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LE CREUSOT : La SRCI fête ses 30 ans et rayonne au-delà des frontières hexagonales

07/07/2017 03:18Lu 5290 foisImprimer l’article
L’entreprise creusotine termine la réalisation d’une machine pour la production d’énergie biomasse.Frédéric Vaysse – Labonde : «La SRCI ce sont des performances  personnelles, au service du collectif». Avec l’excellence en matière de soudage.
C’était le 7 juillet 1987… Ce jour là était créé l’entreprise SRCI, comme Serge Robert Chaudronnerie Industrielle. Installée à l’entrée de la zone Harfleur, l’entreprise a été rachetée au printemps 2008 par Frédéric Vaysse – Labonde et son épouse Céline.
S’appuyant sur une vingtaine de collaborateurs, l’entreprise est aujourd’hui reconnue pour ses compétences bien au-delà des frontières hexagonales. «Nous réalisons des pièces majeures et déterminantes pour les entreprises travaillant dans le pétrole, le gaz, le nucléaire, les énergies renouvelables, ou encore le transport ferroviaire», souligne son dirigeant.
«Les compétences de nos salariés sont reconnues depuis longtemps. Nous avons trois certifications. Iso 9001 – EN ISO 3834-23 et EN 15085-2. En fait nous avons le procédé de soudage qui est certifié à l’international», précise Frédéric Vaysse – Labonde.

Des pièces pour ITER


L’entreprise est ainsi en train de terminer le montage d’une machine pour la production d’énergie biomasse. «Nous avons effectué l’intégralité des fabrications, assuré le montage et les assemblages».
Développée il y a quatre ans, cette machine a déjà été fabriquée à quatre exemplaires. La dernière va prendre la direction de l’Ukraine. Le dirigeant de la SRCI en est particulièrement fier, «car nous avons fait travailler de nombreux sous-traitants locaux. Tarlet Peinture, ADSP, OTN, Fluidexpert, EXW, Altead… La liste en dit long sur les potentialités locales.
Elles sont comme un pilier pour la SRCI qui a décroché plusieurs contrats pour ITER à Cadarache. L’entreprise a ainsi travaillé pour l’enrichissement d’uranium. Et elle a aussi obtenu un contrat pour vingt ensemble de pièces à réaliser, toujours pour ITER.
«La SRCI est une PME qui a la performance de ses collaborateurs», se plait à dire Frédéric Vaysse – Labonde.
Une entreprise qui investit. «Nous venons d’acquérir une presse plieuse à commande numérique, de quatre mètres en cinq axes. C’est un investissement de 100.000 euros».
La SRCI, pour les besoins notamment de ses contrats pour ITE, a aussi investi dans une positionneur de 4,5 tonnes, réalisé sur mesure. «C’est un équipement pour privilégier le bien-être du personnel». Dans le même registre la SRCI s’est dotée d’un réseau d’aspiration des fumées de soudage, mais aussi de cagoules ventilées.

«Faire évoluer l'ensemble des collaborateurs»


De quelques milliers d’euros, jusqu’à un million d’euros… Les projets réalisés par la SRCI sont multiples. Mais surtout divers. «. On ne fait quasiment jamais deux fois de suite la même pièce. Cela permet de maintenir notre enthousiasme», assure Frédéric Vaysse – Labonde. Il ne manque pas de préciser que les salariés restent à la SRCI. «Avec mon épouse, nous avons la volonté de faire évoluer l’ensemble des collaborateurs». Le volet formation est important, notamment dans tout ce qui permet d’être dans le meilleur en matière de soudage ; Mais aussi dans la sécurité.
«Des performances  personnelles, au service du collectif». Un slogan porté comme un étendard par l’entreprise. «Nous voulons continuer à être reconnu comme une valeur sûre dans le monde du soudage». C’est sans doute pour cela que General Electric, Alstom, AREVA, le CEA, font confiance à la SRCI, quasiment les yeux fermés. Ce qui confère à la PME un statut d’entreprise de référence, dans cette ville du Creusot consacrée capitale de toutes les énergies.
Alain BOLLERY


(Photos Alain BOLLERY)


Direction l'Ukraine pour cette machine biomasse

La nouvelle presse plieuse