu’elle, l’épouse, trouvait profondément injustes…
Les obsèques de Monique Billardon auront lieu le jeudi 16 février, à 14h30, en l’église Saint-Eugène. A André Billardon, à ses deux filles Sophie et Carine, à toute sa famille et à tous ses amis, creusot-infos présente ses sincères condoléances.