mercredi 20 mars 2019

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Samedi 23 et Dimanche 24 Mars

Édito
La médaille de meilleur apprenti de France reçue par Clément Hélias à la Sorbonne était bien plus qu’un symbole.
Questions à...
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
A qui s’adressera-t-il ? La Présidente du Conseil Régional dit tout dans une interview...
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Denis Lamard : «Moi aussi je quitte le Parti Socialiste, car il ne défend plus les classes populaires»

17/10/2018 14:40Lu 4133 foisImprimer l’article
C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
Denis Lamard s’explique dans une interview à creusot-infos.
ACTUALISE Mercredi à 14h40 : La réaction de la Députée Cécile Untermaier.
Vendredi au Conseil Régional, interrogé par creusot-infos, vous aviez dit annoncer votre décision ce lundi quant à votre avenir au PS. Alors ?
«Je reste socialiste, mais je quitte le Parti Socialiste, dont j’étais membre du conseil national… Je suis dans la même ligne qu’Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann»

Pourquoi ?
«Je suis rentré au PS au siècle dernier. Je voulais défendre les classes populaires dont j’étais issu. Mais aujourd’hui le PS ne défend plus ces classes populaires. Je ne me retrouve plus dans la ligne qu’il incarne. Le PS n’a pas tiré les leçons de la Présidence Hollande, mais pire certains appellent son retour.
Je rappelle qu’en Bresse on avait fait la grève des cotisations contre la loi El Khomeri, pour demander l’application du discours du Bourget, pour que François Hollande tienne ses promesses avec son Gouvernement. Mais la vérité c’est qu’on a trahi les ouvriers de Florange, que la loi travail a été imposée, et que l’on s’était arcbouté sur les 3%.
En fait, comme d’autres, je me suis retrouvé devant un dilemme : Changer de l’intérieur ou partir. Et quand j’ai vu que le PS prenait pour porte-parole un soutien de Macron, au moment ou Maurel et Lienemann partaient, ma décision est devenue ferme et définitive».

Pouvez-vous rester le Président des Amis de la Rose qui organise la Fête de Frangy ?
«Je vais en parler avec les copains. Mais il faut savoir que l’on n’était plus que quelques uns à être toujours adhérents au PS. En fait la Fête de la Rose n’est plus depuis un moment la fête du PS, mais la fête de la gauche».

Et à la Région, comment allez-vous faire ?
«J’appartiens à une majorité plurielle et de gauche. Il n’y a pas de contradiction à ce que je reste dans cette majorité alors que je quitte le PS. La seule condition c’est que le programme soit appliqué. Dans notre programme il y avait la gratuité des transports. La gratuité c’est zéro euro pour les familles. Même pas un euro pour les frais de dossier».

D’autres élus régionaux vont ils selon vous, aussi quitter le PS ?
«Françis Cottet du Territoire de Belfort l’a déjà annoncé. Je sais, pour en avoir parlé avec eux, que d’autres s’interrogent. Mais attention, je tiens bien à préciser que je ne pars pas à la France Insoumise».

Où alors ?
«Avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann on veut créer un micro parti se revendiquant des valeurs du Front Populaire. Le PS ne peut plus proposer ce rassemblement. J’en veux pour preuve que récemment un militant que je connais bien, a refusé de me serrer la main car j’étais toujours au PS».

Un petit parti, c’est une nouvelle chapelle à gauche…
?«Mieux vaut un petit chez soi qu’un grand chez les autres. Les gens qui vont se retrouver avec nous serons des gens aux convictions de gauche affirmées. J’annonce d’ailleurs que Marie-Noëlle Lienemann viendra à Chalon ou à Mâcon, en novembre, pour la création de l’antenne en Saône-et-Loire du nouveau parti qui va être créé. J’ajoute que si je pars c’est parce que je suis en désaccord avec les dirigeants nationaux, pas avec mes amis socialistes de Saône-et-Loire et de Bourgogne – Franche-Comté».
Recueilli par Alain BOLLERY

«Denis Lamard a décidé de quitter le Parti socialiste. C’est un évènement qu’il convient d’apprécier à ses justes proportions et qui a, d’abord, une dimension individuelle. Quant à la fête de Frangy-en-Bresse, c’est un symbole positif, un temps de rencontre auquel les socialistes sont attachés et qui ne cesse de s’adapter, comme cette année par exemple avec les ateliers participatifs.
De toute façon, le plus important, ce sont les projets pour notre territoire et nous en avons de sérieux et d’exaltants devant nous, comme le Parc naturel régional de la Bresse bourguignonne.»
Cécile Untermaier,
députée de Saône-et-Loire