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Jean-Claude Lagrange : «Il y a un rebond économique et industriel en Bourgogne – Franche-Comté»

13/10/2017 03:15Lu 1876 foisImprimer l’article
Vice-président du Conseil Régional en charge de l’économie, Jean-Claude Lagrange parle exportation, santé économique et enjeux de formations, dans une interview à creusot-infos.
En quoi la Région a-t-elle un rôle à jouer pour l’internationalisation des entreprises de Bourgogne – Franche-Comté ?
«Les exportations, être présent à l’étranger, c’est porté par les entreprises. Avec d’un côté de grands groupes et de l’autre des PME. C’est PSA à Sochaux et ce sont des PME au Creusot ou bien à Nolay qui, sont sur des marchés de niche, mais pour qu’il est important d’avoir des parts de marché à l’étranger. Il est donc très important pour la Région d’être en capacité d’accompagner les entreprises les plus modestes, les moins armées. Et c’est en règle générale porté par la CRCI. En fait, collectivement, nous avons les outils et les conseils, car bien évidemment on n’exporte pas de la même manière en Allemagne et au Pakistan».

Une analyse économique de France 2 n’a pas été très tendre avec la Bourgogne – Franche-Comté. Quelle est la santé économique de la Région en ce dernier trimestre 2017 ?
«Oui, c’est vrai, il y a des entreprises en difficultés, mais personne ne peut contester qu’il y a un rebond économique et industriel. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les acteurs économiques, les chefs d’entreprises.
Ca c’est le premier constat que je fais, ou que j’enregistre, c’est selon. J’en ajoute un second, beaucoup plus pragmatique. Quand on est une grande région industrielle comme l’est la Bourgogne – Franche-Comté on subit plus la crise que des régions qui ne sont le pas ou peu. C’est mathématique. Quand on a des usines c’est plus fréquent d’avoir des entreprises en difficultés que quand on n’a pas d’usine. En fait, le constat qui a été dressé par France 2 était un constat en trompe-l’œil. Il ne correspondait pas à la réalité d’aujourd’hui.
Le rebond est réel et j’en veux pour preuve les problématiques d’embauche et de recrutement mises en-avant par les entreprises. Le rebond est tellement important que des entreprises de la métallurgie, par exemple, ont des difficultés de recrutement. C’est ça la réalité aujourd’hui sur certains territoires de la Bourgogne – Franche-Comté. On est donc loin de la caricature qui a été faite»

Face à cela quelles réponses la Région peut-elle apporter ?
«Le vrai enjeu c’est de répondre aux besoins avec des formations adaptées aux territoires et aux entreprises qu’on y trouve… On ne gère pas les problématiques d’emploi à Dijon, comme dans la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau, le Grand Chalon ou le Charolais. Ce sont des territoires avec des besoins spécifiques, d’où l’enjeu d’une vraie adaptabilité. Nous au Conseil Régional, on veut faire un lieu entre l’économie et la formation. C’est ce que nous réussissons, par exemple, sur Montceau, avec le Mecateam Cluster…»

C’est-à-dire ?
«Le fait d’avoir mis les gens en formation par alternance, on a pu dégager des emplois et des embauches. Le taux d’embauche est quand même de 80% parce qu’on a su adapter les formations aux besoins des entreprises. Devant ce constat, le défi c’est l’orientation. Il faut que l’on fasse comprendre aux parents et à leurs enfants qu’il y a des métiers bien payés dans l’industrie. Et puis la Région veut aussi accompagner l’innovation dans les entreprises, pour des emplois encore plus attrayants. C’est une politique d’ensemble qu’il faut mener».
Recueilli par Alain BOLLERY