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SAINT-FIRMIN : Céline s’est lancée dans les fromages de chèvres aux portes du Creusot

19/05/2018 03:17Lu 11464 foisImprimer l’article
A la tête d’un troupeau de 45 chèvres alpines, Céline Lacour assure toute la chaîne, de l’élevage jusqu’à la vente de ses fromages à la ferme.
Mariée à Florian et belle-fille de Bernard, le président de la FDSEA de Saône-et-Loire, Céline Lacour, avoue que c’est bien naturellement qu’elle a choisi de se lancer dans l’élevage de chèvres et la production de fromages.
«A Ciry le Noble, mes parents avaient des chèvres et j’ai toujours connu le bonheur de voir des chevreaux grandir autant que la fabrication de fromages», dit-elle dans un grand sourire. Avant d’ajouter : «Cela faisait longtemps que j’avais envie de travailler à mon compte».
C’est donc fait et la jeune femme est désormais à la tête d’un troupeau de 45 chèvres alpines. «J’ai choisi cette race, car je les trouve plus jolies que les chèvres blanches, et elles présentent un bon potentiel laitier».
Le troupeau profite de la bonne herbe verte de la colline surplombant la Vallée du Mesvrin. Dans le GAEC Lacour, au lieu-dit «En Chaussée», un laboratoire a été monté pour la fabrication des fromages.
Et avec le printemps le temps est venu de la première production, des premières ventes. «J’ai choisi de respecter les cycles de la nature». Il n’est donc pas question pour Céline Lacour de fabriquer des fromages toute l’année. Pas d’insémination artificielle non plus. Trois boucs assurent et c’est donc en février mars que les chèvres donnent naissance à des chevreaux. Arrive donc le temps de la lactation et quand le lait n’est plus vital pour la vie des chevreaux, peut donc débuter la production des fromages. Ce sera jusqu’à l’automne. Les amoureux des fromages de chèvres frais devront alors attendre un nouveau cycle de la nature, pour laisser du temps au temps.
Céline Lacour a d’abord choisi de vendre sa production à la ferme. «On se rend compte que plus le temps passe et plus les gens ont une fausse image de l’agriculture. Contrairement à ce que laissent croire certains médias ou certaines associations, il n’y a pas de maltraitance. Moi je veux que les clients puissent voir de leurs propres yeux que mes chèvres sont aussi heureuses que les chevreaux. Et puis je suis vraiment une partisane de pouvoir assurer tout le cycle. M’occuper des chèvres, les nourrir avec du foin quand l’hiver sera là, traire, transformer le lait, créer, pour que la boucle soit bouclée. Je crois qu’il est important que le consommateur puisse voir que toute la chaine est assurée sur l’exploitation».
Pour ses clients, la jeune femme a deux approches. «Il y a les puristes qui ne veulent que des fromages de chèvres à 100%. Et puis il y a ceux qui ont envie de découvrir d’autres saveurs». Pour ces derniers elle propose plusieurs créations. Et elle a envie de continuer à créer. «Je compte bien lancer une tome de chèvre, affinée ou fraiche». Et pourquoi pas une «glace au lait de chèvre».
La jeune éleveuse ne manque pas de préciser qu’au contraire d’autres exploitations, elle ne brûle pas les cornes de ses chèvres : «Il est important de rester le plus proche possible de la nature et de la respecter». Ce n’est pas grand chose, mais ça change tout !
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)

Jours de vente

La vente à la ferme est assurée du mardi au samedi de 10 heures à 12 heures et de 18 à 19 heures. Le dimanche et les jours fériés de 10 heures à 11h30.
Pour rejoindre, prendre la route du bourg de Saint-Firmin, depuis la vallée du Mesvrin, en face du «Vin sans eau». Prendre ensuite à gauche la direction de : «En chaussée».