dimanche 24 mars 2019

Du Jeudi 21 au Samedi 30 Mars

-20% sur les Jean’s Levi’s Homme et Femme*

Édito
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
Questions à...
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
A qui s’adressera-t-il ? La Présidente du Conseil Régional dit tout dans une interview...
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ECONOMIE : Ce que Michel Suchaut, président de la CCI et son directeur Pascal Leyes, ont dit à Bruno Le Maire

17/07/2018 08:30Lu 2424 foisImprimer l’article
Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saône-et-Loire et le Ministre de l’Economie, se sont parlés les yeux dans les yeux.
«On ne peut pas trop facturer les porteurs de projet».
«Nous avons besoin d’un minimum de ressources fiscales pour tout ce qui est finalement du service public»
Les chiffres, forcément, inquiètent dans les chambres de commerces et d’industrie. Le Gouvernement a décidé de diminuer l’enveloppe qui leur est allouée de 800 millions. Déjà 150 millions en 2018 et ce sera de toute façon 100 millions en 2019.
Alors oui ça grince. En ce sens, la rencontre que Bruno Le Maire a souhaitée, lundi après-midi, avec Michel Suchaut, le Président de la CCI de Saône-et-Loire a été un moment de vérité. Accompagné de Pascal Leyes, directeur général de l’instance consulaire, Michel Suchaut a dit beaucoup de choses au Ministre. La rencontre n’était pas ouverte à la presse, mais à la sortie le Président de la CCI et son directeur se sont confiés à creusot-infos.
«En Saône-et-Loire, nous dépendons à 28% des dotations de l’Etat. Le reste de nos recettes c’est le fruit de notre travail, de nos prestations qui sont facturées. Oui nous sommes conscients que chacun doit faire des efforts, mais nous avons attiré l’attention du Ministre sur la brutalité. Je lui ai dit, «attention à la casse sociale». On ne passe pas de 5 millions à 2,5 millions de dotations d’un coup de baguette magique», souligne Michel Suchaut.
«Nous avons une masse salariale de 7,5 millions d’euros, avec une dotation fiscale de 5 millions. La question, c’est comment on fait», complète Pascal Leyes.
«Nous sommes la CCI de Bourgogne – Franche-Comté la plus importante. Le territoire qui est composé de villes moyennes est aussi rural. Ce territoire a besoin de nous. On nous demande de facturer, mais comment on fait ? Il faut bien comprendre que ce sont surtout les grandes entreprises qui payent. Pour une petite entreprise, le coût annuel est de 80 euros. On ne va pas la passer à 300 euros comme ça», ajoute Michel Suchaut.
La CCI veut bien développer des activités commerciales, et elle prévoit des annonces sur les dossiers transport, formation et infrastructure, mais elle s’interroge : «Comment les collaborateurs vont suivre ?»
Et puis Michel Suchaut est catégorique : «Quand par exemple Michel Andres notre conseiller auprès des restaurant et de l’hôtellerie se met à la disposition d’un porteur de projet, c’est bien pour un développement économique qui ensuite profite à l’Etat avec les recettes générées. Et on ne peut pas trop facturer les porteurs de projet».
Pour avaler la pilule, la CCI entend cependant développer son appui aux entreprises, être encore plus performante sur la formation initiale. «Mais je l’ai dit au Ministre, nous avons besoin d’un minimum de ressources fiscales pour tout ce qui est finalement du service public. Il nous a répondu qu’il y aura peut-être une évolution, une inflexion fin 2019. Car il est vraiment conscient de l’utilité des CCI», assure Michel Suchaut. Le message est donc passé ! Enfin c’est que la CCI 71 espère.
Alain BOLLERY