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BOURGOGNE - FRANCHE-COMTE : Les anti «Center Parcs» sonnent du clairon

13/10/2017 09:30Lu 2877 foisImprimer l’article
Les opposants ont manifesté ce vendredi matin devant le Conseil Régional à Dijon. ACTUALISE : Des opposants pas spécialement devant nombreux devant l'entrée de l'immeuble de la région.
Coucou, les Center Parcs sont à nouveau à l'ordre du jour. A quelques dizaines d'heures de la session, ce vendredi 13 du Conseil Régional Bourgogne - Franche-Comté, ce sont d'abord EcoLogicAction 71 et le Pic Noir, qui avaient posé un premier ultimatum à la majorité régionale de Marie-Guite Dufay, avec un appel à manifester.
Depuis Europe Ecologie Les Verts et France Nature Environnement viennent de montrer au créneau. Les Center Parcs de Poligny dans le Jura et du Rousset en Saône-et-Loire, sont dans le viseur écolo et ça ne va pas s'arrêter.
Pascal Blain, le président de France Nature Environnement Bourgogne-Franche-Comté, s'étonne de l'absence des projets Center Parcs dans schéma régional de développement du tourisme et des loisirs et émet des réserves sur le plan régional de développement agricole, tous deux au programme de la session plénière du vendredi 13 octobre...
EELV dans son communiqué appelle aussi à manifester ce vendredi 13 octobre.

Le communiqué d'EELV :
Le Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs (SRDTL), soumis au vote de l'assemblée régionale le 13 octobre, promeut un tourisme soutenable où le patrimoine et l'environnement, atouts indéniables de notre Région, sont mis en valeur.
Cela ne doit cependant pas être contredit comme il est écrit page 54 du SRDTL par le soutien au développement de structures d’hébergement de grande capacité que l’on retrouve page 61 de ce même document ou il est clairement dit que la Région « soutiendra d’autres opérations venant compléter l’offre de tourisme familial et tous publics, s’ils sont confirmés par les porteurs de projets ». Or, aujourd’hui, même s’il n’est plus explicitement cité dans la version finale du SRDTL, il y a bien un porteur de projet qui s’appelle Pierre et Vacances et qui souhaite implanter les center parcs du Rousset et de Poligny et dont visiblement la Région attend la confirmation. Ces deux équipements à vocation de tourisme industriel sont pour EELV incompatibles avec la recherche « d’authenticité, de nature... » souhaitée par les touristes et d’ailleurs longuement développé dans le document.
EELV s’est toujours prononcé contre l’aide à ces deux projets nuisibles à l'environnement et dont les retombées économiques ne sont pas mesurables comme l'exprime le rapport de la chambre régionale des comptes dans son rapport de juin 2017.
De toute évidence, le SRDTL ouvre des possibilités à l'implantation des Center-parcs de Poligny et du Rousset bien qu'ils soient habilement camouflés par une orientation en faveur de l'éco-tourisme et du tourisme patrimonial.
EELV attendait logiquement un refus clairement exprimé au vu des risques financiers et juridiques évalués par le cabinet d'avocats mandaté par la région. En effet, cette étude confirme les inquiétudes des écologistes. L'absence d’intérêt général de la société d'économie mixte, structure porteuse des bulles aquatiques, fragilise les intérêt de la Région et donc les financements publics. De plus, le retard pris dans la réalisation montre également l'impasse des projets.
Face au fiasco qui se profile, EELV demande l'abandon des Center-parcs afin de garantir le financement des projets de tourisme réellement durable inscrits dans le SRDTL.
EELV Bourgogne et Franche-Comté appellent à la manifestation du 13 octobre organisée par les opposants au Center-parcs.
Claire MALLARD- Christophe BOUDET co-secrétaires régionaux EELV BOURGOGNE
Brigitte MONNET et Philippe CHATELAIN co-secrétaires régionaux EELV FRANCHE-COMTE

Le communiqué de France Nature Environnement :
Les élus du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté se réuniront en séance plénière ce vendredi 13 octobre 2017 à Dijon.
 Parmi les dossiers sur lesquels ils devront délibérer figure en particulier l’adoption d’un «plan régional de développement agricole». Pascal Blain, pour France Nature Environnement, a fait une déclaration mardi devant les membres du CESER BFC appelés à formuler un avis sur ce sujet en présence de Mme Sophie Fonquernie, vice-présidente du CR en charge de l’agriculture et de la forêt.  Cette actualité coïncide avec les états généraux de l’alimentation.
L’adoption du «schéma régional de développement du tourisme et des loisirs» sera également à l’ordre du jour. Pascal Blain s'étonne que «la mention explicite des projets de deux «Center Parcs» dans le Jura et en Saône-et-Loire n’y figure plus du tout ! (elle persistait encore par deux fois dans la version de travail du mois de juin)».
«Les opposants doivent-ils se réjouir de cet abandon, fruit de leur travail assidu pour convaincre de l’inadéquation de ce projet avec notre époque et les orientations du tourisme rural souhaitable en Bourgogne Franche-Comté ? Nous savons bien que ce projet, porté par Pierre et Vacances et des intérêts puissants, peut ressortir à tout moment … et peut être même déjà dans quelques semaines au travers des orientations budgétaires. Ils restent bien sur vigilants et mobilisés. Ainsi un comité d’accueil sera présent ce vendredi pour demander aux élus régionaux de clairement renoncer à soutenir financièrement ces projets.
Cette nouvelle devrait servir tous ceux qui dénoncent ailleurs également l’absurdité des projets Center Parcs, en particulier à Roybon : ce qui est mauvais en Bourgogne Franche-Comté (et donc abandonné) est mauvais ailleurs et doit donc également être abandonné !»

Intervention de Pascal Blain pour France Nature Environnement–Bourgogne Franche-Comté lors de la Séance plénière du CESER BFC du 10 octobre 2017 :
Nous tenons en premier lieu à souligner avec satisfaction la prise en compte de l'agriculture biologique. Cependant, parce que la PAC est bien timide et qu’aujourd’hui le gouvernement renonce à l'aide au maintien, il est utile d’afficher un soutien de la Région encore plus explicite. Les exploitations bios créent presque deux fois plus d’emplois que les exploitations en agriculture conventionnelle et nos territoires ruraux en ont vraiment besoin pour enrayer la spirale de la désertification dans laquelle ils se trouvent emportés…
Une gouvernance tripartite de la politique agricole est envisagée (associant État-Région-Chambre d’agriculture). Mais les retours d'expériences de politiques agricoles et alimentaires durables témoignent tous de la nécessité d'associer les acteurs de la bio pour obtenir des résultats satisfaisants et faire de la bio un levier au service de tous les agriculteurs. Et nous regrettons donc que les acteurs de l'agriculture biologique ne soient pas explicitement associés au pilotage de ce plan régional pour impulser un véritable développement de pratiques agricoles bénéfiques tant à la santé des agriculteurs qu’à notre santé à tous et plus généralement à l’environnement. Si les actions pour le développement de l’Agriculture Biologique peuvent sans doute être gérées dans un sous-programme spécifique, un comité de pilotage largement ouvert aux représentants de l'agriculture biologique devrait accompagner la Région dans le suivi, l'évaluation et l'animation de ce programme particulier.
Parce que la transition écologique est présentée comme l’une des priorités de la Région Bourgogne Franche-Comté et surtout parce que cela concerne la santé de nos enfants, la qualité de nos sols, de l’air et de l’eau que nous buvons, l’objectif de 20 % de produits bio dans les restaurants scolaires des lycées à l’horizon 2020 est un objectif bien trop peu ambitieux. L’annonce de l’introduction de 70 % de produits locaux dans la restauration scolaire, n’est pas satisfaisante : il faut se souvenir que la seule origine locale ne garantit en rien la qualité des produits. L’objectif de 50 % de produits bio ET locaux dans les restaurants scolaires des lycées est un objectif réaliste si la concertation avec les donneurs d’ordres, l’organisation de groupements de producteurs, l’installation de légumeries sont résolument accompagnés. Pour France Nature Environnement, servir une nourriture saine aux jeunes lycéens usagers des cantines scolaires est avant tout un acte éducatif, bien plus qu’une simple opération de communication.
Le plan évoque 5 grands défis et nous souhaitons dire combien le cinquième et dernier, centré sur la coopération et la mutualisation est important à nos yeux. Pour innover et faire mieux demain (sans doute avec moins), il est primordial de renforcer la dimension collective de l’agriculture régionale. Les changements de pratiques sont ainsi largement facilités. Le défi 4 évoque les questions sociétales. Dommage que le tour de table organisé pour construire ce plan régional n’ai pas permis de réunir, au-delà des divers professionnels du monde agricole, les consommateurs et associations de protection de la nature pour s’exprimer en particulier sur ce sujet. Une occasion manquée de mieux insérer l’agriculture dans la société, par une connaissance et une compréhension réciproque.
Certaines formulations sont malheureuses ou soulèvent notre inquiétude. Par exemple lorsqu’il est question de valoriser les productions agricoles non alimentaires. Les agro-carburants font ainsi concurrence sur l’affectation des sols, les cultures intermédiaires à vocation énergétique (CIVE) conduisent souvent à des pratiques intensives et l’apport au sol d’intrants chimiques supplémentaires (lorsqu’il s’agit de « nourrir » un digesteur par exemple), la méthanisation ne doit pas se faire là où la ressource n’est pas suffisamment concentrée et certainement pas avec des cultures dédiées (usage du maïs en Allemagne) … Même attitude au sujet des innovations technologiques. La Région Bourgogne est depuis 2007, Région sans OGM. On parle dans ce plan « d’acceptabilité sociale », de communication grand public, de besoin de retravailler l’image des produits … Nous souhaitons que le principe de précaution continu à prévaloir et que la porte reste close aux OGM, notamment les nouvelles technologies dites « OGM cachés » en raison de leurs conséquences environnementales, sociales et sanitaires, que la Région réaffirme clairement sa position sur le sujet.
Bien que partageant complétement l’avis présenté par le rapporteur, je souhaite inervenir pour souligner deux points particuliers.
Le premier renvoie à l’approche par filières et plus spécifiquement au chantier 22 (neige) l’objectif « Encourager les investissements dans les stations de moyenne montagne en particulier en encourageant la neige de culture » est en contradiction complète avec les résultats attendus.
L’enneigement artificiel, lié au phénomène de réchauffement climatique, est devenu en quelques années la réponse miracle aux difficultés de nos stations. Les inconvénients environnementaux ne font évidemment pas le poids face aux arguments économiques de “l'assurance neige”. Le “marketing” qui semble commander aux stratégies des stations vaut tant pour le kilométrage de pistes offert par une station que pour la surface de pistes enneigées artificiellement.
Le nombre de skieurs n’augmente plus ; il faut donc accroître coûte que coûte l’offre de pistes et le nombre de jours skiables. En quelques années seulement, la neige artificielle est ainsi passée d’une solution d’appoint à un pur argument commercial, d’où la surenchère entre les stations. Cette fuite en avant risque de faire beaucoup de dégâts, les ressources nécessaires à la fabrication de ce paradis artificiel n’étant pas inépuisables. Fabriquer de la neige artificielle génère une augmentation conséquente des besoins en énergie, un épuisement des ressources en eau, avec les conflits d’usages qui en découlent, des atteintes au milieu et aux paysages, une pollution des sols... En moyenne, l'enneigement artificiel nécessite 4 000 m3 d’eau à l'hectare, ratio très supérieur à celui de l'irrigation du maïs —une des cultures les plus exigeantes en eau, avec 1 700 m3/ha. En France, 10 millions de m3 d’eau ont été consommés en 1999/2000 pour fabriquer de la neige artificielle, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de 170 mille habitants (la taille de Grenoble !). Près d’un quart provenait directement du réseau d’eau potable. Durant l’hiver 2003-2004, 12 millions de m3, en 2004-2005, 13 millions… 55 % de l’eau provient des réserves collinaires, 30 % des cours d’eau, et 15 du réseau d’eau potable. La consommation énergétique est la part la plus importante du budget de fabrication de la neige artificielle : 50 % du coût total. 25 000 kWh sont utilisés chaque année par hectare de piste. Cette demande énergétique intervient à un moment où la demande est déjà forte, et concurrence la production électrique en utilisant les rares eaux disponibles l’hiver !
Techniquement, tout est possible…… du moins, tant qu’il ne fait pas trop chaud ! Car, à moins d’en arriver aux extrémités de Dubaï où on a construit des pistes de ski sous cloche en plein désert il y a quelques années, quelle que soit la température à laquelle on arrive à la produire, la neige fond à 0°C. Il est urgent de penser un autre avenir pour les stations qui doivent forcement diversifier leur offre. Elles ont besoin d’accompagnement et la Région ne doit pas se tromper dans son soutien
Le second point concerne les investissements en faveur de grands projets. Que ce soit les risques financiers, économiques ou juridiques pointés par les études commanditées par la Région, ou le rapport de la Chambre régionale des comptes qui met en doute les estimations de Pierre & Vacances sur les retombées économiques ou celui de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) qui condamne les pratiques discutables du Groupe à l’égard des propriétaires de cottages, ou encore les enquêtes d’UFC-Que choisir et de Complément d’enquête (France2), tout indique que ces projets ne sont pas viables et représentent incontestablement un danger pour la Région et les collectivités locales sollicitées. le Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté doit abandonner définitivement tout projet de financement public des Center Parcs.
La station du Mas de la Barque, en Lozère, s’était équipée pour plus d’un million d’Euros d’une retenue artificielle et de canons… qui n’ont jamais fonctionnés. La station a été totalement démontée…
Le document s’ouvre sur une image fort ambiguë. Celle-ci présente l’Europe de nuit, vue du ciel. Faut-il y voir la démonstration de notre Région à maitriser l’énergie et le témoignage de son avance sur ses voisins en ce domaine ? ou bien une invitation à « rattraper » les régions du nord de l’Europe, ou de la plaine du Pô, qui manifestement s’offrent le luxe d’éclairer le ciel sans retenue ! Il est des formulations maladroites. L’illustration est aussi une manière (implicite) de dire les choses … J’aurais mille fois préféré voir en tête de ce document les fleurons de notre industrie (TGV, automobile, …), ou même les pré-bois verdoyants ou les prairies fleuries de nos campagnes. Oserais-je espérer que le document final puisse encore être rectifié ?

Communiqué :
EcoLogicAction 71 et Le Pic Noir exhortent le Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté à abandonner définitivement tout projet de financement public des Center Parcs.
A la lumière de nombreuses études et rapports très critiques, la Région se doit de retirer définitivement son soutien aux projets des Center Parcs de Poligny et du Rousset. C’est le message que les opposants à ces projets porteront devant le siège du Conseil régional à Dijon le 13 octobre 2017.
Que ce soit les risques financiers, économiques ou juridiques pointés par les études commanditées par la Région, ou le rapport de la Chambre régionale des comptes qui met en doute les estimations de Pierre & Vacances sur les retombées économiques ou celui de la DGCCRF qui condamne les pratiques malhonnêtes du Groupe à l’égard des propriétaires de cottages, ou encore les enquêtes d’UFC-Que choisir et de Complément d’enquête (FR2), tout indique que ces projets ne sont pas viables et représentent incontestablement un danger pour la Région et les Départements, et donc pour les contribuables.
Les recherches et analyses effectuées par Le Pic Noir et par EcoLogicAction 71 ont révélé les faces cachées des Center Parcs et de Pierre & Vacances : la participation grandissante et préoccupante du géant chinois HNA dans le Groupe Pierre & Vacances ; le rôle ambigu de la Caisse des Dépôts et Consignations ; la gestion calamiteuse des Center Parcs ; des taux d’occupation surévalués ; des études de marché biaisées ; l’omission des taux d’actualisation dans les calculs de rentabilité; un  lobbying intensif de son PDG Gérard Brémond et des conflits d’intérêt au sein du Conseil d’administration par l’un de ses membres ; une fuite en avant immobilière pour un groupe qui affiche un déficit chronique depuis 5 ans, etc.
Cette liste est loin d’être exhaustive. Les charges contre Pierre & Vacances-Center Parcs et son modèle économique s’accumulent. A cela s’ajoutent les impacts environnementaux et leurs coûts sur plusieurs générations : destruction de zones humides sur une tête de bassin versant de la Loire ; gaspillage des ressources hydriques ; pollution des cours d’eau ; détérioration d’une Zone Natura 2000 et destruction d’espèces protégées ; contribution significative au réchauffement climatique ; augmentation du trafic, du bruit et autres impacts sur la vie locale qui accompagnent inévitablement ce type de projet.
Pour ces raisons, Le Pic Noir et EcoLogicAction 71 demandent l’abandon immédiat du soutien de la Région à ces projets.
Parallèlement, les associations dénoncent l’industrialisation du tourisme qui se dessine dans le concept des « grands projets structurants » mis en avant dans le Schéma Régional de Développement du Tourisme et des Loisirs présenté au Conseil ce 13 octobre pour adoption. EuropaCity, Villages Nature et autres parcs de loisirs gigantesques bétonnent le pays et détruisent le tourisme local. Ainsi les Center Parcs se multiplient partout en France et en Europe. Or l’attractivité de la Région repose sur sa singularité et son authenticité. Copier ici ce que tout le monde fait ailleurs est voué à l’échec.
Par ailleurs, à en juger par les propres estimations de Pierre & Vacances et par les retours d’expérience venus d’autres Center Parcs, les retombées économiques locales potentielles sont réduites en raison d’une clientèle qui, dans sa grande majorité, ne sort pas du parc durant son séjour. En bref, les Center Parcs ne structurent rien autour d’eux. Notons enfin que ces grands centres de loisirs sont généralement déficitaires et finissent toujours par coûter très cher aux collectivités.
La Région doit mesurer l’incohérence qu’il y a entre d’une part ses soutiens financiers, administratifs et humains à ces projets et d’autre part ses engagements dans un véritable développement soutenable concernant l’eau, l’énergie, la biodiversité, la cohésion sociale, engagements qu’elle revendique dans de multiples plans régionaux.
Le Pic Noir et EcoLogicAction 71 exhortent la Région à abandonner les projets de Center Parcs et à se tourner vers d’autres modes de tourisme cohérents avec notre époque et ses contraintes et privilégier le financement de petits projets « structurants » tels que les voies vertes, les routes touristiques, la rénovation du patrimoine, les gîtes.
De toute évidence, la page des Center Parcs doit être tournée.