mercredi 22 mai 2019
Édito
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
Questions à...
Le vice-président de la Région Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées est catégorique : «On sait s’adapter, on sait être réactif et on peut voter un financement exceptionnel»
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
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BOURGOGNE : Un loup formellement identifié aux portes d'Autun

17/05/2019 23:15Lu 23434 foisImprimer l’article
La préfecture de Saône-et-Loire annonce que c'est bien un loup qui a été identifié pour avoir attaqué un troupeau d'ovins à quelques kilomètres d'Autun.
Il avait été formellement identifié dans le Morvan. Désormais le loup vient d'être formellement identifié dans l'Autunois, ainsi que l'indique la Préfecture de Saône-et-Loire, dans un communiqué de presse adressé aux médias ce vendredi en fin de journée. Et c'est bien aux portes d'Autun qu'un loup a frappé. Très précisément sur le territoire de la commune de Barnay. Une commune distante d'Autun de moins de 15 kilomètres à vol d'oiseau. Une commune bien connus des usagers de la route qui la traverse sur la route départementale qui permet de rejoindre Liernais, Saulieu, en direction de l'Autoroute A6, que ce soit près de Semur en Auxois, ou bien d'Avallon.
Alain BOLLERY
(Photos d'archives du loup dans le Sud Morvan)



Communiqué de la Préfecture de Saône-et-Loire (17/05/2019) :
Suspicion de présence d’un loup en Saône-et-Loire
La présence du loup est signalée de façon épisodique en région Bourgogne Franche-Comté depuis plusieurs années. Des atteintes à des troupeaux de brebis ont ainsi été recensées dans le Jura, la Côte-d’Or et la Nièvre, départements limitrophes de la Saône-et-Loire, ces dernières années, et ont fait l’objet d’expertises permettant de vérifier la responsabilité du loup.
Le 9 mai 2019, trois ovins morts (un bélier, un agneau et une brebis) et cinq brebis blessées ont été découverts par leur propriétaire à Barnay, au nord d’Autun en Saône-et-Loire, en limite de la Côte-d’Or. Cette situation a fait l’objet d’un constat par l’Office National de la chasse et de la Faune sauvage (ONCFS), en lien avec la Direction départementale des territoires (DDT) de Saône-et-Loire.
Les éléments du constat établi par les agents spécialisés de l’ONCFS, ainsi que les images qu’ils ont recueillies après la pose d’un piège photographique le jour-même dès le signalement effectué, conduisent à retenir l’hypothèse de la responsabilité d’un loup dans ce cas.
Sur proposition de la DDT 71 et de l’ONFCS 71, le Préfet réunira prochainement « la cellule de veille et de suivi du loup » mise en place en juin 2015. Cette cellule permet de partager régulièrement les informations sur le loup, et de définir un protocole de surveillance, de protection et d’intervention adapté au département de Saône-et-Loire.
Les éleveurs dont les troupeaux subiraient une attaque de type canidé sont invités à contacter la préfecture dans un délai de 48h00 (tél : 03 85 21 82 99). La procédure de constatation sur place par les agents spécialisés de l’ONCFS, et les dispositions à prendre par l’éleveur sont précisées sur le site internet des services de l’Etat :  http://www.saone-et-loire.gouv.fr/article-en-cas-...
Le loup fait l’objet d’une protection stricte aux niveaux international, communautaire et national. Le cadre d’intervention est fixé par le plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage, dont l’objectif est d’assurer à la fois la viabilité de l’espèce et la protection des troupeaux et des éleveurs.


Voir notre précédents articles :

Depuis janvier 2017, on sait que le loup avait été formellement identifié après une attaque de brebis sur le territoire de la commune de Chougny. Sa présence vient à nouveau d'être formellement identifiée par une photo prise le 4 janvier dernier, sur la commune de Vauclaix, dans le Morvan, à moins de 30 kilomètres d'Anost, de la Saône-et-Loire et de la Côte-d'Or.
C'est ce qu'indique un communiqué de la Préfecture de la Nièvre publié ce lundi 22 janvier.
Le communiqué :
Une photographie d’un grand canidé a été prise le 4 janvier 2018 sur la commune de Vauclaix à l’aide d’un piège photographique. L’analyse du cliché, effectuée par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), met en évidence que les caractéristiques relevées sur cette image sont compatibles avec l’identification d’un loup (canis lupus).
Le site de la prise de vue est situé sur une ligne forestière dans une plantation de conifères.
A ce jour, seul un cliché a permis de photographier cet animal et aucune attaque de troupeau n’a été déclarée sur le département.
Cette espèce ayant une importante capacité de déplacement et de dispersion, notamment en phase de recherche de territoire, il est probable que cette observation relève d’une présence fortuite.
Le comité technique loup mis en place en janvier 2017 se réunit régulièrement avec l’ensemble des partenaires. Le réseau loup/lynx, instauré le 17 février 2017 pour le département, est désormais effectif et est constitué de 35 correspondants assermentés et formés.
Le prochain Comité Loup se tiendra courant février 2018 et permettra de faire le point sur les mesures de prévention relatives à la protection des troupeaux.
Il est rappelé que le loup n’est pas une menace pour l’homme. En tant qu’animal sauvage, il est extrêmement méfiant. Son odorat et son ouïe très développés lui permettent d’éviter autant que possible l’homme, et il fuit s’il se fait surprendre. Il est d’ailleurs très difficile de l’observer dans la nature.
Le loup est une espèce protégée, et à ce titre sont interdites toutes formes de détention, capture de mise à mort intentionnelle, de perturbation intentionnelle et de commerce.

Notre article du 13 janvier 2017 :
Joël Mathurin, préfet de la Nièvre, a réuni ce vendredi 13 janvier les services et partenaires afin de partager en toute transparence les informations sur le loup et la situation dans le département dans le cadre de la cellule de veille.
Pour mémoire, 7 brebis ont été attaquées les 30 décembre 2016 et 1er janvier 2017, sur la commune de Chougny. Contactés le 2 janvier, les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont réalisé un constat le jour même, dont les conclusions ont été remises à Monsieur le Préfet le 3 janvier, donnant lieu à une première communication.
Depuis, les vidéos issues du piège photo posé par les éleveurs ont été expertisées, et permettent d’établir avec certitude la responsabilité du loup dans ces deux attaques.
Le constat réalisé le 4 janvier 2017 à Moulins-Engilbert est sans lien avec une attaque de loup.
Le préfet a souhaité que le plan national d’action sur le loup soit décliné dans le département en associant un comité départemental et un groupe de travail technique sur le loup.
Le 1er comité départemental a été l’occasion d’échanger sur les principales mesures :
- un réseau d’observateurs sera mis en place
- une procédure d’alerte a été mise en place dès le 3 janvier 2017, pour les éleveurs (tél : 03 86 60 70 80) - en cas d’attaque l’éleveur est indemnisé selon un barème national, si la responsabilité du loup n’est pas écartée. L’indemnisation de la première attaque de Chougny est en cours.
- les éleveurs peuvent mettre en œuvre des mesures de protection et d’effarouchement (sources lumineuses ou sonores, chien de protection, ...). La DDT accompagne les éleveurs dans la mise en place de ces mesures.
Ces premières mesures donnent aux éleveurs la possibilité de renforcer la défense de leurs troupeaux, selon une logique de gradation adaptée au territoire.
Des mesures d’intervention complémentaires pourront être décidées sur autorisation préfectorale.
Le loup n’est pas une menace pour l’homme. En tant qu’animal sauvage, il est extrêmement méfiant. Son odorat et son ouïe très développés lui permettent d’éviter autant que possible l’homme, et il fuit s’il se fait surprendre. Il est d’ailleurs très difficile de l’observer dans la nature.
Le loup est une espèce protégée, et à ce titre sont interdites toutes formes de détention, capture, de mise à mort intentionnelle, de perturbation intentionnelle, et de commerce. La destruction illégale d’un loup est passible de deux ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende.
(photos DR du loup à Chougny pour creusot-infos)

Le précédent communiqué du Préfet de la Nièvre
Un grand canidé a été observé sur la commune de Chougny, par un piège photo installé par un GAEC d’éleveurs, dont 7 brebis ont été attaquées les 30 décembre 2016 et 1er janvier 2017. Le préfet de la Nièvre a conclu à une « responsabilité du loup non exclue », suite aux constats de prédation dressés par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS).
La présence du loup en France s’affirme en dehors des Alpes, avec un front de colonisation vers le nord. Dans le cadre du plan national d’actions 2013-2017, une gestion différenciée de la population des loups est mise en place pour prévenir les dommages importants à l’élevage.
Joël MATHURIN, préfet de la Nièvre met en place une « cellule de veille sur le loup » dans le département, début de semaine prochaine, avec l’ensemble des parties prenantes. Cette cellule de veille permettra de partager en toute transparence et régulièrement les informations sur le loup, et définir un protocole de surveillance et d’intervention adapté au département de la Nièvre, dans le cadre du dispositif national.
Les éleveurs dont les troupeaux subiraient une attaque de type canidé sont invités à contacter la préfecture (tél : 03 86 60 70 80). La procédure de constatation sur place par les agents spécialisés de l’ONCFS est précisée sur le site internet de la préfecture. Si les constats sont imputés au loup, la DDT accompagnera les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection et d’indemnisation.