lundi 09 décembre 2019

Du Jeudi 5 au Samedi 21 Décembre

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Édito
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
Questions à...
Responsable de «Services Dispen», Saïd Haddoudi répond aux questions de creusot-infos sur une activité maintenance en plein développement. Il annonce 12 embauches en 2020.
Budget, emploi, chômage, pouvoir d’achat, réforme des retraites, grève à la SNCF… Rémy Rebeyrotte s’est prononcé sur une multitudes de sujets au cours d’un point presse.
Né au Creusot, Gilles Lagarde dont les parents sont à Saint-Jean de Trézy, occupe la fonction prestigieuse de Directeur de Cabinet du Président du Sénat, le 2ème personnage de l’Etat.
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Laëtitia Martinez : «La bonne santé du sport féminin est un enjeu de service public»

07/07/2019 03:17Lu 2553 foisImprimer l’article
Vice-présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté en charge des sports, Laëtitia Martinez, dans une interview, évoque l’engouement autour du mondial féminin. Elle souligne aussi la démarche volontariste de la Région pour développer et soutenir le sport féminin.
Avez-vous été impressionnée par l’engouement autour du mondial féminin et de l'équipe de France ?
LAETITIA MARTINEZ : Oui vraiment, même si sur le sujet j’avais confiance, car jouer ce mondial à domicile, pour l’équipe de France, était annonciateur. Il n’empêche les Bleues ont su susciter de l’engouement et de l’enthousiasme. 12 millions de téléspectateurs c’est quand même énorme. C’est en tout cas la preuve que le sport féminin ne laisse pas indifférent, contrairement aux idées reçues» ;



Regrettez vous que la Bourgogne – Franche-Comté n’a pas accueilli de matches ?
«Oui, car on aurait vraiment aimé que la candidature d’Auxerre soit retenue. Mais malgré cela, même chez nous tout le monde s’est pris au jeu. Le football féminin a marqué des points».

En septembre, cela bénéficiera-t-il aux clubs et à leurs sections féminines ?
«Je suis certaine qu’il y aura plus de filles dans les clubs. Car quand  on est jeune, que l’on peut s’identifier à une joueuse, avoir son poster, ça donne envie. C’est ainsi, dans le sport, on a besoin de s’identifier. Et puis quand dans un sport il y a des médailles, comme cela peut être le cas aux Jeux Olympiques, cela n’est pas sans effets. Y compris, on l’a vu, pour la boxe».

La Ligue de Football de Bourgogne – Franche-Comté va s’installer à Dijon. C’est une bonne décision ?
«C’est sa décision et elle a été pris en fonction de ses besoins. C’est son choix. Les infrastructures permettront de l’accueillir dans de bonnes conditions. Et puis Dijon a un club en Ligue 1 pour les hommes comme pour les femmes. Dijon est clairement identifiée comme une ville de football».

Le sport féminin est-il au niveau où il doit être en Bourgogne – Franche-Comté ?
«Très clairement, le sport féminin se porte mieux que ce qu’il a été… Mais on peut aller plus loin. Notre région compte 37,8% de de féminines licenciées. C’est inférieur à la moyenne nationale. Pour moi la bonne santé du sport féminin, c’est un enjeu de service public. C’est aussi un enjeu pour le développement des clubs.  Mais cela passe aussi par la formation de dirigeantes. Je le répète, il faut aller plus loin. En ce sens, les collectivités ont un rôle à jouer».

Comment ?
«Depuis trois ans, c’est une priorité politique à la Région. Nous avons un regard constat sur le développement sur sport et plus particulièrement du sport féminin. Nous avons décidé que la présence des femmes est obligatoire pour contractualiser. C’est le sens du Contrat Régional de Développement du Sport que nous avons mis en place. Cela peut paraître trop contraignant, mais la Présidente de la Ligue d’Escrime, que sans ce caractère obligatoire, elle n’aurait pas la légitimité pour porter son plan d’action.
Et puis le Conseil Régional apporte un soutien affirmé, comme au club de hand féminin à Dijon, ou encore au club de basket de Charnay lès Mâcon qui monte dans l’élite, avec une subvention de 150.000 euros. Nous avons intégré qu’il faut les accompagner. Je demande aux clubs qui nous demandent des aides pour des équipements, d’avoir une mixité des vestiaires et des toilettes, certes. Mais aussi sur l’occupation des équipements.
Nous avons aussi mis en place un réseau de femmes dirigeantes dans le sport.
Enfin à l’occasion du passage du Tour de France, nous allons mettre l’accent sur le sport féminin et sur la pratique du vélo par des femmes. Ce sera la veille, sur le même parcours».
Recueilli par Alain BOLLERY