mardi 12 novembre 2019

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Nouveaux gérants - nouveau Chef de Cuisine

Ouverture exceptionnelle Lundi 11 Novembre midi

Édito
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
Questions à...
Le leader de l’opposition, qui avait échoué de peu en 2014, sera bien à nouveau candidat. Sa liste et son projet seront dévoilés en janvier. Mais Charles Landre a déjà donné quelques pistes dans une interview à creusot-infos.
«Un projet neuf et des pratiques nouvelles»
«L’élection sera le statuquo ou innover»
«Il faut rendre la ville attractive»
«Les quartiers ont besoin d’une action humaine»
1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, Michel Neugnot réagit au mouvement à la SNCF, revendiqué «droit de retrait» qui a privé de trains TER des milliers de voyageurs vendredi et qui s’est poursuivi…
«Tout est fait pour que la sécurité soit assurée»
«Sur un Dijon – Nevers pas question de supprimer les contrôleurs»
«Dans les Ardennes c’était un accident de la route»
«C’est un mauvais procès de dire qu’il y avait une situation d’insécurité faute de contrôleurs»
Dans une interview à creusot-infos il parle du Mondial au Japon, de l’équipe de France, du Top 14, du rugby trop violent et du Creusot.
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Dominique Perben raconte avec émotion «son Jacques Chirac»

26/09/2019 18:10Lu 1065 foisImprimer l’article
Très ému, l’ancien ministre et très proche de l’ancien Président de la République, se confie :
«Il m’avait demandé d’aller battre Joxe à Chalon»
«Il avait eu raison de ne pas débattre avec Le Pen»
«Il a été le premier des grands du monde à évoquer l’urgence climatique»
C’est d’Italie que Dominique Perben a répondu a réagi auprès de creusot-infos à l’annonce de la mort de Jacques Chirac. L’ancien Maire de Chalon a toujours eu de la tendresse pour celui qui l’avait quand même nommé Ministre après qu’il ait apporté son soutien à Edouard Balladur. Leur histoire commune a trouvé sa source sur les bords de Loire, là où le fleuve est plus tranquille… Dominique Perben aura été le plus chiraquien de bourguignons.
«Oui, je me souviens parfaitement de notre première rencontre. J’étais Sous-Préfet à Angers et Jacques Chirac était Premier Ministre de Giscard… Il était venu en visite à Saumur et comme Sous-Préfet j’avais été chargé de l’organisation de cette visite».


Le début d’une longue histoire. «Un jour je lui ai dit que je voulais bien être candidat du RPR. Il m’a dit «Alors va à Chalon pour battre Joxe»
Le début de la longue ascension politique de Dominique Perben qui, avec une poignée de militants et le soutien indéfectible du Courrier de Saône-et-Loire, allait ravir Chalon sur Saône au Parti Socialiste… Et le boss avait mouillé la chemise pour son jeune poulain : «Jacques était venu me soutenir dans un meeting inoubliable et j’avais gagné de quelques dizaines de voix». Une victoire qui avait provoqué un véritable séisme dans les rangs du Parti Socialiste.
L’ancien Ministre évoque de nombreux souvenirs marquants : «J’ai eu le bonheur d’être à ses côtés pour son dernier voyage en Chine. Il m’avait frappé par sa profondeur culturelle, sa réflexion sur le monde».
Dominique Perben l’assure : «Chirac, il était proche des gens, des SDF, des handicapés. Quand j’ai eu des drames dans ma vie, il a su trouver les mots. Il avait pour moi une vraie affection et c’était réciproque. Chirac c’était un mec bien».
L’ancien Maire évoque aussi la fameuse déclaration de l’ancien Président, lançant il y a 17 ans, le 2 septembre 2002, à Johannesbourg : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs» : «Il restera le premier chef d’Etat à avoir alerté sur l’urgence environnementale. De 2002 à 2007 il avait deux profondes convictions : La défense de l’environnement et de la planète. Et le refus des guerres de civilisations. Chirac, il avait une connaissance exceptionnelle de toutes les civilisations du monde. Il était attaché à protéger la fragilité des civilisations et de la planète qui se rejoignent. C’était profondément ancré en lui».
Dominique Perben évoque aussi le combat de Jacques Chirac contre l’extrême droite : «N’oublions pas qu’en 2002 il a refusé le débat avec Le Pen. Il disait inlassablement qu’on ne pouvait pas transiger».
L’ancien Ministre parle aussi de l’humanisme de l’ancien Président : «Oui quand en décembre 1995 il a permis à François Mitterrand, qu’il avait pourtant combattu, de bénéficier de l’avion sanitaire de la Présidence de la République pour un dernier voyage à Venise, il a montré son humanisme et son respect. Je peux vous dire que Chirac était tout sauf mesquin».
Et puis, il y a aussi son refus de l’invasion de l’Irak : «Il avait dit non. Il fallait du courage pour ne pas s’aligner sur les Etats-Unis. Il était seul et il a tenu. Quelle marque de lucidité, quel visionnaire quand on regarde la suite. C’est pour cela qu’il restera dans l’histoire comme un Grand Président».
Alain BOLLERY