mercredi 19 décembre 2018

Samedi 22 Décembre de 11h à 12h

Venez rencontrer le Père Noël

Jusqu’au 31 Décembre 2018

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Édito
Le Président de la République ne peut pas se permettre un quatrième samedi aussi catastrophique pour l’image de la France. Il doit prendre les bonnes décisions et envoyer des signes aux Gilets Jaunes. Il n’a pas d’autre choix.
Questions à...
Le vice-président du Conseil Régional se confie sur le budget économie de la Bourgogne-Franche-Comté, «au service de toutes les entreprises».
A l'occasion de la session plénière du Conseil Régional consacrée au vote du budget, la question des transports, le premier budget de la Région, a constitué une grande par des discussions. Et l'imbroglio autour de la hausse des tarifs des abonnements TER a masqué d'autres aspect de cette compétence. Le premier vice-président revient pour Infos-Dijon sur les grandes lignes du budget transports 2019 de la Bourgogne-Franche-Comté.

Exclusif

C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
Président de l’institut national de la recherche agronomique, Philippe Mauguin s’est confié à «creusot-infos».
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Les Républicains lancent une campagne contre le passage généralisé à 80 km/h

12/03/2018 17:17Lu 2201 foisImprimer l’article
C'est une grande offensive lancée contre le Gouvernement par le parti de Laurent Wauquiez.
Le gouvernement refuse de rendre publics les résultats de l’expérimentation du?passage à 80 km/h. L’association « 40 millions d’automobilistes » les a reconstitués à partir des données du ministère de l’Intérieur sur 86 kilomètres d’expérimentation. L’étude conclut à « l’inefficacité de la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h ». Le nombre de morts sur les tronçons passés à 80 km/h en 2015 n’a pas baissé et le nombre de blessés légers a même augmenté.
Pendant la campagne, Emmanuel Macron était défavorable à un passage généralisé à 80 km/h : « Je suis naturellement favorable, dès lors que les conditions de danger l’imposent, à abaisser la vitesse à 70. Mais abaisser en section courante la vitesse à 80 interrogerait l’ensemble de l’édi ce. »
Pour Gilles Platret, porte-parole des Républicains, « quand on a des routes accidentogènes, que fait un gouvernement responsable ? Il lance un plan d’investissement pour sécuriser les routes. Que fait notre gouvernement ? Il décide d’embêter les habitants du milieu rural qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler ! »
Par ailleurs, la hausse de taxe sans précédent sur le carburant pèsera d’abord sur la France périurbaine et rurale : 77 % des Français habitant à 60 km de leur lieu de travail sont propriétaires d’un véhicule diesel contre la moitié des urbains selon l’Ifop.
Utiliser sa voiture, notamment pour aller travailler, n’est pas toujours un choix. Est-il nécessaire de rappeler au gouvernement qu’il n’y a pas de métro dans les campagnes françaises ?
Cet acharnement contre les automobilistes se traduira aussi en 2018 par l’application d’une directive européenne sur les contrôles techniques dont le coût augmentera de + 20 % en 2018 (de 65 € à 80 €) et qui seront deux fois plus fréquents (tous les ans pour les véhicules de plus de six ans contre tous les deux ans auparavant).
Nous apprenons aussi que le gouvernement s’apprête à privatiser le contrôle de vitesse pour multiplier les radars embarqués. En cas d’infraction grave, les sociétés privées ne seront pas habilitées à procéder à des arrestations immédiates. L’intention du gouvernement est limpide : continuer de matraquer les auto- mobilistes a n d’augmenter les rentrées budgétaires.
Dans un appel cosigné par cinquante députés, Guillaume Larrivé propose de lutter contre les causes structurelles de l’insécurité routière : « Plutôt que d’adopter des mesures improvisées, le gouvernement devrait mieux prendre en compte les causes structurelles de l’insécurité routière. Il apparaît en e et que le mauvais état des routes (dans un contexte de dégradation continue du réseau routier et de diminution des dotations de l’État aux conseils départementaux) et l’altération de l’attention des conducteurs (par l’utilisation indue du téléphone portable au volant ou l’usage de stupé ants) sont des causes bien plus importantes d’accidents que la vitesse à 90 kilomètres par heure. »
Jérôme Nury, député les Républicains de l’Orne a quant à lui déposé une proposition de loi cosignée par cinquante députés de tout bord et visant à con er aux maires et présidents de conseils départe- mentaux la responsabilité d’adapter les limitations de vitesse, en fonction des caractéristiques du réseau routier. Il s’agit de ne pas faire peser inutilement une contrainte importante sur nos concitoyens puisque, comme le notent les députés, « un commercial parcourant 250 km par jour verrait son temps de travail annuel augmenter de 2,5 semaines pour effectuer les mêmes déplacements ». Face la décision autori- taire du gouvernement, les parlementaires opposent une mesure pragmatique, partant du principe que les élus locaux sont les mieux placés pour connaître la dangerosité de leurs routes.

C’est une décision typique de la technocratie totalement déconnectée des réalités  du terrain. Vous voulez travailler sur la sécurité routière ? Il faut aménager des créneaux de dépassement, investir pour les routes, améliorer la viabilité hivernale. Il y a des routes où l’on peut très bien rouler à 90 km/h, d’autres qu’il faudrait passer à 70 km/h. La limitation générale à 80 km/h est absurde.
LAURENT WAUQUIEZ, président des Républicains