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RENTREE POLITIQUE : Interview de Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau

21/09/2017 03:15Lu 4706 foisImprimer l’article
Hôpital de Montceau... Cinémas de Torcy et de Montceau... Avenir de son parti Les Républicains… La Maire de Montceau évoque tous les sujets dans une interview à creusot-infos.
De qui êtes-vous la plus proche aujourd’hui dans votre famille politique ?
MARIE-CLAUDE JARROT : «Je suis évidemment toujours fidèle à Alain Juppé. Certes il ne veut plus être en première ligne, mais il reste notre maître à penser. Pour la Présidence de notre parti Les Républicains, je vais soutenir Maël de Calon et je vais lui apporter mon parrainage. J’entends bien que l’on dit que Laurent Wauquiez est le grand favori, mais si l’élection n’est pas ouverte, il ne faut pas faire d’élection. Et ce n’est pas le cas».

Que ferez-vous si Laurent Wauquiez est élu ? Resterez-vous au parti Les Républicains ?
«Je ne me prononce pas. Je prendrai ma décision après l’élection. Je ne suis pas une femme de parti, mais d’idées, liées au gaullisme et à l’intérêt général. Mes priorités ce sont ma commune de Montceau, le territoire régional. Oui pour moi ce qui est prioritaire c’est Montceau et c’est la Bourgogne – Franche-Comté».

Justement Montceau. Pourquoi avez-vous attendu l’après élection présidentielle et législatives pour évoquer vos craintes de suppressions d’emplois et de services ?
«Montceau a déjà largement donné en terme de suppressions de postes. De nouvelles suppressions d’emplois obèreraient encore le fonctionnement de l’Hôpital.
Ce qui a été fait c’est la réorganisation des filières…»

Comment la jugez vous, que craignez-vous ?
«La chirurgie conventionnelle, je le déplore, sera effectuée à l’hôpital de Chalon. Moi ce que souhaite conserver, c’est la chirurgie ambulatoire, les soins de suite, la réadaptation, mais aussi le centre périnatal de proximité. C’est le discours que je porte auprès de l’ARS, l’Agence Régionale de Santé avec qui je travaille».

Avec quelles perspectives ?
«L’ambulatoire c’est une orientation nationale et je le dis si on a raté l’hôpital communautaire ce n’est pas de mon fait.
Maintenant, pour parler très franchement, je suis optimiste pour le centre périnatal de proximité, pour les soins de suite, pour la rééducation. Je suis beaucoup moins optimiste pour la chirurgie conventionnelle. Pour la chirurgie ambulatoire qui dépend de Chalon, je suis moyennement optimiste. Enfin, je ne les oublie pas, je suis très optimiste pour le maintien des urgences».

Beaucoup de personnes, hors agglomération de Montceau, ne comprennent pas votre recours contre le multiplexe cinéma de Torcy ?
«Il ne faut pas raconter ou laisser raconter n’importe quoi, mais reprendre les choses dans l’ordre. J’ai rencontré Madame Davoine, la dirigeante Ciné Alpes, plusieurs fois entre 2014 et le début de l’année 2017. Notamment pour lui présenter deux investisseurs potentiels. Elle ne s’est pas entendue avec eux. Elle voulait le beurre et l’argent du beurre. Pendant cette période elle m’a baladée. Je lui envoyé un troisième dossier, avant qu’elle demande, en commission, sept salles de cinéma à Torcy, en assurant que Montceau a vocation à du cinéma d’art et d’essai. Ce n’est ni raisonnable, ni acceptable. Mon recours ce n’est pas pour empêcher Torcy. Je dis simplement qu’il aurait été souhaitable que les dossiers du Creusot à Torcy et de Montceau soient déposés en même temps.
Que les choses soient très claires : Je ne suis pas contre le projet de Torcy, mais contre les conséquences qu’il peut avoir».

Après trois ans de mandature, quelles sont vos rapports avec la Communauté Urbaine ?
«Je remarque que les choses «politiques» sont moins présentes dans le débat. Le Président est venu naturellement pour une visite. Et nous nous sommes mis d’accord sur quelque chose qui nous tient tous les deux à cœur, à savoir la sécurité en ville. On va écrire ensemble tout un schéma de zones 30. C’est acté.
A côté de cela, les investissements communautaires sur Montceau sont au rendez-vous. Mais je suis toujours sur la traçabilité des sommes et des soldes. Nous sommes dans la pluri-annualisation. En terme de voirie, je voudrai plus de travaux, car nos habitants veulent des territoires entretenus et développés. La sécurité, la voirie, l’éclairage publics c’est prioritaire».

Vous avez rejoint un groupe animé par Jean-Louis Borloo. Dans quel but ?
«Nous sommes plusieurs maires de toutes tendances à travailler sur l’avenir. Par exemple comment simplifier et innover pour la politique de la ville. Les dispositifs sont complexes. Quatre propositions ont émergé : Il faut d’abord libérer la parole. Nous souhaitons aussi la mise en place de vraies zones franches. Il faut aussi renouer le dialogue avec les bailleurs sociaux. Enfin nous pensons qu’il faut installer des formes de «centre bourg» dans les quartiers».
Recueilli par 
Alain BOLLERY