vendredi 14 décembre 2018

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Édito
Le Président de la République ne peut pas se permettre un quatrième samedi aussi catastrophique pour l’image de la France. Il doit prendre les bonnes décisions et envoyer des signes aux Gilets Jaunes. Il n’a pas d’autre choix.
Questions à...

Exclusif

C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
Président de l’institut national de la recherche agronomique, Philippe Mauguin s’est confié à «creusot-infos».
Le champion Alain Bernard s'est confié dans une interview à creusot-infos. Pour parler du complexe aquatique du Creusot, mais pas seulement.
«Pour moi c'est important d'aller au contact des jeunes».
«Pour PARIS 2024 je n'ai pas peur, mais je suis inquiet».
«Je vais échanger avec la Ministre pour parler des projets».
C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
Denis Lamard s’explique dans une interview à creusot-infos.
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80 km/heure : Le lavage de cerveau a commencé

18/06/2018 03:18Lu 52155 foisImprimer l’article
Vous avez détesté la perspective de la limitation à 80 km/heure… C’est pas grave, on va vous les faire adorer. Le lavage de cerveau a commencé et ça va s’accélérer. Tous les arguments sont bons. Même écolos. C’est dire.
Il faut toujours se méfier des lois qui sont décidées par des Parisiens et approuvées par les Parisiens et ce pouvoir médiatico-politique qui sait où est le bien et où est le mal. En clair, les décideurs à Paris ont forcément raison contre la Province. Normal, ils sont supposés être intelligents, quand au-delà des départements de la ceinture parisienne, on trouve des bouseux.
Ce dimanche 17 juin 2018 restera comme le jour du lancement d’une grande campagne de lavage des cerveaux des réfractaires à la limitation de la vitesse à 80 km/heure, sur nos routes départementales et mêmes nationales pour certaines.
C’est le JDD, le Journal du Dimanche, qui a lancé les hostilités avec un grand dossier annoncé exclusif : «Les routes où la vitesse tue le plus». Avec en première page aussi : «SECURITE : L’enquête inédite qui valide le choix des 80 km/h», mais aussi : «ACCIDENTS : La majorité des chocs mortels a lieu sur 6 à 20% des voies».
Vous l’aurez compris, même si pour se donner bonne conscience le JDD évoque les doutes de Gérard Collomb, le Ministre de l’Intérieur, le ton est donné. Oui le JDD est évidemment «pour» les 80 km/heure. Et on ne rigole pas.
Comme la presse parisienne est souvent source de sujets pour la presse locale, la grande offensive médiatique n’a pas mis longtemps à se propager dans les médias. On a même vu France 3 venir filmer le radar de Marmagne, qui est lui situé dans une zone 50. Mais c’est pas grave. Il faut sonner du clairon, taper du tambour.
Dans les pages intérieures du JDD, le professeur Claude Got, dont il est précisé qu’il épaule la Ligue contre la violence routière de Chantal Pierrichon, est là pour expliquer, justifier, démontrer que les 80 km/heure seront bons pour tout le monde. Il oublie juste de dire, sans doute par pudeur, que ce sera aussi bon pour les caisses de l’Etat. Mais chut, il paraît que ce n’est pas bien de le dire. Ce serait faire du mauvais esprit, car c’est bien connu l’Etat n’a pas besoin d’argent. Si c’était le cas, ça se saurait.
Les travaux du professeur sont catégoriques : Dans chaque département une majorité des accidents ont lieu sur un minimum de routes. De 6 à 20% des routes. C’est écrit. C’est démontré. C’est implacable, irréfutable.
Déjà de 6 à 20% cela fait jusqu’à plus de 3 fois plus ou 3 fois moins de routes concernées pour un département par rapport à un autre. Il s’agit là d’une approche strictement mathématique qui ne semble pas plus interpeller que cela. Mais peu importe les chiffres. Ce qui compte, c’est bien leur interprétation et ce que l’on veut leur faire dire.
Pour le reste, qu’il y ait plus d’accidents sur certaines routes que d’autres, il n’y avait pas besoin d’une étude approfondie. Car c’est ainsi, certains axes enregistrent plus de circulation et donc plus d’accidents quand ils ne sont pas à deux fois deux voies, comme la RCEA entre Chalon-sur-Saône et Montchanin.
Et nous permettons, sans être devin, d’annoncer une bonne nouvelle au Professeur Got à la Ligue contre la violence routière, qu’en Saône-et-Loire il y aura moins de morts sur les branches Nord et Sud de la RCEA quand elles seront effectivement entièrement à deux fois deux voies. Il suffit de se souvenir combien la route express entre Montchanin et Chalon était meurtrière avant qu’elle ne soit sécurisée. Et pourtant son trafic n’a fait qu’augmenter, quand les accidents ont diminué y compris mortels.
Par contre jusqu’à il y a quelques trimestres, on a continué d’enregistrer des accidents, en nombre, y compris des morts, sur la RN 70, entre le rond point du Pont Jeanne Rose et Montceau, parce que justement la route n’est plus adaptée. CQFD.
Concernant la Saône-et-Loire, comme d’ailleurs le reste de la France, il n’est aucunement fait état dans l’étude de l’augmentation du trafic, notamment des poids-lourds, pour tout ce qui concerne le transit. Et en la matière la Saône-et-Loire est particulièrement servie, avec les Autoroutes A6 et A39, mais aussi les deux branches de la RCEA, ou encore l’ex-nationale 6.
Et forcément quand il y a plus de trafic sur une route sans séparateur central, il y a potentiellement plus de risques d’accidents.
Dans son dossier, le JDD, concernant la Saône-et-Loire, indique que les douze voies où a été recensé le plus grand nombre de tués, représentant moins de 13% de la longueur totale des routes sans séparateur médian, concentrent 49% des morts. Ce sont là les chiffres de l’étude de la Ligue contre la violence routière (lire le jdd).
Nous l’avons écrit le grand dossier du JDD est donc un hymne à l’abaissement de la vitesse à 80 km/heure. En la matière, Edouard Philippe ne pourra pas dire qu’il n’a pas été soutenu par les médias bien-pensants, en relais de la parole officielle distillée dans les médias par les services préfectoraux.
Creusot-infos, comme d’autres, a ainsi été destinataire de la «parole officielle» pour vanter les 80 km/heure (lire ci-dessous). On y trouve évidemment tous les arguments possibles. Y compris le fameux argument écolo.
Et franchement il ne faut pas manquer de toupet pour oser écrire : «La limitation à 80 km/h présente également l’avantage de diminuer les consommations de carburant, et donc les émissions polluantes dans l’environnement. Les émissions de polluants sont ainsi réduites de plus de 30 %.»
Franchement il faut oser. Car à 80 km/heure, nombre d’automobilistes coincés derrière des poids-lourds n’oseront plus passer la cinquième et à fortiori la sixème vitesse !
Mais chut, là encore, ce n’est plus acceptable de le dire. Ce seul argument environnemental suffit finalement à mettre le doute sur la véracité de tous les arguments avancés par les plus hautes autorités.
Mais c’est un peu comme les 30 km/heure imposés dans sa ville par le Maire EELV de Grenoble. A cette vitesse là, en seconde ou en troisième, les voitures polluent plus. «Oui on le sait, mais ce qu’on veut c’est surtout emmerder les automobilistes pour qu’ils arrêtent de rouler», nous a ainsi expliqué, non sans rire, un élu EELV qui évidemment ne rate jamais une occasion de prendre sa voiture, car lui c'est normal, c'est pour sa fonction d'élu... Sauf que ce n’est évidemment pas du tout le discours qui a été tenu aux Grenoblois.
Ceci expliqué, que l’on ne se méprenne pas : Bien évidemment nous souhaitons que nombre de tués diminue. Mais quand il est expliqué que le nombre de radars a fait baisser le nombre de tués et que les chiffres en Saône-et-Loire prouvent le contraire, on peut juste avoir quelques doutes. Pour preuve, les radars qui rapportent le plus à l'Etat sont sur l'A6 entre Chalon et Mâcon, où le trafic est parmi les plus importants d'Europe et inversement proportionnel au nombre d'accidents mortels...
Sans doute qu’il est malvenu aujourd'hui d'avoir des doutes, de poser des questions, les questions que se posent nos concitoyens, qui n'ont ni le métro à leur pied, ni des TER à côté de leur domicile. Mais pourquoi Paris aurait forcément raison face aux provinciaux et à leurs élus parlementaires qui ont été loin d’approuver ce passage à 80 km/heure ?
Après les routes, ce sera au tour des autoroutes, puisque le Professeur Claude Got annonce que c’est son objectif, en avançant déjà l’argument écolo. Ben oui, il faut bien trouver des arguments, puisque celui des tués ne pourra pas être utilisé, car les autoroutes sont les axes de circulation les plus sûrs. Zut alors.
Alain BOLLERY

Le communiqué officiel de la Préfecture :

Le comité interministériel de la sécurité routière du 9 janvier 2018 a décidé différentes mesures pour améliorer la sécurité routière. La mesure n° 5 prévoit de réduire de 90 km/h à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur les routes à double-sens, sans séparateur central.

En Saône-et-Loire, après une année 2013 avec une mortalité routière particulièrement basse (34 tués), le nombre de morts est reparti à la hausse en 2014 (38 tués) et 2015 (45 tués), avant une stabilisation en 2016 (43 tués), mais une nouvelle augmentation en 2017 (46 tués).

La vitesse, un facteur aggravant
Comme l’a établi le comité des experts du conseil national de la sécurité routière dans son rapport du 29 novembre 2013, une réduction de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central permettrait de sauver 300 à 400 vies par an au niveau national. En effet :
La distance d’arrêt est égale au cumul de la distance parcourue pendant le temps de réaction et de la distance de freinage. Ainsi, plus la vitesse d'un véhicule est élevée, plus la distance d'arrêt sera grande. Avec ce changement de vitesse, la distance d'arrêt sera donc réduite, diminuant ainsi les risques de collisions : la distance d’arrêt à 80 km/h est de 57 m contre 70 m pour les véhicules circulant à 90 km/heure. Ainsi, la vitesse d’une voiture roulant à 90 km/h est encore de 48 km/heure après 57 m de freinage, alors que le véhicule roulant à 80 km/h est arrêté.
Plus la vitesse augmente, plus le champ visuel est réduit. À grande vitesse, il se limite à une vision centrale de la route : à 70 km/h, il est de 75° contre 45° à 100 km/h.
Selon le fichier des auteurs présumés des accidents mortels, dans le département, en 2018, la vitesse est impliquée dans 44 % des accidents mortels parmi l’ensemble des accidents mortels contre 23 % en 2017 et 26 % en 2016 (30 % pour la France métropolitaine pour la période septembre 2014 - décembre 2017).
De par la baisse générale des vitesses des véhicules, les usagers de véhicules à deux roues motorisés vont connaître une baisse du risque de mortalité.

Une perte de temps réduite
Par ailleurs, la perte de temps est faible en circulant à 80 km/h plutôt qu’à 90 km/h, d’autant plus que les trajets sur le réseau secondaire sont souvent sur des distances assez courtes : en roulant à 90 km/h plutôt que 80 km/h, le temps en moins passé sur la route est seulement de 50 secondes sur un trajet de 11 kilomètres (Cluny – Taizé, par exemple).

La diminution des émissions polluantes
La limitation à 80 km/h présente également l’avantage de diminuer les consommations de carburant, et donc les émissions polluantes dans l’environnement. Les émissions de polluants sont ainsi réduites de plus de 30 %.

Un réseau secondaire très meurtrier
Cette mesure se justifie par l’accidentologie importante du réseau secondaire : dans le département, entre 2012 et 2016, 124 personnes ont été tuées sur routes bidirectionnelles hors agglomération entre 2012 et 2016 soit 60% des tués dans le département contre 55 % pour la France métropolitaine.
28 personnes ont été tuées sur le réseau RD en 2016 et 29 en 2017.
Les habitants des territoires ruraux sont donc ceux qui paient le plus lourd tribut à la violence routière : d’une part parce qu’ils passent quotidiennement plus de temps sur les routes, d’autre part parce qu’ils circulent sur les routes les plus dangereuses.

La RCEA
Concernant le réseau routier national composé de la RN70, 79 et 80 dit Route Centre-Europe Atlantique, toutes les sections qui avaient une vitesse maximale autorisée de 90 km/h passeront à 80 km/h : si on exclut les chantiers en cours sur les routes bidirectionnelles où la vitesse est limitée à 70 km/h, au 1er juillet 2018, environ 40 km de routes du réseau RN auront donc une vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur les 150 km de routes nationales.

Les modalités particulières
Les poids lourds et les jeunes conducteurs conservent leur régime particulier. Leur vitesse maximale autorisée est déjà de 80 km/h sur les routes concernées. Ils restent donc limités à 80 km/h.
Les règles ne changent pas pour les véhicules articulés ou avec remorque dont le poids total est supérieur à 12 tonnes ; la vitesse maximale reste pour eux à 60 km/h hors des routes à caractère prioritaire et signalées comme telles.
La vitesse maximale autorisée d'une section à 80 km/h restera à 80 km/h en cas de pluie.