samedi 20 avril 2019

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Fermeture Exceptionnelle Lundi 22 Avril

Édito
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
Questions à...
Le vice-président de la Région Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées est catégorique : «On sait s’adapter, on sait être réactif et on peut voter un financement exceptionnel»
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
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Michel Neugnot : «Les transports scolaires, ce sont 3049 circuits différents pour 123.000 élèves»

13/09/2018 03:17Lu 2360 foisImprimer l’article
Dans une interview, Michel Neugnot, 1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, fait le point après la rentrée des classes. Le nombre de dossiers «à problèmes» liés aux transports a été divisé par deux.
La gratuité du transport scolaire sera de mise à la rentrée 2019, mais peut-être avec des frais de dossier.
Michel Neugnot évoque aussi la question de la Halle des Sports au Creusot.
Quel 1er bilan tirez-vous dix jours après la rentrée des classes ?
MICHEL NEUGNOT : «C’est la première année où nous assumons pleinement la rentrée scolaire pour les transports. Le choix que nous avons fait, c’était de ne pas changer l’organisation précédente, propre à chaque département. On voulait des services déconcentrés. Car nous sommes dans une année de transition. C’est pour cela que nous avons décidé d’appliquer les règlements en vigueur dans chacun des départements de la Région».

Pourquoi cela ?
«Tout simplement parce que les prises en charge des élèves varient d’un département à l’autre. Elle peut varier en fonction de la pause méridienne, mais aussi des kilométrages. Ca varie d’un département à l’autre et nous avons conservé cette mosaïque».

Quels ont été vos principes de base ?
«Nous avons eu la volonté d’anticiper au mieux, par exemple quand il y a des demandes qui concernent la sécurité. Il faut aussi bien voir que nous avons été fortement perturbés par le retour de la semaine de quatre jours. Car contrairement aux idées reçues, ce n’est pas forcément synonyme, actuellement, d’un coût moindre, puisque toutes les communes ne sont pas revenues à quatre jours. Suivant les secteurs, suivant le cas, le coût du transport peut être moins cher, identique et même plus cher quand il faut remettre du service. Globalement, ça s’équilibre sur la Bourgogne – Franche-Comté. Nous sommes dans une démarche de toujours chercher la meilleure solution, même si on sait qu’elle n’existe pas à 100% et qu’il y aura toujours des cas difficiles à régler».

Quel est le coût supplémentaire pour la Région ?
«Suivant certaines projections, nous aurions pu avoir 1,5 million d’euros en plus. Là, à la date d’aujourd’hui, nous sommes plutôt sur 500 à 600.000 euros supplémentaire, cela à niveau égal.
L’élément nouveau, c’est que tous les élèves et leurs parents ont dû s’inscrire sur un même logiciel : Pegaz. 123.000 cartes de transport ont été distribuées en Bourgogne – Franche-Comté, alors que les estimations étaient de 140.000. Je ne suis pas certain qu’on y arrive».

Combien de demandes n’ont pas été satisfaites ?
«Quand nous avons une demande d’arrêt supplémentaire ou de déplacement d’un arrêt, la première chose que l’on regarde, c’est la sécurité. Quand elle n’est pas en cause, on accède à la demande. Nous avons eu 80 demandes d’évolution d’une desserte. Sur ces 80, nous avons délivré 11 avis favorables et 19 avis défavorables. 50 dossiers sont encore en cours d’instruction, parce que les compagnies de transports n’étaient pas prêtes. Sur ces 50 dossiers, 16 sont incomplets, 20 devraient avoir un avis favorable et 15 un avis défavorable.
Ce chiffre de 80 demandes est à mettre en perspective avec les 167 demandes que nous avions eues en 2017. Ca prouve qu’il y a eu un bon travail d’anticipation et en ce sens, je tiens à remercier les services».

Combien de cas litigieux ?
«Ils ne sont pas spécialement nombreux. Trois dans la Nièvre, un en Côte-d’Or, dans l’Yonne, en Saône-et-Loire, dans le Jura et dans le Doubs et zéro en Haute-Saône.
En Saône-et-Loire cela concernait un circuit Branges – Louhans pour un élève et nous avons répondu que nous ne pouvons pas faire un arrêt sauvage.
En Côte-d’Or, à Alice Sainte-Reine, nous allons remettre deux arrêts qui sont de circonstance et surtout parce qu’il n’y a pas de problème de sécurité.
Dans l’Yonne un lotissement a changé le centre de gravité d’une commune. Nous l’avons pris en compte et nous avons changé l’arrêt de place.
Pour chaque cas, nous décidons dans le respect du règlement des transports scolaires».

Comment aborderez-vous la rentrée de septembre 2019 ?
«Nous allons faire un travail d’harmonisation avec tous les acteurs de la filière transports. Nous allons travailler avec les chauffeurs de bus, les services de la région, les élus, les parents d’élèves. Pour que nous nous mettions d’accord pour un règlement, que ce règlement puisse être partagé. Il faut quand même bien mesurer que les transports scolaires ce sont cette année 3049 circuits différents».

Quid de la gratuité qui était une de vos promesses de campagne ?
«C’est un engagement qui sera respecté. Par contre il faudra bien se poser la question des frais de dossiers. La Région Centre – Val de Loire a décidé de la gratuité, mais avec des frais de dossier à 25 euros. On devra trancher, déterminer si l'on fait payer des frais de dossier entre 1 euro et 25 euros maxi.
 Il y a aussi la gratuité dans les communes, comme en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire. Ce sont des sujets que l’on va poser. Se posera aussi la question de la gestion de la partie méridienne. Il faut que les réponses apportées soient co-construites».

Il y aura aussi la question des accompagnateurs…
«Oui, car on touche un des aspects de la sécurité. En Côte-d’Or, c’est l’entreprise qui salarie l’accompagnateur. Parfois ce sont les communes. Il faudra aussi étudier la question de l’accompagnateur quand la scolarité, à la rentrée de 2019, sera obligatoire à 3 ans, en maternelle… Entre qualité, financement et harmonisation, il faudra trouver les bons équilibres.
J’ajoute que le conseil départemental de Saône-et-Loire a utilisé un logiciel qui est devenu le roi des transports quant à leur gestion. Nous allons l’utiliser sur l’ensemble des départements. C’est en effet un outil qui permet de savoir précisément où se trouve un enfant, s’il est dans le bus, s’il en est sort. Il permet aussi de savoir qui prend le bus. On va le généraliser à la rentrée de 2019».
Recueilli par Alain BOLLERY

Halle des Sports du Creusot :

«La Présidente va répondre»

Interrogé au sujet du sol de la Halle des Sports au Creusot, dont la dégradation a conduit la Fédération Française de Tennis de Table à ne plus attribuer au club du Creusot l’organisation de grandes compétitions, Michel Neugnot n’a pas botté en touché : «Le dossier n’a pas été mis de côté et la Présidente Marie-Guite Dufay apportera par courrier une réponse. Elle expliquera où nous en sommes. L’investissement, maintenant, ne peut pas être programmé avant le prochain budget». A suivre…
A.B.