jeudi 20 septembre 2018

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Édito
Ce n’est pas parce que son retentissement médiatique est énorme, qu’il convient de juger l’affaire Benalla à un niveau supérieur de ce qu’elle est et représente.
De quoi s’agit-il ? D’un garçon qui s’est cru plus fort que les autres, parce qu’il était dans le cercle rapproché de la sécurité du Président de la République.
Questions à...
Dans une interview, Michel Neugnot, 1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, fait le point après la rentrée des classes. Le nombre de dossiers «à problèmes» liés aux transports a été divisé par deux.
La gratuité du transport scolaire sera de mise à la rentrée 2019, mais peut-être avec des frais de dossier.
Le Président de la FFR était présent samedi au Parc des sports lors de la journée découverte du rugby féminin organisée par le club des Tigresses. Il était accompagné d'Annick Hayraud, Manager de l'équipe de France féminine
A l’occasion d’une conférence de presse de rentrée, le Président du conseil départemental de Saône-et-Loire a annoncé une santé olympique pour le recrutement des médecins.
«Le Creusot a vocation à devenir le 5ème pôle»
«45 antennes vont être ouvertes sur tout le département»
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Michel Neugnot : «Les transports scolaires, ce sont 3049 circuits différents pour 123.000 élèves»

13/09/2018 03:17Lu 1130 foisImprimer l’article
Dans une interview, Michel Neugnot, 1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, fait le point après la rentrée des classes. Le nombre de dossiers «à problèmes» liés aux transports a été divisé par deux.
La gratuité du transport scolaire sera de mise à la rentrée 2019, mais peut-être avec des frais de dossier.
Michel Neugnot évoque aussi la question de la Halle des Sports au Creusot.
Quel 1er bilan tirez-vous dix jours après la rentrée des classes ?
MICHEL NEUGNOT : «C’est la première année où nous assumons pleinement la rentrée scolaire pour les transports. Le choix que nous avons fait, c’était de ne pas changer l’organisation précédente, propre à chaque département. On voulait des services déconcentrés. Car nous sommes dans une année de transition. C’est pour cela que nous avons décidé d’appliquer les règlements en vigueur dans chacun des départements de la Région».

Pourquoi cela ?
«Tout simplement parce que les prises en charge des élèves varient d’un département à l’autre. Elle peut varier en fonction de la pause méridienne, mais aussi des kilométrages. Ca varie d’un département à l’autre et nous avons conservé cette mosaïque».

Quels ont été vos principes de base ?
«Nous avons eu la volonté d’anticiper au mieux, par exemple quand il y a des demandes qui concernent la sécurité. Il faut aussi bien voir que nous avons été fortement perturbés par le retour de la semaine de quatre jours. Car contrairement aux idées reçues, ce n’est pas forcément synonyme, actuellement, d’un coût moindre, puisque toutes les communes ne sont pas revenues à quatre jours. Suivant les secteurs, suivant le cas, le coût du transport peut être moins cher, identique et même plus cher quand il faut remettre du service. Globalement, ça s’équilibre sur la Bourgogne – Franche-Comté. Nous sommes dans une démarche de toujours chercher la meilleure solution, même si on sait qu’elle n’existe pas à 100% et qu’il y aura toujours des cas difficiles à régler».

Quel est le coût supplémentaire pour la Région ?
«Suivant certaines projections, nous aurions pu avoir 1,5 million d’euros en plus. Là, à la date d’aujourd’hui, nous sommes plutôt sur 500 à 600.000 euros supplémentaire, cela à niveau égal.
L’élément nouveau, c’est que tous les élèves et leurs parents ont dû s’inscrire sur un même logiciel : Pegaz. 123.000 cartes de transport ont été distribuées en Bourgogne – Franche-Comté, alors que les estimations étaient de 140.000. Je ne suis pas certain qu’on y arrive».

Combien de demandes n’ont pas été satisfaites ?
«Quand nous avons une demande d’arrêt supplémentaire ou de déplacement d’un arrêt, la première chose que l’on regarde, c’est la sécurité. Quand elle n’est pas en cause, on accède à la demande. Nous avons eu 80 demandes d’évolution d’une desserte. Sur ces 80, nous avons délivré 11 avis favorables et 19 avis défavorables. 50 dossiers sont encore en cours d’instruction, parce que les compagnies de transports n’étaient pas prêtes. Sur ces 50 dossiers, 16 sont incomplets, 20 devraient avoir un avis favorable et 15 un avis défavorable.
Ce chiffre de 80 demandes est à mettre en perspective avec les 167 demandes que nous avions eues en 2017. Ca prouve qu’il y a eu un bon travail d’anticipation et en ce sens, je tiens à remercier les services».

Combien de cas litigieux ?
«Ils ne sont pas spécialement nombreux. Trois dans la Nièvre, un en Côte-d’Or, dans l’Yonne, en Saône-et-Loire, dans le Jura et dans le Doubs et zéro en Haute-Saône.
En Saône-et-Loire cela concernait un circuit Branges – Louhans pour un élève et nous avons répondu que nous ne pouvons pas faire un arrêt sauvage.
En Côte-d’Or, à Alice Sainte-Reine, nous allons remettre deux arrêts qui sont de circonstance et surtout parce qu’il n’y a pas de problème de sécurité.
Dans l’Yonne un lotissement a changé le centre de gravité d’une commune. Nous l’avons pris en compte et nous avons changé l’arrêt de place.
Pour chaque cas, nous décidons dans le respect du règlement des transports scolaires».

Comment aborderez-vous la rentrée de septembre 2019 ?
«Nous allons faire un travail d’harmonisation avec tous les acteurs de la filière transports. Nous allons travailler avec les chauffeurs de bus, les services de la région, les élus, les parents d’élèves. Pour que nous nous mettions d’accord pour un règlement, que ce règlement puisse être partagé. Il faut quand même bien mesurer que les transports scolaires ce sont cette année 3049 circuits différents».

Quid de la gratuité qui était une de vos promesses de campagne ?
«C’est un engagement qui sera respecté. Par contre il faudra bien se poser la question des frais de dossiers. La Région Centre – Val de Loire a décidé de la gratuité, mais avec des frais de dossier à 25 euros. On devra trancher, déterminer si l'on fait payer des frais de dossier entre 1 euro et 25 euros maxi.
 Il y a aussi la gratuité dans les communes, comme en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire. Ce sont des sujets que l’on va poser. Se posera aussi la question de la gestion de la partie méridienne. Il faut que les réponses apportées soient co-construites».

Il y aura aussi la question des accompagnateurs…
«Oui, car on touche un des aspects de la sécurité. En Côte-d’Or, c’est l’entreprise qui salarie l’accompagnateur. Parfois ce sont les communes. Il faudra aussi étudier la question de l’accompagnateur quand la scolarité, à la rentrée de 2019, sera obligatoire à 3 ans, en maternelle… Entre qualité, financement et harmonisation, il faudra trouver les bons équilibres.
J’ajoute que le conseil départemental de Saône-et-Loire a utilisé un logiciel qui est devenu le roi des transports quant à leur gestion. Nous allons l’utiliser sur l’ensemble des départements. C’est en effet un outil qui permet de savoir précisément où se trouve un enfant, s’il est dans le bus, s’il en est sort. Il permet aussi de savoir qui prend le bus. On va le généraliser à la rentrée de 2019».
Recueilli par Alain BOLLERY

Halle des Sports du Creusot :

«La Présidente va répondre»

Interrogé au sujet du sol de la Halle des Sports au Creusot, dont la dégradation a conduit la Fédération Française de Tennis de Table à ne plus attribuer au club du Creusot l’organisation de grandes compétitions, Michel Neugnot n’a pas botté en touché : «Le dossier n’a pas été mis de côté et la Présidente Marie-Guite Dufay apportera par courrier une réponse. Elle expliquera où nous en sommes. L’investissement, maintenant, ne peut pas être programmé avant le prochain budget». A suivre…
A.B.