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EDITO : Et une journée sans les «anti tout», ça serait pas mal non plus…

08/01/2019 03:18Lu 2432 foisImprimer l’article
La bouillabaisse des «anti tout», sans poisson (ni viande) le lundi commence à avoir très mauvais goût…
C’est nouveau, ça vient de sortir et forcément les médias parisiens – mais pas seulement – se ruent dessus. Des VIP ont signé un appel pour un lundi sans viande ni poisson. Et pourquoi pas sans manger du tout ? Car on vous l’annonce, si le lundi sans viande et sans poisson venait à rentrer dans les mœurs, et on peut être certain que certaines municipalités vont sauter sur l’occasion pour le rendre obligatoire dans les cantines – ce qui leur permettra de réaliser quelques économies – alors d’ici quelques semestres ou années, on nous expliquera qu’il faut aussi arrêter de manger des céréales et des légumes car elles et ils ne seront pas produits suffisamment en quantités bio (*).
Ouh les vilains, c’est bien de ne pas manger de viande ni de poisson le lundi, mais ce n’est pas bien de manger des céréales ou des légumes qui ne sont pas bio. Sauf à Paris évidemment, car on le sait, dans la capitale, on ne peut élever ni bovins, ni ovins, ni porcins, ni poissons, et même si c’est un peu possible sur sa terrasse, pour ceux qui en ont, impossible de produire des légumes bio ou pas, et en avoir suffisamment toute l’année.
Une fois de plus, les bien-pensants à défaut de se ridiculiser – et encore – ont trouvé de quoi amuser la galerie. C’est forcément tendance de stigmatiser les éleveurs sous prétexte qu’ils élèvent trop de bovins et que cela nuit à la planète. C’est vrai quoi, les bœufs et les vaches ont des flatulences et c’est forcément criminel. Et les anciens qui ont des flatulences ils sont criminels aussi ? Et quand on a la gastro, il faut que le médecin nous mette une amende ?
Ne nous y trompons pas, tout cela rentre dans une vraie stratégie idéologique. On commence – ça fait quelques années – à expliquer qu’il faut manger bio – à condition de pouvoir se le payer, mais à Paris dans quelques arrondissements on ne compte pas - ; ensuite on fait promo du Vegan avec un prosélytisme assumé avec gourmandise par des médias ; ensuite donc on vous explique qu’une journée par semaine sans viande ou sans poisson, ce serait le top, avant évidemment de passer à deux journées, puis à trois, puis à quatre, puis à cinq ; et forcément ça favorise le Vegan dont on commence à nous rabattre les oreilles…
Au passage, évidemment, on montre du doigt le productivisme des éleveurs. Tant pis si certains crèvent, car aux yeux de certains ils ne sont que des pollueurs. Mais si leurs pâtures deviennent des friches et que le feu se met dedans avec le réchauffement climatique, alors ils seront aussi accusés de ne pas les entretenir et donc d’être des criminels, aussi.
En fait ce que ces bobos de toute pièce aimeraient c’est juste qu’ils fassent du foin, pour mettre entre les murs des maisons écolos. Mais plutôt en faisant leurs foins à pied qu’en tracteur, car le tracteur il est comme la vache, il pollue. En fait les «anti tout» ont une réponse à tout. Surtout pour emmerder le peuple, la France profonde avec ses gueux et ses paysans qui ne comprennent rien à rien.
Moi ce que je comprends c’est qu’en 2019 autant qu’en 2018 et sans doute moins qu’en 2020, les citoyens que nous sommes seront encore et toujours montrés du doigt pour tout ou presque. Il sera bientôt criminel de travailler, sous prétexte qu’on prend sa voiture.
Alors pour que l’on puisse respirer un peu, je propose qu’au moins un jour par semaine, les «anti tout» soient privés de télé et privés de radio. Au moins ça nous fera une journée de vacances !
Alain BOLLERY

(*) Evidemment nous ne contestons pas les valeurs et les vertus du bio, mais nous constatons comme d'autres que tout le monde ne peut pas manger bio, tous les jours, aujourd'hui, faute d'une production suffisante