mardi 23 octobre 2018

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«Pour PARIS 2024 je n'ai pas peur, mais je suis inquiet».
«Je vais échanger avec la Ministre pour parler des projets».
C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
Denis Lamard s’explique dans une interview à creusot-infos.
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«Pour toutes nos équipes, il n’y aura jamais assez de patients».
«En Saône-et-Loire, les plus grandes difficultés ne se concentrent pas au Creusot»
«1,2 million d'euros d'investissements sont engagés»
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EDITO : Une faute courageuse

18/01/2018 08:10Lu 2761 foisImprimer l’article
De Notre Dame des Landes au Center Parcs du Rousset, c’en est fini des grands projets «Zadéifiés»
Et les cocus sont donc les partisans d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes qui avaient voté majoritairement «pour» à l’occasion d’un scrutin décidé par un Président de la République lui même, à savoir François Hollande.
Le peuple a voté, le peuple a décidé, mais le peuple n’a pas raison. La démocratie a cela de dangereux qu’elle donne parfois des résultats que les dirigeants ne veulent pas.
Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont donc décidé de s’asseoir sur la démocratie, de piétiner et écraser les arguments d’un nouvel aéroport.
Personne ne contestera qu’Emmanuel Macron ne manque pas de courage. Il a montré qu’il est capable de prendre une décision, quand son prédécesseur et tant d’autres ne savaient pas quoi faire de la patate chaude.
François Hollande avait fait voter les habitants de Loire Atlantique en priant qu’ils votent «contre» pour enfin pouvoir trahir une seconde fois Jean-Marc Ayrault. Mais le peuple avait fait un pied de nez à François Hollande.
La raison aurait alors voulu que François Hollande exige alors l’évacuation immédiate de la fameuse ZAD. Mais la ZAD est devenue un «totem». Pas question d’engager un rapport de force avec les «anti». Pas question de risquer la mort d’un «Zadiste», d’avoir un nouveau martyr.
Les Zadistes ont imposé leur loi et Emmanuel Macron a imposé la sienne.
Il a commis une «faute courageuse». Une faute car il a fait triompher une minorité contre un vote démocratique.  «Courageuse» car au moins il aura tranché.
Devant ce problème que même des agrégés de mathématiques avaient du mal à résoudre, il est croustillant de voir le Premier Ministre demander l’évacuation de la ZAD sous quelques semaines. Croustillant d’entendre Nicolas Hulot annoncer sans rire qu’il faut maintenant un retour à l’ordre démocratique.
Franchement Messieurs n’en rajoutez pas trop. Un peu de pudeur s’il vous plait. Car démonstration a été faite que désormais il suffira d’une ZAD pour mettre un projet en l’air, avec la complicité de médias bien-pensants. Car concernant NDDL on ne pourra pas dire que les médias nationaux n’avaient pas préparé le terrain d’atterrissage pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe.
Cela n’est pas forcément de nature à perturber les partisans du train. Encore faut-il qu'il y ait des trains.
Qu’on se le dise en Saône-et-Loire, tout projet «zadéifié» sera abandonné. Le projet de Center Parcs du Rousset est pour ainsi dire mort. C’est ainsi. Et dans notre beau pays, ce sont une cinquantaine de projets qui ont été pointés comme pouvant devenir eux-aussi des NNDL avec évidemment une ZAD. Vive la démocratie. Enfin celle à laquelle on aimerait encore croire.
Alain BOLLERY