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Maël de Calan : «Je refuse la «Mélenchonisation» des Républicains»

15/11/2017 03:15Lu 1196 foisImprimer l’article
Candidat à la Présidence des Républicains, Maël de Calan était en à Châtenoy le Royal, avec à ses côtés, Marie Mercier, Marie-Claude Jarrot,
Craignez-vous pour votre parti Les Républicains ?
«Oui. On est dans la refondation de la droite, après deux défaites sans précédent. Notre parti n’était pas représenté au 2ème tour de la Présidentielle et il n’a eu qu’une centaine de Députés. Le tournant ne peut pas se faire si on ne clarifie pas notre ligne, si on ne change pas de pratiques».

Quelle ligne voulez-vous incarner ?
«Il y a plusieurs sensibilités politiques au sein des Républicains. Moi et mes amis nous voulons une droite européenne, équitable, sociale, ferme sur la sécurité et l’immigration, mais mesurée. C’est en opposition à une droite plus dure.
La droite que je porte avec mes amis, elle est majoritaire dans le pays. Alors je dis que mon parti ne peut pas être décalé, ou alors il sera isolé».

C’est pourtant Laurent Wauquiez qui est donné favori…
«Oui c’est vrai. Je ne suis pas le plus connu et je ne suis pas le favori des sondages. Mais je le répète, si le parti est décalé par rapport à l’opinion générale de la droite dans le pays, alors on connaîtra de nouvelles défaites. La ligne que je veux incarner est minoritaire dans le parti, mais majoritaire dans le pays. C’est pour cela que je fais compagne, avec cinquante déplacements. Mais je ne me présente pas seul. Je m’appuie aussi sur une quinzaine d’élus qui sont sur le territoire, dans toute la France»

Votre campagne passe par Châtenoy-le-Royal. C’était important pour vous de venir en Saône-et-Loire ?
«Pour pouvoir me présenter, il fallait les parrainages de 2500 militants et j’en ai eus 3400. Il me fallait aussi les parrainages de 13 parlementaires et 23 ont signé pour moi. Dont la Sénatrice Marie Mercier et le Député européen Arnaud Danjean. Incontestablement il y a dans cette Région une base politique forte pour les idées que je porte. Leur voix compte à Paris. Ils défendent le territoire et portent un message politique au sein des Républicains».

Que pensez-vous de l’idée d’Alain Juppé d’un grand parti de centre droit ?
«Il l’a démentie et c’est une mauvaise idée. Il faut veiller à ne pas transformer les prochaines élections européennes en référendum pour ou contre l’Europe. Je rappelle que les Députés européens se prononcent sur tout, sauf sur ce qui est institutionnel».

Votre parti survivra-t-il à l’élection de son Président ?
«Je le souhaite. Je pense que c’est possible, parce que nous avons besoin d’une union de la droite et du centre. On a besoin de rassembler les différentes sensibilités. Mais si demain le parti incarne une seule droite, alors le parti sera condamné à l’éclatement et sans doute à sa disparition. Nous avons besoin d’une droite européenne, libérale et sociale. C’est le combat que je porte. C’est David contre Goliath. Suivant que j’obtiendrai 5%, 25% ou 55%, l’histoire ne sera pas la même».

Quelle a été votre construction politique ?
«J’ai adhéré au RPR en 1998. J’avais 18 ans. Je me suis toujours reconnu dans le gaullisme social. Plus Juppé que Séguin. Alain Juppé aujourd’hui encore incarne le sérieux en politique. Cela fait défaut aujourd’hui, alors même que notre pays a besoin de sérieux et d’éthique».

Que vous inspirent les Insoumis ?
«Ce sont des opposants acharnés qui s’opposent à tout, tout le temps et c’est sans doute pour cela qu’ils sont omniprésents dans l’œil des médias.
Pour moi, il y a deux oppositions possibles.
Celle incarnée par Mélenchon, avec la même radicalité sur tout. Une radicalité que certains de mon parti veulent aussi porter.
Ou bien une opposition consistant à chercher une alternative au pouvoir en place, en relevant les points communs, mais aussi en marquant les différences.
Je m’explique. Oui on doit accompagner des mesures, comme celles sur le travail ou pour l’Education.
Moi je refuse la «Mélenchonisation» des Républicains. On ne peut pas s’opposer au Gouvernement sur des sujets que l’on défendait pendant la campagne, comme sur les emplois aidés».

Trois choses que vous appréciez chez Emmanuel Macron ?
«Sa jeunesse, son dynamisme et sa volonté de changer la France en profondeur».

Et trois choses que vous reprochez au Président de la République ?
«D’abord sa majorité parlementaire très nettement ancrée à gauche, car elle a recyclé beaucoup de socialistes. Ensuite la politique fiscale qu’il mène avec la suppression de la taxe d’habitation et avec l’augmentation de la CSG qui va impacter les retraités. Enfin l’absence d’une vraie politique de sécurité et d’immigration, car si on ne règle pas tout de suite les problèmes, alors on fait le lit de l’extrême droite. Les Français attendent de la fermeté de la part du Gouvernement».
Recueilli par Alain BOLLERY

Communiqué de la Sénatrice Marie Mercier :
L'élection d'un nouveau président à la tête des Républicains aura lieu les 10 et 17 décembre prochains.
Les militants auront à choisir parmi 3 candidats : Maël de Calan, Florence Portelli et Laurent Wauquiez.
Maël de Calan viendra animer le débat démocratique en Saône-et-Loire et s’exprimer sur l'avenir de notre formation. Il sera à Châtenoy-le-Royal, Salle Rameau, le jeudi 16 novembre à 18H30.
Nous serons heureux d’accueillir Maël dont l'objectif est d'engager une rénovation de notre parti, de porter le débat d’idées et d'élaborer un programme concret autour de solutions efficaces pour notre pays, en tenant compte des évolutions du monde.