dimanche 18 août 2019
Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le nouvel entraîneur de l’Elan Chalon se confie dans une interview. Il explique comment il va travailler et ses premières ambitions dans cette première période de préparation.
Alors que des maires ont le blues, le Député Rémy Rebeyrotte vient de rendre un rapport pour redonner du pouvoir aux Maires, surtout des petites communes, face à des intercommunalités parfois accusées d'une trop grande voracité…
Le Député de Saône-et-Loire veut mettre de l’huile entre les intercommunalités et les communes, pour que leurs élus soient plus reconnus et considérés.
«Des conseils des Maires se prononceront sur les grandes orientations de leur intercommunalité»
A l’occasion d’une conférence de presse, le patron du groupe SOS, dont dépend l’Hôtel-Dieu du Creusot, a affirmé plusieurs choses.
«L’établissement génère un déficit. On l’a repris pour le redresser et le relancer».
«On a dit oui pour une aide-soignante de jour et «on verra» à la fin de l’année pour une infirmière de nuit».
«Pour l’urologie, la nouvelle organisation sera sans coût supplémentaire pour les patients».
«On va avoir un bon énorme en terme de prise en charge des patients».
«Le robot sera utilisé en urologie, en chirurgie digestive et en chirurgie gynécologique».
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LE CREUSOT : L’Etat et le Conseil Régional unis contre le chômage et pour les besoins des entreprises

13/11/2018 08:10Lu 2519 foisImprimer l’article
La rencontre territoriale «économie – emploi – formation» du Conseil Régional, pour la Saône-et-Loire, a eu lieu lundi après-midi au Creusot.«Il faut sortir de l'idée selon laquelle la seule adéquation emplois - chômeurs suffit à résoudre le problème», assure Océane Charret-Godard.
«Oui on peut financer quatre semaines de formation dans une petite entreprise», souligne le Sous-Préfet.
«Entre nous j’entends le même discours depuis 35 ans», souffle un des participants qui lundi après-midi avait répondu à l’invitation de la Région à L’arc au Creusot. Simple circonstance, le matin même, avait lieu à l’Académie François Bourdon la présentation du Festival de l’Industrie qui aura lieu fin novembre, avec un point d’orgue au Creusot.
La bataille pour l’emploi n’est pas forcément le parcours du combattant que mènent nombre de chefs d’entreprises pour satisfaire leurs besoins. L’équation est difficile.
Dans l’inconscient de beaucoup on croit qu’il suffit d’obtenir un CAP, un BEP, un Bac Pro, un BTS, un DUT, une Licence, un Master, ou encore un diplôme d’une grande école, pour obtenir un emploi et satisfaire aux besoins d’une entreprise. Mais ce n’est pas si simple.
Pour preuve la majorité des entreprises commencent par former leurs nouveaux embauchés. Ainsi, par exemple, tout le monde se souvient qu’Alstom au Creusot, a mis en place un espace de formation parce que les soudures sur les bogies doivent tutoyer l’excellence.
Et les petites entreprises ? «On a tous les outils possibles. Oui on peut financer quatre semaines de formation dans une petite entreprise. C’est ce qu’on appelle le POE, période opérationnelle en emploi», souffle Eric Boucourt, sous-préfet d’Autun. «Le problème c’est de trouver les candidats», ajoute-t-il. Il n’est pas dépité quand il dit cela. Mais il sait, comme nombre de chefs d’entreprises, qu’il y a un monde entre leurs besoins et la masse de personnes au chômage ou sans emploi, ce qui revient au même.
Comment dégager des solutions alors : «C’est le sens de la loi. Il faut territorialiser dans le domaine de la formation. Aller vers les branches. C’est le PLI, le plan investissements compétences, qui permettra de fluidifier et de facilité l’accès aux formations.  Et surtout de les adapter aux besoins des entreprises. Car chaque entreprise a besoin d’un volet de formation».
Le représentant de l’Etat était donc lundi au Creusot, aux côtés de la Région pour marteler combien la mobilisation est au rendez-vous, avec 260 millions apportés par l’Etat pour le PRIC (plan régional d'investissement dans les compétences).
«Nous avons souhaité de la méthode. Le fil conducteur c’est le développement des compétences» a lancé Océane Charret-Godard, vice-présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge de la formation continue, des mutations économiques, du dialogue social territorial et de l’orientation.
Plusieurs exemples ont été mis en relief, de l’adaptabilité du monde de la formation à celui du travail et des entreprises. Angeline Ménager a parlé du campus des métiers du Creusot, chevillé à l’IUT du Creusot, dont le souci permanent est d’adapter l’offre de formation. «L’idée est de faire rêver les jeunes», a-t-elle dit. Et en matière d’industrie, ce sont des trésors d’ingéniosité qu’il faut déployer. «Oui il faut donner envie», a complété Océane Charret-Godard». Surtout, un jeune, ou une personne en recherche d’emploi n’hésitera pas à s’engager dans une formation si la perspective de l’emploi est assurée. Enfin ça c’est la théorie. Car en pratique c’est parfois un peu plus compliqué. C’est bien pour cela que c’est une bataille permanente. Un peu comme une guerre des tranchées…
Alain BOLLERY

Océane Charret-Godard :

«251 millions pour investir 

dans les compétences»


«Notre objectif est de former, et mieux, les demandeurs d’emploi de longue durée et les moins de 26 ans qui décrochent», annonce Océane Charret-Godard. Elle avance aussi deux chiffres pour souligner l’ampleur de la tâche : 50% des chômeurs sont de longue durée et la moitié le sont depuis plus de 24 mois. «Surtout, l’écart se creuse», relève la vice-présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté.
«Le PRIC, le plan régional d’investissement dans les compétences, veut donc non pas résoudre le problème, mais stimuler l’adéquation entre les formations et les besoins des entreprises. L’Etat et la Région mettent le paquet : 251 millions d’euros de 2019 à 2022. Ce qui, ramené aux départements, correspond à une moyenne annuelle de plus ou moins 7,8 millions d’euros par an et par département».
Pour réussir le défi, Océane Charret-Godard est convaincu qu’il faut «travailler en écosystème, en allant jusque dans les quartiers, notamment pour trouver les personnes qui ne sont pas formées et qui sont sorties des radars».
Et l’élue l’affirme avec force : «Il faut sortir de l'idée selon laquelle la seule adéquation emplois - chômeurs suffit à résoudre le problème. Car aujourd’hui, une compétence acquise peut devenir obsolète au bout de trois ans. C’est pour cela qu’il faut sans cesse adapter les formations et être au plus proche des besoins des entreprises».
A.B.