mercredi 20 novembre 2019

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Soirée Beaujolais : Samedi 23 Novembre

Repas dînatoire et soirée musicale «Cave Men» : Vendredi 6 Décembre

Soirée de la St Sylvestre : Mardi 31 Décembre

Édito
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
Questions à...
«La Bourgogne est reconnue mondialement...» déclare le Président de Paris 2024 dans une interview à creusot-infos.
Le leader de l’opposition, qui avait échoué de peu en 2014, sera bien à nouveau candidat. Sa liste et son projet seront dévoilés en janvier. Mais Charles Landre a déjà donné quelques pistes dans une interview à creusot-infos.
«Un projet neuf et des pratiques nouvelles»
«L’élection sera le statuquo ou innover»
«Il faut rendre la ville attractive»
«Les quartiers ont besoin d’une action humaine»
1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, Michel Neugnot réagit au mouvement à la SNCF, revendiqué «droit de retrait» qui a privé de trains TER des milliers de voyageurs vendredi et qui s’est poursuivi…
«Tout est fait pour que la sécurité soit assurée»
«Sur un Dijon – Nevers pas question de supprimer les contrôleurs»
«Dans les Ardennes c’était un accident de la route»
«C’est un mauvais procès de dire qu’il y avait une situation d’insécurité faute de contrôleurs»
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FRANGY EN BRESSE : La Fête de la Rose en mode reconquête de son ADN

26/08/2019 03:17Lu 3596 foisImprimer l’article
Les socialistes ont trouvé un second souffle à Frangy en Bresse, sur un mode reconstruction plus facile à dire qu’à faire…
En 2018, la 46ème Fête de la Rose s’était déroulée dans un petit chapiteau, ce qui avait conféré un parfum de cirque, collant parfaitement à ce que l’on avait pu voir. Invité par Denis Lamard, Emmanuel Maurel, député européen PS frondeur, était venu jouer sa musique face à Valérie Rabot, chef du groupe PS à l’Assemblée Nationale, et qui avait elle été invitée par Cécile Untermaier, député de la Bresse.
Sur le terrain de foot, c’est un parfum de gros malaise qui avait émergé. Un an plus tard, et une élection plus tard, celle des européennes, qui a vu Raphaël Gluskmann sauver un peu plus que les meubles pour le PS, tandis qu’Emmanuel Maurel sauvait lui sa peau à Bruxelles et Strasbourg, malgré l’échec des Insoumis, la Fête de la Rose s’est évertuée, pour sa 47ème édition, à reprendre des couleurs.


Déjà le PS canal historique a repris les choses en main, sous la férule de Cécile Untermaier et de Guillaume Badet. Mais la partie était loin d’être gagnée. Pour tout dire trouver une tête d’affiche n’a pas été facile. Car cette année Frangy tombait en même temps que l’Université d’été du PS à La Rochelle. Olivier Faure ne pouvait venir en Bresse, Bernard Cazeneuve lui aussi pressenti avait des obligations familiales incontournables et les Maires de Nantes et de Rennes ont décliné l’invitation.
Qu’importe, le Maire de Bourg en Bresse, Jean-François Debat, a lui accepté de venir. Laurent Grandguillaume aussi devait venir. Mais l’ancien député de Côte-d’Or et surtout promoteur des «territoires zéro chômeur» s’est fait porter pâle pour cause de soudaine et terrassante maladie. Ce qui a suscité beaucoup de commentaires sous le chapiteau où l’on a débattu, alors que l’année dernière encore on y dégustait du poulet de Bresse.
L’autre grand absent était évidemment Arnaud Montebourg qui n’a pas voulu faire son miel des difficultés de ses amis à rebondir et a élargir le champ du rassemblement de la famille.
Il n’empêche à l’heure du bilan de la journée, les sourires étaient plutôt de mise. Entre roses fanées ou boutons de rose, la Fête de Frangy est plutôt sur les seconds dépourvus d’épines.
Il est vrai que le débat de fin de matinée, consacré à la place des communes ne pouvait guère diviser.
Orchestré par Christophe Bouillon, député de Seine Maritime et surtout président de l’association des petites villes de France, il a logiquement fait consensus. Quand Jérôme Durain a montré du doigt «les différences de moyens entre les intercommunalités» ; quand Jean-Luc Fonteray a expliqué les difficultés rencontrées par les communes en périphérie des villes, quand le Maire de Lalheue a démontré pourquoi il est plus facile d’être maire d’une petite commune quand on est retraité… Mais surtout, tout le monde a convenu que s’il y a bien une chose à préserver dans nos démocratie, c’est l’échelon communal.
Consensus, aussi l’après-midi, quand Cécile Untermaier a détaillé les combats menés et à mener par le PS contre la politique d’Emmanuel Macron : Contre la privatisation des aéroports de Paris, contre le CETA et les importations de viande bovine, contre les ordonnances pour la justice des mineurs, contre la réduction du nombre de parlementaires, «car c’est contre la démocratie».
Une démocratie dont le Maire de Bourg a voulu défendre l’ADN en contestant les doctrines d’Emmanuel Macron et de son Gouvernement.
«Rappelez vous, il y a deux ans, on nous disait «le monde tourne sans vous». Mais deux ans après, les opinions ont bien changé. La vérité, c’est que les valeurs, nos valeurs restent. Elles doivent être défendues et portées. Car la vérité c’est que l’on a assisté à la dissipation d’un mirage».
Pour l’élu bressan, «tout le monde a bien vu que l’on voulait prendre de l’argent aux pauvres pour le donner aux riches». Et Jean-François Debat est catégorique : «La République en Marche est clairement un parti de droite».
Alors il plaide pour l’union : «Le total des voix de gauches aux européennes c’est 20%. Il ne faut donc pas se diviser, car nous sommes la seule alternative. On n’a pas à faire le seul choix entre Macron et Le Pen. C’est dangereux et cela a amené Salvini en Italie».
Le Maire de Bourg envoie aussi un message à l’adresse des écologistes : «Je leur dis : N’essayez pas de remplacer une hégémonie par une autre, vous n’y arriverez pas. Nous gagnerons ensemble, en nous respectant. Car nous sommes de gauche et il y a des différences entre la gauche et la droite. Notre ADN ce sont les services publics, la protection sociale pour tous, une juste rémunération».
Les municipales : Le Maire de Bourg en Bresse est optimiste : «En France, on nous dit partout que nous sommes capables de gérer. Notre ADN c’est de mettre en place des projets».
Il estime aussi qu’il faut changer les comportements pour répondre aux nouvelles exigences environnementales : Ne pas remplacer toutes les voitures à énergie fossile par des voitures électriques, «mais avoir des voitures électriques utilisées par plusieurs». Idem pour les perceuses électriques : «Elles ne sont utilisées que 7 minutes par an dans un ménage. On n’est donc pas tous obligés d’en avoir une, mais les gérer par exemple avec une coopérative».
Et concernant le nucléaire, il plaide d’abord pour des économies de consommation, pour permettre à d’autres énergies de pouvoir prendre la place du nucléaire. Tout en plaidant pour un vaste plan d’isolation des logements.
Bref avec ce discours, le Maire de Bourg s’est inscrit dans l’esprit de la journée et de la fête de la rose. «Mais plus facile à dire qu’à tout faire», remarquait un militant socialiste en repartant.
Alain BOLLERY
(Photos Nicolas RICHOFFER)