mercredi 20 novembre 2019

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Édito
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
Questions à...
«La Bourgogne est reconnue mondialement...» déclare le Président de Paris 2024 dans une interview à creusot-infos.
Le leader de l’opposition, qui avait échoué de peu en 2014, sera bien à nouveau candidat. Sa liste et son projet seront dévoilés en janvier. Mais Charles Landre a déjà donné quelques pistes dans une interview à creusot-infos.
«Un projet neuf et des pratiques nouvelles»
«L’élection sera le statuquo ou innover»
«Il faut rendre la ville attractive»
«Les quartiers ont besoin d’une action humaine»
1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, Michel Neugnot réagit au mouvement à la SNCF, revendiqué «droit de retrait» qui a privé de trains TER des milliers de voyageurs vendredi et qui s’est poursuivi…
«Tout est fait pour que la sécurité soit assurée»
«Sur un Dijon – Nevers pas question de supprimer les contrôleurs»
«Dans les Ardennes c’était un accident de la route»
«C’est un mauvais procès de dire qu’il y avait une situation d’insécurité faute de contrôleurs»
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Nicolas Dupont-Aignan : «L’Europe c’est comme un immeuble où on a enlevé les portes»

10/11/2018 03:15Lu 2172 foisImprimer l’article
Le patron de «Debout la France» était vendredi soir à Montceau. Au cours d’une conférence de presse il a affirmé ses convictions au sujet de l’Europe, mais pas que…
«Notre pays est en danger de mort»
«Macron : Ca sera pire que Hollande»
«Les écolos sont tarés…»
Il le dit avec un large sourire, de tous les dirigeants des partis, il est le seul à avoir officiellement annoncé qu’il sera la tête de liste de sa formation pour les prochaines élections européennes. «Laurent Wauquiez ne veut pas y aller, Marie Le Pen non plus», remarque Nicolas Dupont-Aignan.
Vendredi soir, il était à Montceau. Non pas pour annoncer que Lilian Noirot, qui a quitté le FN, puis les Patriotes,  pour le rejoindre, sera sur sa liste, ce qui semble être dans les tuyaux… Mais pour bien montrer que lui il est déjà en campagne et que cela paye déjà.


«Je grimpe. Les sondages me mettent déjà à 6 ou 7% et je sens sur le terrain que ça prend. Les gens se reconnaissent dans ma volonté de rassembler au nom de la défense des intérêts de la France», souffle-t-il.
A ses côtés, Lilian Noirot lui confirme que le mouvement approche les 120 adhérents en Saône-et-Loire. «Il y a une bonne fusion des équipes entre les anciens et les nouveaux venus», se félicite Nicolas Dupont-Aignan qui était à Colombey les deux églises, avant de rejoindre Montceau.
«Je suis dans une démarche de rassemblement des amoureux de la France, car nous avons plus de ressemblances que de différences», assure le Président de Debout la France. Les Gaullistes des Républicains, des membres du Rassemblement National, il est ouvert à tous. Il leur tend la main, «pour bâtir une coalition», car il en est convaincu : «notre pays est en danger de mort».
Nicolas Dupont-Aignan a tiré les leçons du passé. «Pour gagner, il faut un programme sérieux». Entendez : Celui de Marine Le Pen ne l’était pas assez pour remporter la dernière Présidentielle.
«Oui j’ai décidé d’être tête de liste, car on ne peut pas de plaindre de l’Europe et déserter la bataille», assène-t-il et de poursuivre : «Aujourd’hui on n’est plus seuls. On peut réorienter l’Europe». Il veut que sa liste soit l’union des Patriotes et des Républicains. «Elle doit préfigurer ce qu’attendent les électeurs de droite».
Les derniers incidents et feux de voitures à Montceau ? «Ici comme ailleurs on a laissé pourrir la situation depuis trop longtemps». Alors il est catégorique : «Réveillez vous, Macron ce sera pire que Hollande».
Il critique avec force la politique du Président de la République et dénonce qu’il veuille caricaturer le scrutin. «Non ça ne sera pas les pour d’un côté et les anti de l’autre. Moi je veux que la France reprenne son destin en main. L’Europe aujourd’hui c’est comme un immeuble où on a enlevé les portes. Le pouvoir européen se comporte comme un syndic. Pour moi l’Europe n’a pas besoin de se mêler de la vie de chaque pays. Traiter des problèmes méditerranéens, ce n’est pas à l’Allemagne de le faire, mais aux pays bordant la Méditerranée».
Et parce qu’il ne veut pas se laisser enfermer dans la caricature, Nicolas Dupont-Aignan l’affirme avec force : «Nous sommes attachés aux fondations européennes, mais il faut refaire tous les murs. Monsieur Macron veut nous emmener dans le tout pour ou le tout contre. La caricature est malsaine. Nous ne sommes pas des nationalistes. Nous sommes des patriotes».
La politique d’Emmanuel Macron, le patron de Debout la France la critique avec force : «Il n’y a encore jamais eu un Gouvernement qui a été aussi détestable avec les classes populaires, comme quand il a décidé de désindexer les retraites, alors qu’il a distribué des milliards à 3000 familles».
Nicolas Dupont-Aignan s’en prend aussi aux Verts : «Les écolos sont tarés en attaquant le nucléaire comme si c’était le diable, alors qu’ils n’attaquent pas les pétroliers. Pourtant on a besoin de l’électricité pour combattre lutter contre les gaz à effets de serre. Oui on a besoin du nucléaire. Et il faudrait que rapidement des décisions soient prises si on ne veut pas se retrouver au-devant de difficultés». Il veut des commandes d’EPR déjà pour pouvoir augmenter de façon importante le parc automobile électrique.
Alain BOLLERY