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Édito
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
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EDITO : Le droit de retrait ce n’est pas le droit de prendre en otage

19/10/2019 03:18Lu 2703 foisImprimer l’article
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
Une grève déguisée en droit de retrait. Voilà ce qu’ont subi, ce vendredi 18 octobre, les usagers de la SNCF en Bourgogne – Franche-Comté, mais aussi dans d’autres régions. Si les syndicats ont annoncé un droit de retrait, c’est tout simplement parce que le droit de retrait n’induit pas le retrait d’une journée sur le bulletin de paie.
Mais comment peut-on ainsi user d’un droit de retrait le vendredi, pour des faits qui se sont déroulés le mercredi dans les Ardennes, avec une collision à un passage à niveau, onze blessés, dont le conducteur du train, dont les jours en sont pas en danger.
Oui mais voilà, les promoteurs zélés de ce droit de retrait ont avancé que le conducteur blessé, avait dû s’occuper des passagers, parce qu’il était seul, car il n’y avait pas de contrôleur. On connaît des trains TER où il y a des contrôleurs et où les voyageurs ne sont jamais contrôlés !


L’accident de mercredi méritait-il d’un droit de retrait qui n’avait rien de spontané, mais qui a été parfaitement concerté et décidé par des syndicats ? Non, non, non et non.
La vérité c’est qu’alors que les syndicats de cheminots ne veulent pas que l’on touche à leur régime de retraite, avec un préavis de grève déposé pour le 5 décembre, ne soyons pas dupes : Ce vendredi 18 octobre ils ont en quelque sorte décidé d’une répétition générale.
En sachant pertinemment que ne pas faire circuler des trains, un vendredi, veille du début des vacances de Toussaint, mettrait un bordel sans nom, si l’on peut se permettre l’expression.
Que l’on ne se méprenne pas. Oui le droit de grève existe en France et il doit être respecté. Nous respectons en ce sens le préavis pour le 5 décembre, comme doivent être respectés ceux qui sont déposés dans les règles définies par la loi. C’est l’essence même d’une démocratie.
Et c’est bien pour cela que les cheminots en décidant de leur coup du 18 octobre ont provoqué de grosses colères chez une majorité d’usagers. Pas certains qu’ils remportent la bataille de l’opinion en agissant de la sorte.
Car ce qui a été constaté dans plusieurs gares était pour le moins concertant et aux limites du scandale. Ainsi, en gare de Dijon, on a laissé des usagers s’entasser dans des trains avant de leur dire, avec le sourire narquois, «désolé mais il n’y a pas de conducteur, il est en grève». Quelle honte !
Et que dire de ces étudiants, de ces usagers, qui se sont fait envoyer dans les roses, quand ils ont osé demander qu’on leur rembourse leur billet qu’ils venaient légalement et respectueusement de composter, car leur train était annoncé sur le départ, avant d’être annulé. Quelle honte !
Comment expliquer encore que sur l’application de la SNCF des trains étaient annoncés jusqu’à l’heure dite de leur départ, alors qu’ils avaient été annulés. Ce qui s’est passé pour le Nevers – Dijon, qui devait partir du Creusot vendredi soir à 19h45 (lire notre autre article). Quelle honte !
Comment expliquer, encore, que les panneaux électroniques en gare affichaient aussi de fausses informations, alors qu’ils sont régulés et actualisés sur une plateforme centrale. Quelle honte !
Et puis, comment expliquer qu’aucun communiqué de presse n’a été envoyé vendredi aux médias, pour un minimum d’informations à destination des usagers. Quelle honte !
Cette journée du vendredi 18 octobre restera comme un épisode noir pour la SNCF. Si nous écrivons cela, c’est bien parce qu’il y avait une volonté de provocation. Pas à l’adresse des usagers. Mais à l’adresse de la direction de la SNCF et du Gouvernement. Mais une fois de plus, ce sont les usagers qui ont trinqué. Ils ont été des milliers, pour la seule Bourgogne, à se retrouver en galère. Ce n’est pas acceptable.
Car tous les usagers avec lesquels nous avons pu échanger étaient catégoriques : «S’il y avait eu un préavis de grève, on se serait organisé. On n’aurait pas pris le train», ont-ils dit en substance.
Ceux qui ont décidé de ce mouvement qui n’avaient rien de spontané, comme doit l’être un droit de retrait, portent une lourde responsabilité. Et encore plus quand on sait les efforts qui ont été consentis pour les renouvellements de matériels, avec des achats de nouveaux TER payés par les impôts des contribuables. A ce titre les usagers contribuables méritent un minimum de respect. Mais force est de constater que ce respect a été piétiné ce vendredi 18 octobre.
Alain BOLLERY