vendredi 17 août 2018

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Édito
Ce n’est pas parce que son retentissement médiatique est énorme, qu’il convient de juger l’affaire Benalla à un niveau supérieur de ce qu’elle est et représente.
De quoi s’agit-il ? D’un garçon qui s’est cru plus fort que les autres, parce qu’il était dans le cercle rapproché de la sécurité du Président de la République.
Questions à...
Après une saison à découvrir l’élite du basket français, Bastien Pinault a une formidable envie de voir l’Elan Chalon réussir un bel exercice 2018-2019. Il a envie de tout casser et il veut consentir les efforts nécessaires pour doubler son temps de jeu.
Au soir d’une journée d’intégration où il a emmené ses joueurs sur une falaise avant de les faire marcher sur l’eau, juste avant la reprise officielle de l’entraînement, l’entraîneur de l’Elan Chalon a répondu à nos questions.
Dans une interview fleuve à creusot-infos, Anibal Castano balance ses vérités. Sur son sport le basket, sur la Fédération, sur l'arbitrage.
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EDITO : Vous parlez d’une affaire, quelle affaire…

23/07/2018 03:18Lu 4091 foisImprimer l’article
Ce n’est pas parce que son retentissement médiatique est énorme, qu’il convient de juger l’affaire Benalla à un niveau supérieur de ce qu’elle est et représente.
De quoi s’agit-il ? D’un garçon qui s’est cru plus fort que les autres, parce qu’il était dans le cercle rapproché de la sécurité du Président de la République.
Et parce qu’il se croyait fort, qu’il se croyait tout permis, il a donc rusé pour aller «se faire des manifestants» le 1er Mai dernier.

C’est évidemment inacceptable, car il ne peut y avoir de police parallèle, même si tous les pouvoirs s'en sont toujours plus ou moins accommodé.
Alexandre Benalla est un ancien du Parti Socialiste qui a cru suffisamment tôt en la victoire d’Emmanuel Macron pour se couler dans le cercle des proches et occuper une position centrale.
Les pruneaux qu’il a distribués le 1er Mai dernier sont l’expression d’une soif d’en découdre. Et son attitude a été aussi détestable que scandaleuse. On peut évidemment se réjouir de voir que la presse a sorti ce qui est devenu une affaire dans le prisme médiatique alimenté par des réactions politiques en chaîne, à la limite de l’hystérie.
On peut donc s’amuser de voir que Le Monde a repris le pouvoir sur les affaires, après avoir vu Médiapart se faire un nom sur l’affaire Cahuzac. Le Monde en 1985 sous l’impulsion d’Edwy Plenel avait sorti l’affaire du Rainbow Warrior. Mediapart, dirigé par le même Edwy Plenel, a lui sorti l’affaire Cahuzac. Il est heureux que des médias soient capables de sortir des infos. Que celles-ci deviennent des affaires est autre chose.
On peut cependant se poser la question du calendrier. Alors que tout va si vite dans notre société, que l’information instantanée, qu’elle soit radiophonique, télévisuelle ou digitale, est devenue une règle, oui on peut se demander pourquoi il aura fallu attendre plus de deux mois pour que Le Monde sorte le dossier Benalla.
Pour les opposants au Président de la République «l’affaire Benalla» arrive à point nommé, comme une oasis dans un désert.
Car c’est vrai que l’aisance d’Emmanuel Macron depuis son élection laisse peu de prises à ses adversaires politiques. Depuis son arrivée à l'Elyée, toutes ses réformes sont passées. On lui promettait le pire avec la réforme de la SNCF, elle a été adoptée et les grèves sont en voie d’extinction. Ajoutez la victoire de la France au Mondial de Russie, le peu de défiance du peuple à l’égard de la réforme de la constitution, et vous avez des oppositions qui végètent, qui se cherchent.
Alors forcément l’affaire Benalla a été comme une grande bouffée d’oxygène pour une partie de la classe politique et sans doute que ses conséquences seront bien pénibles pour le pouvoir. Du Président de la République au Ministre de l’Intérieur. Sans doute beaucoup plus pour le second que pour le premier, dont on voit mal Alexandre Benalla dire que c’est à la demande de son Président qu’il est allé mettre des châtaignes, alors même que son patron était très loin de Paris et de la France...
Il n’en demeure pas moins que pour conserver un minimum de raison, il convient se rafraichir la mémoire et de rafraichir celle d’un certain nombre de politiques.
Ainsi, les Républicains, qui se réclament du Général de Gaulle, ont-ils oublié ce qu’étaient les pratiques et les méthodes du SAC, le fameux service d’action civique, qui ne s’est jamais distingué par sa tendresse ?
Ainsi, les socialistes ont-ils oublié l’affaire des Irlandais de Vincennes et pour ceux parlant de «barbouzeries», l’affaire du Rainbow Warrior ?
Entendre le PCF et les Insoumis s’étrangler devant «les coups de poings» de Monsieur Benalla jouant les Policiers, renvoie forcément, pour le PCF, à l’angélisme du KGB, dont tout le monde sait que les méthodes étaient démocratiques ; Et au «dégagisme» porté par les Insoumis de Monsieur Mélenchon.
Voir Marine Le Pen s’indigner quand on remonte l’histoire du FN et de ses coups d’éclat, ne manque évidemment pas de sel, ni de poivre. Car si les «gros bras» de Madame Le Pen étaient des enfants de chœur cela se saurait.
La vraie question est de savoir ce qui restera de cette affaire Benalla à l’horizon de la fin de l’été, de la fin de l’année, au-delà des «rétrospectives»…
Sur l’échelle graduée des affaires, elle n’est pas la plus importante. Il n’y a pas eu mort d’homme, fort heureusement. Il y a un écho médiatique puissant. Mais tout cela aura une fin.
Comment Emmanuel Macron va-t-il s’en sortir ? Va-t-il user d’un ou de plusieurs fusibles ? Va-t-il en profiter pour pratiquer un remaniement ministériel dont il était question il y a quelques semaines ? Les réponses ne devraient pas attendre très longtemps. Non pas que le temps presse. Mais bien parce qu’il faudra bien en finir avec cette séquence qui n’aura grandi personne. Et ceux qui se réjouissent d’en recueillir les bénéfices seraient bien inspirés de ne pas le crier trop fort. Un retour (pas un coup) de bâton est si vite arrivé !
Alain BOLLERY