jeudi 27 juin 2019

Nuit des Soldes Vendredi 28 Juin de 19h à 21h

Chez les commerçants de «Creusot Foch»» et ceux de «Commerces en coeur»

Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le Député de Saône-et-Loire veut redonner du pouvoir aux Maires et encore plus dans les intercommunalités. Rémy Rebeyrotte a aussi dit ce qu’il pense de la menace de rétention des notes du Bac.
Municipales : «Nous avons des Marcheurs dans les deux majorités au Creusot et à Autun…»
Alors qu’ils sont officiellement présentés ce jeudi à 18h30, Jérémy Pinto lève un coin du voile sur les 42 rendez-vous programmés.
Nicolas Pommerel est le nouvel entraîneur du Creusot, avec Eric Catinot pour les arrières et Vuli pour les avants.
Avant la reprise de juin, Nicolas Pommerel se confie dans une interview à creusot-infos.
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Elections européennes : Pour Arnaud Danjean «la liste En Marche est une liste socialo-écolo»

16/05/2019 21:15Lu 2344 foisImprimer l’article
Plus de 700 personnes ont accueilli le trio européen des Républicains aux élections européennes. Un vrai succès pour Gilles Platret et Arnaud Danjean.Le Député européen sortant n’a pas été tendre avec Emmanuel Macron et Nathalie Loiseau, accusés de recycler des «socialistes de 3ème zone» et de débaucher des écologistes, assurant que «Jérémy Decerle est là pour la photo».
François-Xavier Bellamy : «Comment peut-on accepter qu’une entreprise chinoise vienne prendre des marchés en France alors que cela nous est interdit en Chine ? Nous croyons à l’excellence de nos agriculteurs qu’il faut cesser d’insulter»
Longtemps. Il y a bien longtemps que la salle Marcel Sembat à Chalon sur Saône n’avait pas rassemblé autant de militants. C’est ce que Gilles Platret, n’a pas manqué de relever ce jeudi soir, pour le grand meeting de campagne des Républicains, avec son trio de tête : François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean.
Plus de 700 militants, dont de nombreux élus venus parfois de loin, à l’image d’Alain Joyandet, attendaient les trois candidats auparavant passés par le Charolais, et un élevage, à l’invitation de la Députée  Josiane Corneloup qui a rejoint les Sénateurs Marie Mercier et Jean-Paul Emorine, mais aussi André Accary, président du conseil départemental. C’est Gilles Platret, par ailleurs porte-parole des Républicains, qui a ouvert le balle et chauffé la salle pour un meeting offensif, à dix jours du scrutin.

Gilles Platret


«La France traverse une crise qu’elle n’a jamais connu depuis 1968. Là il s’est passé quelque chose depuis la fin novembre, que nous n’avions pas connu depuis des décennies.
La parole politique aujourd’hui c’est du sable qui s’écoule. Sans décisions, on peut continuer de vivre cette crise qui s’étale depuis 30 semaines. Nous les maires nous pouvons témoigner de la réalité que vivent nos concitoyens. Ils sont hachés menus. La liberté n’existe plus pour un grand nombre de nos concitoyens.
Cette crise a ébranlé le pouvoir, courant décembre, la République a basculé. Le Président ne savait plus quoi faire. Avec le grand débat, la vérité, c’est que le Président de la République s’est offert une campagne.
Elle va finir comme elle a commencé. Avec Emmanuel Macron. Il reprend la main sur une campagne qu’il a lancée. Ce n’est pas qu’une anecdote, c’est plus grave que cela.
Car tout ceci n’a connu aucune réponse politique. Le Général De Gaulle avait dissout l’Assemblée Nationale. Monsieur Macron rien, pas même un changement de Premier Ministre.
Quand on est face à un peuple qui a été humilié, on donne un signe politique. Peut-être que la réponse politique c’est le 26 Mai. Nous devons nous en servir pour exprimer la volonté que nous avons d’un certain changement.
Il faut pour cela sortir du piège de considérer qu’il n’y aurait que deux listes en compétition. On a l’impression que la liste ne Marche est opposée à celle du Rassemblement National.
Quand nous on demande un débat, on l’accepte à condition qu’il ne soit pas retransmis. Cela me rappelle les législatives.
Si on réduisait le débat entre Monsieur Macron et Madame Le Pen, on aurait stérilisé la politique. Le risque c’est un pont pour Madame Le Pen en 2022. Il y a deux ans, on aurait pu avoir un duel entre Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon. Si on continue, on finira par donner le pouvoir aux extrêmes. Oui Madame Le Pen peut accéder à l’Elysée…


Agnès Evren


«Grâce à François-Xavier on amène une vision. Depuis la campagne de Nicolas Sarkozy, jamais les salles n’avaient été aussi pleines.
Remercions Laurent Wauquiez d’avoir fait le choix de l’intelligence. Cette élection n’a jamais été aussi importante pour l’Europe. Nous avons des défis importants à relever. Nous avons besoin de l’Europe pour lutter contre le terrorisme, pour le défi climatique. Nous sommes pro-européens et nous n’avons pas de leçons à recevoir. C’est le Général De Gaulle qui a fait la paix, réconcilié les pays. Nous sommes pour l’Europe mais pas une Europe qui braderait les Nations. L’élection est cruciale aussi pour notre parti. Nous avons des sensibilités différentes, mais nous avons tous la même vision de l’Europe.
François-Xavier est un peu un magicien, car il a rassemblé notre famille. C’est important, car derrière les élections européennes nous aurons les élections municipales. Notre pays est fracturé et nous devons préparer l’alternance.
Arnaud Danjean, on a en partage une conception de la politique, d’être au service du bien commun. Il est reconnu au parlement européen pour son domaine régalien celui de la défense».


Arnaud Danjean


«Ca fait plaisir de retrouver toute la famille. C’est ce qu’on a eu à Paris. C’est une grande fierté pour moi et pour Gilles, d’accueillir ici le trio. Car cela fait longtemps que nous n’avons pas fait campagne ensemble. Ca nous manquait de nous retrouver, de faire du terrain ensemble.  Il y a la sincérité de l’engagement dans notre liste.
S’il y a bien un public auquel je ne peux pas mentir c’est vous. Nous avons été nombreux à douter, à être ébranlés par ce qui s’est passé en France. Les Présidentielles, les législatives, le séisme dans le pays, cela a ébranlé beaucoup de personnes. J’ai été ébranlé, j’ai eu des doutes. Quand des Allemands, des Polonais de droite, vous disent, vous la droite française vous n’avez pas été très bons, pourquoi vous ne laissez pas sa chance au successeur de Hollande. Mais c’est vrai que n’importe qui après Hollande aurait eu un courant de sympathie.
Les commerçants, les artisans, nous disaient «ce Président va faire les réformes que vous n’avez pas faites». Il y a eu le doute. Mais le miracle s’est dilué. Et puis le «en même temp»s de Monsieur Macron nous a conduit dans le mur, avec des renoncements et des «non choix». Et puis, il y a eu l’absence de résultats.
En politique on peut avoir des affinités, avoir des réflexes face à des problèmes. Moi j’ai vu, sans l’ombre d’un doute, où allaient mes affinités. Car les gens du macronisme sont à gauche, dans la détestation de la droite, comme Monsieur Griveaux.
Oui c’est vrai Monsieur Macron envoie des signaux qui peuvent séduire des gens de droite. Son entourage, ses soutiens, Cohn-Bendit, Guiguou, ce ne sont pas des gens de droite.
Nous, nous ne sommes pas tous d’accord. Mais quand il s’agit de la France, nous avons les mêmes affinités. Tous ces Macroniens, c’est assez amusant d’observer qu’il y a quelques mois n’avaient pas de mots assez bons pour m’attraper. Aujourd’hui ils n’ont pas de mots assez durs. Mais je n’ai renoncé à rien. Je suis toujours resté dans ma famille. J’ai toujours payé mes cotisations. On ose me dire que je suis opportuniste… Opportuniste d’aller sur une liste à 8% plutôt qu’une liste que l’on donnait à 22%, que l’on m’offrait des strapontins ministériels.
L’élection européenne, est aussi une échéance nationale. C’est aussi le choix de Madame Le Pen.
A ceux qui doutent, je dis regardez les listes. Voter Loiseau, c’est voter socialo-écolo. Pascal Canfin il a été ministre de François Hollande. Il a quitté le Gouvernement quand Valls a été nommé, car il était trop sécuritaire.
Pascal Canfin dit qu’il a obtenu des garanties. Quand un écolo dit qu’il a eu des garanties, il faudra être vigilant. Il y a du souci à se faire. Ils ont débauché un jeune agriculteur, mais la vérité c’est qu’il est là pour la photo. Il y a aussi Durand, qui est au groupe écologiste à Strasbourg et sur la liste de Madame Loiseau. Monsieur Durand a voté contre une disposition, dont Madame Loiseau le même jour se félicitait de son adoption.
La liste Loiseau, c’est du recyclage de la 3ème catégorie du PS, ou des écolos.
Les gens qui veulent voter Macron doivent savoir qu’ils ne votent pas pour la droite.
Sur le sujet du terrorisme, il y a deux lignes dans le programme d’En Marche. Et encore sans dire qu’il est islamiste. Il n’y a pas un mot sur l’idéologie. C’est un vrai sujet.
Notre liste a un grand avantage, c’est notre tête de liste. François Xavier Bellamy est une belle personne, polie».


François-Xavier Bellamy


«Avec Gilles Platret vous avez la chance d’avoir un maire de combat, de terrain, qui pense et qui lit…
Ca n’a pas été facile de faire campagne, car on nous demandait ce qu’était la différence avec le programme en Marche. Mais la différence, c’est que nous, nous avons un programme.
Oui les Français ont le choix. Nous tentons d’honorer ce débat. Nous voulons parler de l’Europe et non pas se laisser piéger par un débat mortifère entre Macron et le Rassemblement National. Un éleveur nous a dit «ce que vous avez dit est bien joli, mais il y a tant d’agriculteurs qui travaillent avec tant de peine». Leur inquiétude est réelle, il faut l’entendre. La défiance qui monte, qui est insultée quand elle veut s’exprimer, ce n’est pas un populiste. La seule question qui compte c’est de construire une Europe dans laquelle aucun agriculteur ne sera inquiet.
On a dépensé 12 millions d’euros pour le grand débat, sans réponse derrière.
Face à tous les grands défis, nous avons besoin de l’Europe. Nous avons construit un grand marché commun, qui est devenu une cible plutôt qu’une force.
20% de notre PIB est ouvert à 95% aux marchés internationaux. Comment peut on accepter qu’une entreprise chinoise vienne prendre des marchés en France alors que cela nous est interdit en Chine. La réponse elle est dans l’Europe.
Ce qui fait notre force dans la mondialisation, c’est notre marché de 500 millions d’habitants. Mais seulement si l’Europe veut bien que son grand marché soit une force et non pas une cible.
Il faut que les règles soient les mêmes pour tous. Notre famille politique croit en la force de nos entreprises, à notre savoir-faire. Nous croyons à l’excellence de nos agriculteurs qu’il faut cesser d’insulter et qu’il faut remercier de la confiance qu’il nous apporte dans notre alimentation.
Nous ne croyons pas que l’avenir est seulement dans les circuits courts, mais nous pensons qu’il faut imposer les mêmes règles à tout le monde. Notre équipe de France d’agriculteurs, d’industriels, s’est laissé imposer des règles qui n’étaient pas les mêmes partout.
Il faut que l’Europe assume de défendre nos entreprises et nos emplois. La préférence européenne et nationale ne doit pas être un tabou ni un vain mot.
Bien sûr qu’il est bon d’alimenter nos enfants avec des circuits courts, mais il faut aussi rayonner et exporter. Il faut sortir de la naïveté.
Le défi écologiste, il faut saisir la racine, la cause, pour y répondre. Ceux qui travaillent et n’y arrivent pas, c’est le fruit de la mondialisation que l’on a laissé se faire. Ce ne sont pas nos agriculteurs qui sont responsables de la crise écologique.
On a tué nos agriculteurs. Comme pour les cerises, et on mange celles que l’on en voulait pas et qui sont importées. C’est la double peine. La France n’est pas un paradis écologiste, c’est juste un enfer fiscal.
Concernant le terrorisme qui a tué dans nos villes, nous avons le défi de reconstruire le lien. Nous n’avons plus le droit de reculer. Nous devons défendre notre unité. Il ne doit pas y avoir dans les cantines des tables pour les musulmans et pour les autres. La naïveté de Monsieur Macron est d’avoir attendu deux ans pour parler de terrorisme islamiste.
Ceux qui sont nés en France sont français de droit, mais ils sont aussi français de devoir. Nous avons besoin d’un pacte européen contre l’islamisme, pour faire fermer les mosquées salafistes. Il faut créer un tribunal international en Irak. L’arsenal sécuritaire ne servira à rien si on ne gagne pas la bataille de l’éducation et de la culture. Il faut leur donner la France à aimer et l’Europe en héritage».
Alain BOLLERY

Un hommage appuyé à Arnaud Danjean
François-Xavier Bellamy a adressé un hommage appuyé à Arnaud Danjean, le régional le député européen sortant : «Avec Agnès, nous avons appris d’Arnaud, et si j’ai été convaincant à la télévision, c’est de tout ce qu’Arnaud Danjean m’avait appris. Il nous a donné les subtilités européennes. Le parlementaire que je voudrai devenir ressemble à lui. Avec Arnaud on a aussi trouvé un ami, au nom du bien commun. Nous voulons offrir un nouvel espoir aux Français. La Bourgogne est une terre de résistance et de fortes têtes».
A.B.